Quai n°7

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243 pages
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Description


Un conte urbain dans la ville des rois


La ville de Saint-Denis du milieu des années 2000 et son bouillonnement cosmopolite, ethnique et culturel. De l’amour, de la tendresse, de la haine, des rires, des pleurs, du sexe, de la vie, de la mort et la Foi...




Blaise avocat, Elsa infirmière, Maddar éducateur, Brigitte secrétaire, Sarah bibliothécaire et Slameuse et Christophe chef d’entreprise. Six personnages unis par un même et unique destin. « Des parcours atteints de scolioses ». Ces hommes et ces femmes
avancent dans leurs vies avec plus ou moins de succès, ils y arrivent, ils achoppent, ils s’enthousiasment puis s’écroulent, découragés, complètement impuissants face à ce que le monde, eux-mêmes, les autres, personne, Dieu a mis sur leurs routes. Vont-ils réussir à faire la paix avec leurs enfances.




Quelle est la voie ?




Quelle est la voix ?




Quelle est leur foi ?




Quoi qu’il arrive, ces héros aux
cœurs vibrants traversent les gravats bétonneux de leurs villes et de leurs vies.

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EAN13 9782368328446
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0067€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Contributeurs : Jonathan Pontier: n, masc. Fabricant de ponts, passerelles ou d’ouvrages généralement en pierre, bois ou métal permettant de franchir une dépression ou un obstacle (voie de communication, cours d'eau, etc). Slameur dada, artisan symphoniste, techno troubadour, poète multi-timbral, Pontier développe une écriture qui transcende les notions de musique ‘contemporaine’ ou ‘actuelle’, multipliant la transversalité de ses collaborations, ne cessant de confronter et réinventer les formes, les langages accessibles au compositeur d’aujourd’hui Christophe MeryAKA Micspawn est un artiste BEAT BOXER depuis 1998 et membre d’EKIP d’ARTIFIS. Micspawn a participé à plusieurs projets artistiques notamment avec Douhmatra qui a mis en scène le spectacle métro ligne beatbox. Ayant travaillé avec des noms comme Grand Corps Malade, Oxmo Puccino 2Spee Gonzales, Micspawn aime découvrir de nouveaux horizons et participer l’aventure d’un livre vivant avec son ami Douhmatra lui tient particulièrement à cœur. Philippe ChamouxBilousound. BilouSound nourrit son beat box de la musique noire AKA Américaine des années 60 et 70 et tire son inspiration d’artistes comme Otis Reading et Stevie Wonder. Il se spécialise dans la reproduction exacte d’instruments tels que la trompette ou la guitare électrique. Originaire de Saint-Denis, ce jeune Beat boxer improvise régulièrement au cours des soirées slam comme au Café culturel de sa ville notamment. Il a participé à de nombreux projets du collectif Ekip d’artifis auprès de Grand Corps malade, Douhmatra, 2Spee Gonzales, Oxmo Puccino. Originaire de Saint-Denis,2Spee Gonzalespassionné de musique, il fait ses premiers pas en 95 dans le milieu du rap, et surtout dans le clash, oû il reste l'un des maîtres incontestés du clash, depuis l'émission CouVre Feu de Skyrock de 96 à 2006. On le retrouve sur beaucoup de projets, tel que Operation coup de poings, street Poker, Appelle moi Mc … Et avec son collectif Ursa Major, avec lequel, ils réalisent 3 albums. Suite, à des problèmes de distributions, ils décident de vendre eux-mêmes leurs projets, dans la rue, en métro…. Tout en faisant des petits concerts pour faire découvrir leurs sons et s'attirer la sympathie de leur public ce qui leur permet de vendre 15 000 albums. Pour vous immerger encore plus dans ce roman, des f lashcodes sont disposés tout au long du manuscrit pour atteindre la dimension music ale de l’auteur, pour accompagner votre lecture. Il vous suffit de flasher ceux-ci po ur les découvrir ! Playlist du livre :
L’artiste qui se cache derrière l’illustration de c ouverture : Passionné de dessin depuis son plus jeune âge, Draw neverdie fait partie de cette génération dite "Club Dorothée". Si les classiques de la B.D ont bercés son enfance, c'est à travers l’animation japonaise qu'il fait la rencontre des mangas et de leurs styl es graphiques particuliers. Après un
travail acharné et un amour pour la bande dessinée en général. Aujourd'hui il est auteur, dessinateur de plusieurs œuvres dont le manga : «Black-Pearl Chronicles» qu'il publie sur internet.
Quai n°7
Àmes petites têtes de sonacs.
Papa vous aime.
La SAS 2C4L — NOMBRE7, ainsi que tous les prestataires de production participant à la réalisation de cet ouvrage ne sauraient être tenus pour responsables de quelque manière que ce soit, du contenu en général, de la portée du contenu du texte, ni de la teneur de certains propos en particulier, contenus dans cet ouvrage ni dans quelque ouvrage qu'ils produisent à la demande et pour le compte d'un auteur ou d'un éditeur tiers, qui en endosse la pleine et entière responsabilité.
Douhmatra Quai n°7
LLB
LIFE and LIVE BOOK
Le concept LLB inventé par Douhmatra, et Bilou Soun d, aka Philippe Chamoux, puis mis en œuvre avec Micspawn, aka Christophe Mery est un principe simple.
Il s’apparente au spectacle vivant ; mais là c’est le livre qui devient un spectacle vivant, le livre vivant.
Quai n°7 et le premier livre interactif que le crew d’enfance a travaillé.
Sous la houlette du réalisateur musical artistique Jonathan Pontier.
On trouve dans le livre des ambiances numériques vi vantes.
Le livre papier devient une matière vivante organiq ue, on peut y trouver :
-De la musique,
-Des séquences vidéo
-Du beat box
-Des photos
-Des dessins
-Du graph
Et tout autre matière audio-visuel, numérique
Quai n°7 est le premier ovni du genre et nous remer cions l’Éditeur Nombre7 de laisser libre cours à notre créativité.
WAGON 1
« Être ou n’être pas »
William Shakespeare,Hamlet, 1603.
Chapitre 1
« …Ça ne me fait pas plus de quatre heures de somme il… »
1 Kool Shen
Le quotidien, l’amour, la haine, les trahisons, les échanges, les relations humaines, les rires, les pleurs, les gens qui passent et repassen t, le temps qui nous dépasse, l’expérience de la vie qui s’amasse, l’énergie des bambins qui jouent dans les bacs à sable, le train-train journalier des matins métro, boulot, métro, charentaises rétro, pipi, pot-pot, puis bla-bla pipeau ;
Les « je t’aime », les « je veux un enfant », les c âlins coquins sous la couette, les gémissements qui laissent place aux hurlements de l ’accouchement, puis les balbutiements d’une vie nouvelle, cette douce musiq ue cristalline qui nous fait danser plusieurs fois dans la nuit.
Et vient le temps des réalités :
L’argent ! L’argent ! L’argent !
Le besoin d’argent, le manque d’argent, l’excès d’a rgent et les allumettes qui vont avec, pour tout brûler jusqu’au bout des doigts quand parfois ce n’est pas la main entière.
Le pain, le lait, le riz, les pâtes, la viande, une bouteille de vin, les crêpes pour le goûter, enfin bref la bouffe… Le loyer, l’électrici té, la voiture, les crédits par-ci, les crédits par-là …
Les allumettes brûlent tout, y compris le paquet, e lles vont même jusqu'à brûler notre essence première, il est notre passion dans laquell e on coule tout notre espoir.
Brutal réveil d’une journée que je sais d’avance ma ussade, l’horloge affiche 6H59, mon interne dirait plutôt 4H00, je dormirais bien deux heures de plus !
Ça y est 7H00, ce bip-bip que j’exècre et qui fait bien son boulot puisqu’il me force à me lever.
C’est toujours le même rituel : on branche le radar jusqu’aux toilettes, petite urine du matin et je me dis encore que je suis un gros dégue ulasse puisque j’en fous toujours sur la lunette. Puis, on ne sait comment, le radar nous amène jusqu’à la salle de bain.
Lumière violente, les yeux s’ouvrent peu à peu : on aperçoit dans la glace le reflet de son masque du matin, blême, frêle comme une esquiss e au brouillon qu’on serait prêt à gommer parce qu’on n’est pas satisfait, puis l’eau froide qui remet tout en place.
— Allez, il faut y aller maintenant ! Petit leitmot iv qui nous pousse à entrer sous la douche pour réveiller tout le reste du corps.
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Hurle, gueule, pleure ta rage s'il le faut, mais ce sse de faire payer aux autres tes propres erreurs, car tu auras beau faire en sorte d ’intérioriser, un jour, cette douleur que se tient, au creux de ton ventre, prend possession de toi et s’exprime de la manière la plus violente qui soit, envers toi-même mais surtou t envers les autres que tu juges responsables de ton mal-être.
__________
Je suis en quête de cette vérité, après laquelle je cours sans cesse, haletant, indolent, avec une alliance de force et de fragilité, sans mê me reprendre haleine, il est vrai que parfois je suis à la peine et me remémore les parol es d’Hélène, alors que je n’étais qu’un minot face à mes interrogations :
2 « Il y a avec le ciel certains accommodements. »
Mais là, quand je regarde dans le rétro, la route t racée où j’ai traîné mes souliers déformés par les cahots, je ne vois que des accrocs et des meubles biscornus. Je me demande souvent comment cela peut même tenir debout , tellement tout est flou et rempli d’interrogations. Tellement tout est feutré par des artifices créant de faux vrais souvenirs.
Cette sensation trouble, où tu cours, cours et cour s encore de toutes tes forces avec l’intime conviction que derrière toi, quelqu’un, qu elque chose, un homme, une femme, un démon, un esprit, te suit à la trace pour te fai re du mal. Cette peur qui parfois te met dans des états de torpeur. Ce sentiment de malheur révélé en toi avec ardeur te rappelle aux réalités des odeurs qui t’entourent : un vieux mégot fumant, un alcoolique cuvant un alcool dont on se doute qu’il est frelaté , un mélange de sueur et de parfum bon marché qui a macéré toute une journée et ta pau vre gueule de con.
Oui, ta pauvre gueule de con que tu traînes depuis tant d’années. Adaptable, modulable, irritable en fonction des situations. Or , le seul moment de vérité que tu rencontres, c’est quand tu te retrouves seul face à toi-même, sans que les autres te regardent.
Là, tu sens le poids des exactions que tu as commis es.
Là, tu sens le regard plein d’amour de tes proches, tes parents, tes amis…
Si cela s’arrêtait là, tu pourrais dormir en paix. Mais là, sous-jacent, dans un coin de ta tête, rejaillit en différé le mal que tu as généré depuis ton existence :
— Les bonbons que tu as volés à 4 ans, les mensonge s que tu as dits ou non. C’est selon...les femmes que tu as trompées, les amis que tu as trahis...
Une douleur lancinante du fin fond de ton estomac remonte peu à peu. Ces yeux que tu observes ne mentent pas, ils respirent ta vérité qu e pour une fois tu oses affronter.
Plus tu observes ces yeux, plus la lumière d’or qui te compose se transforme en lave noire, bouillonnante, prête à jaillir de ton propre corps, la douleur se fait de plus en plus oppressante, il faut qu’elle éclate, ta respiration se transforme, la sueur sous tes aisselles et sur ton front brûle ta peau, cette lav e noire remonte en toi, bouillante et frémissante …
Vite un immeuble, vite les escaliers que tu montes quatre à quatre pour accéder au dernier étage, te planquer de tes propres regards a ccusateurs.
Sur le toit de cet immeuble, tes yeux observent en contrebas les gens qui t’accusent d’être toi et là jaillit de ta bouche ce flot noir pour tomber du ciel vers la terre, et, sans en maîtriser le débit, ton corps se vide de tout ce mal qui malgré toi te donne le vertige :
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !
C’est la chute.