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Que sont les décennies, pour ceux qui savent attendre… ?

De
266 pages

Cette fiction débute avec la Seconde Guerre mondiale et nous emmène en 2022 ! Elle traverse trois guerres, le putsch d’Alger, l’Indépendance des colonies, Mai 68, les scandales et les crises politiques qu’a connus la France. La lâcheté des Français et la corruption des politiciens sont largement compensées par le courage hors normes de bien d’autres. Comment des êtres, soi-disant supérieurs, exploitent ceux qu’ils croient idiots et découvrent la vengeance inattendue de ces derniers ?... Alex, né à Paris en 1939, devient un jour l’oncle et le père adoptif d’une courtisane de très haut niveau, Arabe de surcroît, et future présidente des Français car « ce qui doit arriver arrive », et ce, encore plus rapidement quand la force du destin est accélérée par la déesse de la bêtise...


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-414-02308-0

 

© Edilivre, 2017

Dedicace

Toute personne qui affirmerait se reconnaitre à travers ces lignes, serait une fieffée menteuse car tout ce qui est raconté ici, n’est pas vrai. Enfin… presque…

Prologue

La gestion de l’espace par le temps est une manière d’entrevoir l’avenir qui nous est refusée ; mais, lorsque l’on narre ce qui s’est déroulé jadis, il n’est pas interdit de tricher un peu et de décrire, quelques années après, ce qui était prévisible, compte tenu de l’orientation qui avait été prise à cette époque…

Inutile d’être voyant extralucide pour affirmer que la France d’abord, l’Europe ensuite seront bientôt sous la domination des Arabes car une simple étude prévisionnelle tend à le démontrer.

« Je vous l’avais bien dit, mais vous ne m’avez pas cru » diront certains… … … … … … …

Qu’est ce qu’un jour dans une vie d’un homme ?

Qu’est ce qu’un jour pour un musulman ou un chrétien croyant ?

Le Coran dit :

« Cependant, un jour auprès de ton Seigneur, équivaut à mille ans de ce que vous comptez. » (Sourate XXII (22)- 47-Al-hajj : le pèlerinage)

Le Nouveau Testament Second Epître de Pierre, Chapitre 3, verset 8 (Avènement du Seigneur) :

« Il est une chose bien-aimés que vous ne devez pas ignorer, c’est que devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour. »

Qu’est ce qu’un jour dans l’existence de l’humanité sur terre ?

Carl Edward Sagan qui est né le 9 novembre 1934 à New York et est mort le 20 décembre 1996, était un scientifique et astronome américain.

Il a créé un calendrier cosmique qui ramène à l’échelle humaine l’histoire de l’Univers, du Big Bang à aujourd’hui. Dans le premier épisode de la série Cosmos, il ramène l’histoire entière de l’Univers dans un calendrier d’un an. Il place ainsi la naissance de l’Univers à la première seconde le premier janvier de l’année et le temps présent à minuit le 31 décembre. L’homme n’apparaît que dans les dernières minutes du 31 décembre, accompagné d’une quantité incroyable de bêtises.

Avant l’arrivée de l’homme sur la terre, les guerres et les massacres n’existaient probablement pas, les prédateurs tuaient pour se nourrir ou avaient des raisons pour le faire.

Deux choses sont sans limites : l’univers et la bêtise humaine…

Mais qu’est-ce que mille ans ?

En 1095, cela fait déjà 921 ans, comme le temps passe vite, débutait la première des huit croisades qui allaient occasionner une répercussion importante sur la société européenne et en particulier sur la France. Dans 79 ans, on en fêtera le millième anniversaire. Ces croisades eurent pour but de restaurer l’accès aux lieux de pèlerinages chrétiens en Terre Sainte. Ces dévotions étaient autorisées par les Arabes Abbassides, mais interdites par les Turcs Seldjoukides qui avaient pris Jérusalem aux Arabes en 1071. C’est ce qui motiva le début des croisades, vingt quatre ans après.

Puisque nous sommes allés « chez eux », en 1095, pourquoi ne viendraient-ils pas « chez nous » mille ans après, respectant la Bible et le Coran : un jour égal mille ans ? Mieux vaut tard que jamais… C’est à cela qu’ils s’emploient depuis quelques décennies, afin d’être prêts pour 2095. Quels sont les armes dont ils disposent ?

Le pétrole et l’argent qu’il procure à leurs sponsors, les pays du Golf qui achètent tout, qui graissent la pate à certains de nos dirigeants en faisant des petits cadeaux. Ils soudoient ces gens qui ont, parait-il des difficultés financières momentanées bien sûr, mais néanmoins réelles. Il est vrai que lorsque l’on perçoit des traitements de seulement 25000 Euros, il est compréhensible que l’on ait des fins de mois difficiles et que l’on ait l’impression que les mois sont sans fin.

Les huit croisades qui eurent lieu entre 1095 et 1270 furent un massacre, mais elles contribuèrent aussi, et surtout même, à développer les échanges entre l’Orient et l’Occident.

Dans soixante dix neuf ans, la fête sera certainement grandiose toutes les mosquées seront décorées pour l’occasion et les églises fermées par une décision gouvernementale décidée par la dictature Islamiste qui sera en place à l’Elysée.

Chapitre un…

« Les années 1930 et après… …

On chanta d’abord, on déchanta ensuite… »

Ce petit garçon vit le jour dans un hôpital parisien où sa mère était venue accoucher. Après quelques jours et avec l’avis favorable du médecin obstétricien, de la sage femme et de on ne sait plus trop de qui, elle put rejoindre ses pénates. En se mariant, elle était devenue Madame Bordenave, ce qui valait bien Mauricette Gombizon, son substantif de jeune fille. Son mari, Roger, eut toutes les raisons de penser, mais on ne peut jurer de rien, qu’il était le père de cet enfant qui s’appela Alexandre. Il se rendit donc à la mairie de l’arrondissement pour faire enregistrer cette naissance. Alexandre Alphonse Basile Bordenave fut son nom.

C’était quelques mois avant la guerre, pas la Grande mais la drôle, celle de 39. Il n’était pas encore question de conflit, du moins pour les français moyens qui se préparaient à partir en vacances.

Le militaire continuait de faire rire comme il le faisait depuis longtemps car il était fréquemment décrit dans des saynètes (mot usité à l’époque) illustrant le comique troupier, ce digne représentant du combattant français. Dans bien d’autres pays, les soldats sont de brillants guerriers, des défenseurs de la nation, des gardiens du régime, des serviteurs de l’état. En France, c’étaient des bidasses généralement considérés comme de joyeux imbéciles. Ces sketches prônaient la plaisanterie bien grasse, les réflexions d’adjudants stupides, de colonels idiots de soldats grotesques. Les créateurs n’avaient pas à chercher très loin l’inspiration, ils trouvaient leurs idées dans l’observation des êtres au quotidien. L’esprit militaires, ne s’invente pas, il est comme celui des hommes politiques ; ces gens là n’ont besoin de personne pour s’auto-ridiculiser.

Ceci n’incitait pas les Français à la préparation d’une guerre et de toutes les façons, la moindre allusion à cette éventualité était réfutée par les hommes politiques du moment.

Des films comme : « Les gaietés de l’escadron », « Les dégourdis de la onzième », « Ignace », « Tire au flanc, « le cavalier Lafleur » et autres « Coq du régiment » qui sont un condensé de bêtise, ne contribuaient pas au développement d’un éventuel sentiment patriotique ou guerrier chez les jeunes recrues.

C’est à cette époque que les congés payés virent le jour.

Avant la loi du 20 juin 1936, qui institua deux semaines de vacances pour tous les salariés, peu d’employés et d’ouvriers bénéficiaient de congés rémunérés. Avant 1936, ce principe était très limité en France, alors que plusieurs pays les avaient déjà instaurés, notamment l’Allemagne dès 1905, l’Autriche-Hongrie et les pays scandinaves depuis 1910, la Tchécoslovaquie, la Pologne, le Luxembourg au début des années 20, puis la Grèce, la Roumanie, l’Espagne, le Portugal, le Chili, le Mexique, le Brésil, entre la fin des années 20 et le début des années 30.

Pour les Français, ce privilège restait réservé à quelques secteurs, preuve que nous étions en retard dans ce domaine. Ils furent un droit acquis par les travailleurs français le 7 juin 1936. Cette innovation sociale majeure pour l’époque est de nos jours une évidence et 1936 fut l’année de leur institution !

Être payé à ne rien faire, était « une idée neuve », qui amena, avec ces droits nouveaux, une mentalité nouvelle.

Le 3 mai 1936, le Front Populaire gagna les élections et cette victoire provoqua un élan de revendications chez les travailleurs. Il y eut des mouvements de grèves et l’occupation pacifique des usines entraînant plus de 2 millions d’ouvriers dans une lutte pour de meilleures conditions de travail et l’ouverture de négociations avec le patronat.

La France fut paralysée et, sous la pression du nouveau gouvernement, des discussions s’engagèrent, ce qui amena la signature des accords dits de Matignon, entre le Président du Conseil, Léon Blum, la Confédération Générale du Patronat Français et la Confédération générale du travail. Ces accords prévoyaient la généralisation des conventions collectives, la création de la fonction de délégué du personnel et une augmentation de douze pour cent des salaires.

Bref, ce fut Byzance !!!!!

D’un autre coté, la tendance était à la « débrouille ». On chantait « j’ai ma combine », « le dénicheur » qui faisaient l’apologie du « combinard ». Les voyous étaient à l’honneur dans les films, les chansons : « Les jules avaient des casquettes et de belles rouflaquettes »

Les « jules » et tous les autres dansaient la java dans des bals mal famés.

Tout était pour le mieux.

Une guerre éventuelle ? Qu’allez-vous chercher là !!!

Le défilé du 14 juillet 1939 fut grandiose montrant la force de nos régiments. Les troupes britanniques défilèrent aux Champs-Élysées aux côtés de l’armée française, sous les acclamations du public ; c’est vous dire… …

L’Allemagne n’avait qu’à bien se tenir, la France avait la fameuse Ligne Maginot.

C’est quoi, cette ligne ?

Sur ordre du ministre de la guerre, André Maginot cette ligne de fortifications fut construite par la le long de ses frontières Françaises avec la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie de 1928 à 1940.

Le terme « ligne Maginot » désignait parfois le système entier, mais plus souvent les seules défenses contre l’Allemagne, c’est-à-dire celles du théâtre d’opérations du Nord-est. La protection contre l’Italie se nommait ligne alpine ou théâtre d’opérations du Sud-est. À cela s’ajoutaient les fortifications de la Corse, de la Tunisie (dite ligne Mareth) et d’Île-de-France (ligne Chauvineau). L’expression « ligne Maginot » devint avec les années, synonyme d’une défense obsolète, et totalement inefficace.

La réplique allemande était la ligne Siegfried.

Elle fut construite par l’Allemagne pendant la Première Guerre mondiale en 1916 et 1917.

Pour les français, la ligne Siegfried était plutôt la ligne de défense similaire, construite dans les années 1930 en face de la ligne Maginot.

Cette seconde ligne de défense fut appelée ligne Hindenburg par les Alliés et Westwall par les Allemands. Elle s’étendait sur 630 km, avec plus de 18 000 bunkers, de tunnels et de dents de dragon. Elle s’étirait de Clèves à la frontière néerlandaise jusqu’à la frontière suisse, le long de la frontière occidentale de l’ancien Empire allemand.

Adolf Hitler la fit construire entre 1938 et 1940. En fait, le Westfall regroupait plusieurs lignes de défense. Les simples et légers bunkers du début, devinrent de plus en plus imposants au gré des ordres du « Führer ».

Comme tout en France débute par une chanson, ce fut celle de deux compositeurs Irlandais qui fut particulièrement appréciée à cette époque :

« On ira pendre notre linge sur la ligne Siegfried » que l’auteur vous livre gratuitement.

« On ira pendre notre linge sur la ligne Siegfried

Pour laver le linge, voici le moment

On ira pendre’ notre linge sur la ligne Siegfried

A nous le beau linge blanc.

Les nappes à fleurs et les chemises à Papa

En famille on lavera tout ça

On ira pendre’ notre linge sur la ligne Siegfried

Si on la trouve encore là. »

Ce n’était pas une pub pour une marque de lessive (une réclame, comme on disait à l’époque), mais une chanson de marche irlandaise qui imitait par dérision, le rythme très scandé de la musique militaire allemande qui accompagnait les défilés des troupes nazies marchant au pas de l’oie. Des compositeurs français firent de cette chanson un arrangement très connu et le succès fut tel que les soldats britanniques et français chantèrent joyeusement cette chanson quand ils montèrent au front.

Malheureusement, le programme de lavage que préconisait cette coquecigrue, bien que très séduisant, fut très loin de la réalité car, en quelques semaines, les armées françaises et britanniques mal équipées, furent surclassées par les blindés allemands et battirent en retraite. Ce furent ces soldats là qui pendirent leur linge sur la ligne Maginot.

Le Führer Adolf Hitler, et son Etat Major purent descendre les Champs Elysées et venir, au rythme très scandé de la « Marche militaire » de Franz Schubert, admirer l’esplanade du Trocadéro de Paris.

Les « Französen « étaient si mal équipés que certains, dotés de fusils américains, avaient perçu des cartouches de 7,5m/m, au lieu de 7,62, seul calibre compatible avec ce genre d’arme.

Ah, qu’il était beau l’ami Bidasse avec ses bandes molletières, sa ceinture de flanelle et son calot à pointes ; il était l’incarnation de ces héros de films de comiques troupiers. Les Allemands, en ce temps là n’étaient pas réputés pour leur sens de l’humour mais ils ont du rire tout de même en voyant ces valeureux soldats.

Le marché des bandes molletières, avait été passé en août 1915, en même temps que le nouvel uniforme bleu clair, moins voyant que le précédant qui comportait un pantalon rouge. Ces bandes remplacèrent les guêtres pour pallier à la déficience de l’industrie du cuir. Longues de plus ou moins deux mètres, leur installation nécessitait méthode et patience.

En 1939, nos trouffions continuaient de les percevoir, alors que les allemands avaient des bottes. L’Intendance de l’armée française a, compte tenu du marché passé en 1915 (sans doute gagné grâce au versement de pots de vin), continué de les réceptionner et de les détruire jusqu’en 1964 (sic).

Un certain Maurice Chevalier, grand chanteur de l’époque charmait le peuple depuis quelques années avec ce chef d’œuvre vantant les qualités de notre armée :

« Le colonel était dans la finance,

Le commandant était dans l’industrie,

Le capitaine était dans l’assurance,

Et le lieutenant était dans l’épicerie.

Le juteux était huissier de la banque de France,

Le sergent était boulanger-pâtissier,

Le caporal était dans l’ignorance

Et le 2e classe était rentier.

Et tout ça, ça fait

D’excellents Français,

D’excellents soldats,

Qui marchent au pas.

Ils n’en avaient plus l’habitude

Mais c’est comme la bicyclette ça s’oublie pas. »

Il fallut attendre cinq longues années pour que les soldats français, aidés par les militaires des armées alliées, puissent à leur tour faire leur lessive sur les vestiges de la ligne Siegfried.

La généralisation des congés payés dans de nombreux pays industrialisés a fortement contribué à la montée de ce que l’on appelle le tourisme de masse. C’est ce que comprirent très vite les allemands, aidés dans leur implantation par un certain nombre de français qui désertèrent la capitale pour rejoindre le sud de la France, parfois même le sud de Perpignan.

Les soldats du Reich allaient faire du tourisme pendant quelques temps.

Quelle connerie la guerre.

La ligne Maginot, dont nous parlions plus haut était parfaite dans sa réalisation, son efficacité était incontestable, et son confort aussi. Quelques décennies après sa construction, on continue de le reconnaître. Elle allait créer de grosses difficultés à des éventuels envahisseurs.

Le 3 septembre 1939, la France et l’Angleterre déclarèrent la guerre à l’Allemagne.

Ce fut le début de la « drôle de guerre » qui se termina le 10 mai 1940 par l’invasion des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France.

Comment vient-on à bout d’une difficulté, en l’occurrence la ligne Maginot ?

« En la contournant », me direz-vous.

Les Allemands eurent la même idée que vous et c’est ce qu’ils firent les bougres !!!! Et dire que les grands chefs de guerre français n’y avaient pas pensé. C’est sans doute suite à cet incident que certains militaires disent parfois :

« Pour résoudre ce problème, il y a deux solutions : la bonne et celle de l’école de guerre… »

Fin de citation…

Le 20 septembre 1939, Staline attaqua la Finlande qui devra signer la paix le 12 mars 1940 et le 9 avril 1940, Les Allemands occupèrent le Danemark et débarquèrent en Norvège car les Français et les Anglais ne réussirent pas à leur barrer le passage.

Le 9 et le 10 mai 1940, la Wehrmacht envahit trois pays neutres, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique. Le 15 mai les Pays-Bas capitulèrent et le 28 ce fut le tour de la Belgique.

Le 10 juin, l’Italie de Mussolini déclarait la guerre à la France.

Les traîtres !!!

Dix ans après, sans qu’il y ait de relation de cause à effet, Jean Cocteau ce grand poète, écrivain, dessinateur, et cinéaste français, fit paraître son livre Maalesh, qui est le journal d’une tournée de théâtre. Il y mentionne la citation suivante :

« Les Italiens sont des Français de bonne humeur. »

La mauvaise humeur des Français a dû être à son comble ce jour là.

Le 16 juin 1940 Le maréchal Pétain fut nommé Président du conseil, et le 17, il demandait les conditions de l’Armistice.

Le lendemain, le18 juin, le général de Gaulle appelait les français à continuer le combat aux côtés des alliés, alors que le 22 juin, l’armistice était signé à Rethondes, ce qui partageait la France en deux zones. Le maréchal Pétain obtenait les pleins pouvoirs les 9 et 10 juillet.

Le 8 août Hitler lançait la Luftwaffe (aviation allemande), contre la Royal Air Force en vue de pouvoir débarquer ensuite en Angleterre. En un mois les Anglais abattirent 1268 appareils allemands tout en perdant eux-mêmes 832 chasseurs.

Le 27 septembre 1940, une ordonnance allemande prescrivait le recensement des juifs et le 3 octobre, en France, fut établit le « Premier statut des juifs ».

Le 24 octobre 40, le maréchal Pétain mettait en place une collaboration politique avec Hitler.

Toute vaincue qu’elle était, la France pouvait encore essayer de protéger les juifs, au lieu de quoi elle a bien souvent aidé ses bourreaux à pourchasser leurs victimes. Les autorités de Vichy n’attendirent même pas les ordres des allemands pour prendre les premières mesures antisémites et allèrent, au delà de ce qui était exigé par l’occupant.

C’est un peu plus tard, le 16 juillet 1942, que débuta à l’aube la « rafle du Vél d’Hiv ». Elle vit l’arrestation par surprise de plus de treize mille Juifs parisiens âgés de 2 à 60 ans… Ce coup de filet fut entièrement effectué par des policiers français !!!

A peine entrée dans ce conflit, l’Armée Française fut submergée par le raz de marée allemand. Plus de deux millions de soldats furent pris au piège. Pour beaucoup d’entre eux, c’était le début d’une longue captivité de cinq années. Cet été 1940, vit la population civile chassée sur les routes de l’exode. Tout contact fut rompu avec ceux qui étaient au front et réciproquement.

Que devinrent tous ces hommes ?

C’est la question que se posaient les familles dans l’angoisse.

Le moment de stupeur passé, des recherches furent entreprises auprès de l’Agence Centrale des Prisonniers de Guerre dépendant du Comité International de la Croix Rouge, à Genève. Dans un même temps, il était possible de le faire auprès de la Croix Rouge Allemande, à Berlin où un Centre National d’Information sur les Prisonniers de Guerre fonctionnait déjà.

Ces prisonniers de guerre, au nombre de 1 845 000, capturés par les troupes allemandes après la débâcle française de l’été 1940, furent envoyés dans des camps en Allemagne.

La collaboration de l’État Français consista en l’aide apportée à l’Allemagne nazie par le gouvernement de Vichy et l’administration française Elle se situa principalement sur les plans économiques (frais d’occupation, comités d’organisation), policiers (lutte contre la Résistance, livraison d’Allemands antinazis exilés en France, etc.), racial (recensement, arrestation et déportation des Juifs) et militaire (accord Darlan, Légion des Volontaires Français, Waffen SS français, etc.).

La collaboration fut lancée par voie de presse à la suite de la rencontre de Pétain et d’ Hitler à Montoire-sur-le-Loir, le 24 octobre 1940. La fameuse poignée de main de Montoire, fut une image symbolique que l’on peut opposer au discours du général de Gaulle prononcé au micro de la BBC qui annonçait son intention de continuer le combat aux côtés des Alliés.

L’entrevue de Montoire, bien qu’elle ait été préparée par Pierre Laval, vice-président du Conseil et secrétaire d’État aux Affaires étrangères, (qui sera fusillé le 15 octobre 1945) au moyen de rencontres avec les dirigeants nazis (dont Hitler lui-même, deux jours avant au même endroit) eut un bilan fort maigre. Aucun engagement concret ne fut pris d’aucune part, seul le principe de la collaboration fut mis en place, avec un malentendu, soigneusement entretenu par les Allemands, sur le sens réel de cet engagement.

Pour Pétain, comme pour Laval, les concessions faites à l’occupant à partir de l’accord de Montoire devaient entraîner sa mansuétude : devant ces gages de bonne volonté, l’Allemagne aurait accordé des contreparties, comme le retour des prisonniers de guerre français, l’aménagement de la ligne de démarcation ou le retour du gouvernement français à Versailles. Mais, Hitler, en raison de son immense haine de la France qu’il considérait comme un pays décadent, n’était nullement disposé à faire des concessions au vaincu de juin 1940. De plus, il considérait la collaboration comme un atout tactique et stratégique : aide purement ponctuelle et militaire. Dans son idée, la France devait aider l’Allemagne dans la perspective du conflit en cours avec le Royaume-Uni et du projet d’invasion de l’URSS. Il s’agissait pour les nazis de se garantir des intentions françaises, c’est-à-dire de « neutraliser la France à moindres frais en maintenant « une écrasante domination économique » et en s’assurant « que Vichy s’opposera fermement à toute tentative de mainmise des gaullistes et des Anglais sur l’Afrique du Nord. »

Et les jeunes Français apprirent et chantèrent durant toutes ces années :

« Maréchal nous voilà !

Devant toi, le sauveur de la France

Nous jurons, nous, tes gars

De servir et de suivre tes pas

Maréchal nous voilà !

Tu nous as redonné l’espérance

La Patrie renaîtra !

Maréchal, Maréchal, nous voilà ! »

Chapitre deux…

« Occupation, trahison, prostitution, marché noir… …

Mais aussi résistance, courage, patriotisme !!!! »

Et, évidement, ce fut une période propice au marché noir…

Après cette victoire facile, les allemands imposèrent une période d’occupation marquée de difficultés, de méfiance, et de troubles internes. Les français de droite étaient des riches, des aristocrates, des paysans, des bourgeois, des vieux, certains militaires et l’église Catholique. Les français de gauche étaient des ouvriers, d’autres bourgeois, des jeunes et des enseignants. La Fascisme et la collaboration faisaient partie de la droite qui valorisait l’ordre, la hiérarchie et le passé. Le Communisme et la résistance faisaient partie de la gauche qui valorisait la Liberté, l’égalité et le progrès rapide (la révolution en est un bon exemple). Avec 45 % de chaque coté, il restait 10 % des gens entre les deux. Le gouvernement était centriste et de droite.

Pendant cette occupation, certains français ont collaboré avec les allemands, et d’autres se sont fait résistants. En plus de la puissance allemande et l’appauvrissement dû à la Première Guerre Mondiale, la collaboration pouvait être attribuée à la crainte du communisme. Les communistes voulaient créer une France Bolcheviste. La collaboration était également née de la déception produite par l’échec d’un gouvernement de gauche, le Front Populaire en 1936.

En réponse à cet échec, un nouveau gouvernement de droite fut élu, celui de Vichy avec à sa tête le Maréchal Pétain, le « père de la nation ». Ce gouvernement était anti-anglais et il avait comme base sur la suppression des libertés, le favoritisme vis-à-vis de l’église catholique, les lois contre les juifs et les francs-maçons, la suppression des syndicats et la re-création des corporations. Il a échoué parce qu’il n’y avait pas assez d’argent. Il y avait beaucoup de formes différentes de la collaboration. La Milice était la police d’extrême droite fasciste française.

D’autres groupes ont aussi collaboré : des intellectuels et des artistes, les industriels, et les français de tous les jours peureux et ambitieux. Le régime de Vichy était devenu de plus en plus terrible avec les années. Le comble fut atteint en 1944 avec le débarquement des alliés américains.

Le chef de la résistance était Charles de Gaulle. Les valeurs du Gaullisme étaient l’unité nationale et l’intransigeance. Le 18 juin 1940, Charles de Gaulle avait dit que les français avaient perdu une bataille, mais qu’ils n’avaient pas perdu la guerre. Pour les résistants, une minorité active était beaucoup plus efficace qu’une majorité passive. Les Gaullistes étaient plus anti-allemands qu’anti-fascistes. La droite nationaliste de la résistance était anti-allemande, et la gauche était anti-fasciste. Les communistes faisaient aussi partie de la résistance. Ils étaient anti-fascistes, et ils voulaient créer une France bolcheviste.

En 1943, le gouvernement collaborateur de Vichy déclara que tous les jeunes hommes français devaient aller travailler en Allemagne. Ce mouvement s’appellerait le « S.T.O. » ou Service de Travail Obligatoire. Les jeunes résistants se cachèrent. On les nomma les Maquisards. Ils voulaient harceler l’ennemi et punir les collaborateurs.

En 1944, les Alliés débarquèrent en France. Ils leur envoyèrent des armes par des parachutages pour attaquer les allemands. Il y eut trois batailles importantes entre les maquisards et les allemands : le Mont d’Or, le Plateau des Glières, et le massif du Vercors où, à chaque fois, les maquis furent battus. Le débarquement des Alliés fut un succès et signa la fin de l’occupation allemande en France.

Durant l’occupation, les français étaient rationnés par les allemands en ressources et nourriture. Ces quotas étaient définis selon les besoins minimums de chacun mais étaient souvent insuffisants, surtout dans les villes. Ainsi, les citadins en vinrent à se procurer des aliments au marché noir.

La nourriture, et en particulier la viande destinée aux français, était réservée aux soldats allemands, même dans les restaurants. Les français qui profitèrent de cette situation furent des collaborateurs du marché noir. Ils exploitaient les autres pour gagner argent puissance. Cela profitait aux commerçants car personne ne peut se passer de manger. Quand la demande est forte et qu’il y a peu, on achète ce qu’il y a et les prix montent. Il y avait beaucoup de motivations pour faire du marché noir : l’avarice, l’amour de l’argent, la soif du gain, le désir de pouvoir sur les autres, la méchanceté, le besoin de revanche sociale, et l’aspiration à un éventuel accès au pouvoir politique.

Cette pratique devait durer jusqu’en 1948.

Entre 1940 et 1944, des artistes, écrivains, intellectuels, cinéastes, musiciens profitèrent d’un espace de liberté pour exprimer leurs créations sous la double censure de Vichy et des Allemands. Ils n’entrèrent pas pour autant dans la collaboration. Une partie des Français, grâce à ces œuvres, se divertirent, se cultivèrent. Leurs auteurs firent parfois acte de patriotisme, voire de résistance. Il est nécessaire d’analyser les faits en tenant compte du contexte de cette l’époque avant de la juger.