Promenade de Dieppe aux Montagnes d

Promenade de Dieppe aux Montagnes d'Écosse - Trilby

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Livres
238 pages

Description

En 1821, Charles Nodier, accompagné d'amis géographes et botanistes, entreprend un voyage qui doit le mener au pays des mythes d'Ossian, de Marie Stuart, de Walter Scott.

C'est l'occasion pour lui de faire le plein de sensations parfois primitives, pleines des fantômes de l'histoire et des brumes des Highlands.

Trilby naîtra de ce voyage ; aussi nous a-t-il semblé naturel de le coupler à ce carnet de voyage.

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Date de parution 29 avril 2018
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EAN13 9782355832147
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Table of Contents
Promenade de Dieppe aux montagnes d'Écosse
Charles Nodier
Carte
Préface
A ma femme
Passage de Dieppe à Brighton
Rade de Brighton
Brighton
Londres
Monuments
Les docks, Greenwich
Les théâtres
Les musées
Richmond
Oxford
De Londres à Édimbourg
Édimbourg
Holyrood
D'Édimbourg à Glasgow
Glasgow
La cathédrale
Les boxeurs
Calédonie
Loch Lomond
Luss
Tarbet
Productions naturelles
Le Ben-Lomond
Trajet du Ben-Lomond au lac Kattrine
Le lac Kattrine
Les Gypsies
Loch Long
Ayr
Gretna Green
Du Cumberland à Londres
Canterbury
France !
Trilby
Préface nouvelle
Préface
Trilby
Bibliographie et webographie sommaire
Notes
Promenade de Dieppe aux Montagnes d'Écosse(1821)
Trilby(1822)
Charles Nodier
Planches en couleur de Bory Saint-Vincent.
Charles Nodier, vers 1815
Préface
Je prie le lecteur de rejeter cette brochure s’il s ’est promis de lire un voyage; elle ne contient que les tablettes d’un homme qui passe rap idement dans un pays nouveau pour lui, et qui écrit ses sentiments plutôt que se s observations.
Aucun pays n’est plus digne de l’intérêt du voyageu r que les montagnes de l’ouest et du nord de l’Écosse. Elles ont cependant inspiré si peu de curiosité aux nôtres que M. Chantreau1a dédaigné d’y pénétrer. Le savant Faujas de Saint-Fond2, qui ne s’occupait que de géologie, n’y a cherché et n’y a vu que des pierres. M. John Knox3, dont les études purement économiques se bornaient a ux pêcheries, n’a parlé que des poissons. M. Gilpin4est un imagiste plutôt qu’un voyageur. Abstraction faite des préventions d’un vieillard morose dont l’imaginatio n était depuis longtemps décolorée, il y a beaucoup de choses utiles et intéressantes d ans le voyage de Samuel Johnson5, comme dans tous ses ouvrages. M. Pennant6lui seul a élevé un monument parfait dans toutes ses parties. Je crains que ces deux derniers auteurs n’aient pas eu chez nous les honneurs d’une traduction complète.
Il reste donc un excellent livre à faire sur l’Écos se, à moins que ce livre n’ait paru à mon insu; mais indépendamment des qualités nécessaires pour faire un livre excellent, il faut avoir vu et revu le pays qu’on s e propose de décrire, avant de pouvoir se flatter d’en donner une idée juste aux autres. C e petit volume ne promet que ce qu’il peut donner, l’esquisse à peine ébauchée d’une prom enade rapide. Puisse-t-il même donner ce qu’il promet.
Cependant, puisque mon journal est devenu une espèc e d’ouvrage, et que le voilà livré aux chances d’une publicité pour laquelle je ne l’a vais pas fait, je dois me mettre à l’abri d’un reproche qui me serait plus pénible que tous ceux de la critique, celui de manquer de reconnaissance envers des personnes dont nous avons reçu des marques signalées de politesse et de bienveillance, et que je me ferais un plaisir de nommer toutes, si la multiplicité des égards et des servic es ne rendait pas cette tâche un peu difficile: je citerai seulement parmi nos compatriotes, M. l e comte de Caraman, chargé d’affaires de France en Angleterre; M. Hugot, consul à Édimbourg; M. Herman, agent de commerce à Glasgow; et d’une autre part, Lord Fife, à Londres; le général Dulf, en Écosse; et notre inappréciable ami, M. Hülmandell7, dont la sollicitude pour nos besoins et pour nos plaisirs passe toutes les expre ssions. J’ajouterai en mon nom à cette liste, le nom du célèbre docteur Hooker qui a dirigé mes excursions dans le comté de Lennox et ses environs, et qui m’a chargé, à mon départ, d’une riche moisson de plantes rares pour notre ami commun Bory de Saint-Vincent8. Celui-ci m’a aidé à son tour à débrouiller des notions presque e ffacées de ma mémoire, en me prêtant cette facilité d’observation et cette clarté d’analyse qui lui assignent un rang si distingué parmi les premiers naturalistes.
Il me resterait à rendre grâces à mes compagnons de voyage de ce qu’ils ont fait pour donner à cette légère brochure le seul mérite qu’el le pût offrir au public, si je savais exprimer tout ce que je leur dois sans craindre de blesser leur modestie. Heureusement, je connais assez leurs sentiments pou r croire qu’ils me sauront plus de gré d’une simple expression d’amitié que des éloges les plus recherchés.
M. Eugène Isabey, digne héritier d’un nom européen dont j’ose garantir qu’il soutiendra la gloire, a enrichi mon petit livre de deux de ses dessins. M. de Cailleux a bien voulu prendre sur des occupations plus importantes de bea ucoup, le temps de tracer
l’itinéraire de notre promenade de sept cents lieue s9. M. de Taylor m’a adressé la relation détaillée d’une excursion vers le Nord, be aucoup plus variée de faits et d’observations que la mienne, et qui m’est plus chè re encore par l’expression des sentiments qu’il accorde à mon amitié, que par l’ornement qu’elle ajoute à mon faible écrit.
On voit qu’après cela, il me reste infiniment peu d e chose dans cet ouvrage; et c’est ce que personne ne sera tenté d’y réclamer.