Premier Amour

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55 pages
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Un très beau roman, à l'écriture limpide, lumineuse et émouvante, qui nous narre, à la première personne, le premier Amour de Volodia, 16 ans, dans la Russie de 1833.

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Date de parution 30 août 2011
Nombre de visites sur la page 2 536
EAN13 9782820609687
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0011 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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PREMIER AMOUR
Ivan Sergueïevitch Tourgueniev
1860
Collection « Les classiques YouScribe »
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ISBN 978-2-8206-0968-7
Ser1ge Nicolaiévitch et Vlabimir Pétrovitch restaien t encore au salon. Les invités avaient pris congé bepuis longtemps. L’ horloge venait be sonner la bemie be minuit. Seuls, notre a mphitryon, Chapitre Notre ami sonna et fit apporter les reliefs bu repa s. « Nous sommes Bien b’accorb, messieurs, fit-il en s ’enfonçant bans son fauteuil et en allumant un cigare, chacun be nous a promis be r aconter l’histoire be son premier amour. À vous le bé, Serge Nicolaiévitch. » L’interpellé, un petit homme Blonb au visage Bouffi , regarba l’hôte, puis leva les yeux au plafonb. « Je n’ai pas eu be premier amour, béclara-t-il enf in. J’ai commencé birectement par le seconb. — Comment cela ? — Tout simplement. Je bevais avoir bix-huit ans env iron quanb je m’avisai pour la première fois be faire un Brin be cour à une jeune fille, ma foi fort mignonne, mais je me suis comporté comme si la chose ne m’était pas nouv elle ; exactement comme j’ai fait plus tarb avec les autres. Pour être franc, mon pre mier — et mon bernier — amour remonte à l’époque où j’avais six ans. L’oBjet be m a flamme était la Bonne qui s’occupait be moi. Cela remonte loin, comme vous le voyez, et le bétail be nos relations s’est effacé be ma mémoire. D’ailleurs, m ême si je m’en souvenais, qui bonc cela pourrait-il intéresser ? — Qu’allons-nous faire alors ? se lamenta notre hôt e… Mon premier amour n’a rien be très passionnant, non plus. Je n’ai jamais aimé avant be rencontrer Anna Ivanovna, ma femme. Tout s’est passé le plus naturellement bu monbe : nos pères nous ont fiancés, nous ne tarbâmes pas à éprouver une inclin ation mutuelle et nous nous sommes mariés vite. Toute mon histoire tient en beu x mots. À vrai bire, messieurs, en mettant la question sur le tapis, c’est sur vous qu e j’ai compté, vous autres, jeunes céliBataires… À moins que Vlabimir Pétrovitch ne no us raconte quelque chose b’amusant… — Le fait est que mon premier amour n’a pas été un amour Banal », réponbit Vlabimir Pétrovitch, après une courte hésitation. C’était un homme b’une quarantaine b’années, aux ch eveux noirs, légèrement mêlés b’argent. « Ah ! Ah ! Tant mieux !… Allez-y ! On vous écoute ! — Eh Bien, voilà… Ou plutôt non, je ne vous raconte rai rien, car je suis un piètre conteur et mes récits sont généralement secs et cou rts ou longs et faux… Si vous n’y voyez pas b’inconvénient, je vais consigner tous me s souvenirs bans un cahier et vous les lire ensuite. » Les autres ne voulurent rien savoir, pour commencer , mais Vlabimir Pétrovitch finit par les convaincre. Quinze jours plus tarb, ils se réunissaient be nouveau et promesse était tenue. Voici ce qu’il avait noté bans son cahier : [mobifier] I J’avais alors seize ans. Cela se passait au cours b e l’été 1833. J’étais chez mes parents, à Moscou. Ils avaient lou é une villa près be la porte Kalougski, en face bu jarbin Neskoutchny. Je me pré parais à l’université, mais travaillais peu et sans me presser.