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Pour l'Amour de Maria

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Français
171 pages

Description

Alibert Trudy ne pensait pas trouver l'amour au Brésil. Son cœur chavire et sa raison l'abandonne. Mais son sens du devoir reprend le dessus et le voilà parachuté aux sources du Rio Negro dans une Amazonie sauvage et hostile dans laquelle il doit récupérer un otage. Il découvrira l'amitié du peuple invisible, les Kaserapaïs, qui lui viendront en aide pour lutter contre la guérilla colombienne et les guerriers Yanoàmas. Mais pour quelle raison a t'il entrepris toute cette mission? Pour l'Amour de Maria!

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EAN13 9782748169348
Langue Français

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Pour l’Amour de Maria
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Pierre Rostan
Pour l’Amour de Maria
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-6934-4 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748169348 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-6935-2 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748169355 (livre numérique)
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À Farah
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CHAPITRE1 : LEGIOPATRIANOSTRA
Alibert Trudy dit Ali fut bercé par Grand-Mère Mélie au rythme du plus beau tango du 1 monde . Il n’avait aucune ambition contrairement aux vœux de sa grand-mère qui pensait que lui donner le nom d’une vedette suffirait à assurer sa carrière dans la chanson. Ali était coiffeur pour hommes par nécessité, et avait su s’attirer les grâces du patron -un espagnol d’origine- par sa dextérité à manier la tondeuse à la place des ciseaux : ainsi pouvait-il réaliser des coupes à la brosse quasi-parfaites. Du matin au soir, les clients défilaient dans une
1 « Le plus beau de tous les tangos du monde, C’est celui que j’ai dansé dans vos bras. J’ai connu d’autres tangos à la ronde, Mais mon cœur n’oubliera pas celui-là. » Chanson créée par Alibert dans l’opérette « Un de la Canebière », en 1935.
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procession monotone, réclamant « Ali-La-Tondeuse », comme ils l’appelaient. Ce matin-là, Ali n’avait pas le moral. La voisine, Madame Chauvet, l’avait d’abord contrarié en ne lui rendant pas son bonjour sur le palier du quatrième. Ensuite, les visages qu’il croisait dans le long couloir souterrain qui l’amenait au métro, lui étaient hostiles, alors qu’Ali éveillait habituellement des sourires à cause de son visage rond et bon enfant qui contrastait bizarrement avec ses 1,95 m. « Qu’est-ce qui m’arrive ? » pensa t’il. « Tout va de travers en ce moment ! Foutue vie ! ». La pensée de son chien Tayo en train d’arracher avec ses petites dents de Jack Russell ce qui restait ce matin du tapis persan au pied de son canapé-lit, lui arracha un sourire. La petite grimace de salutation de la guichetière quand il passa le tourniquet à l’entrée du métro acheva de lui remettre du baume au cœur. Son arrivée au salon passa inaperçue tant et si bien que son patron, M. Diego Varga – De la Véga ou Zorro, comme on l’appelait dans son dos- avait demandé au bout d’un quart d’heure si Ali n’avait pas appelé pour signaler qu’il était malade. C’est José – la Grande Folle- qui le dénicha dans l’arrière boutique, en train de remonter les pièces de sa tondeuse – celle qui lui faisait faire des prodiges- et qui l’avait lâché lors de sa minute d’essayage matinale.
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