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240 pages

Un jeune vendéen, d'origine américaine, travaille comme surveillant dans un lycée à Nantes. Il décide de passer ses vacances sur la Côte d'Azur dans le sud de la France. Un soir de sortie dans une discothèque branchée de Saint-Tropez, il participe à un karaoké et fait un véritable tabac grâce à une incroyable performance vocale, insoupçonnée jusqu'alors. Par hasard, un célèbre impresario à la retraite se trouve dans la salle, sa nouvelle vie d'inactif l'ennuie et il veut à nouveau voir Paris à ses pieds. Il décide de s'occuper de la carrière du jeune homme et va tout miser sur lui. En fait, c'est le monde qu'ils vont mettre à leurs pieds !


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-332-99991-7
© Edilivre, 2015
Essai : – L’estacade.
Romans : – Ûn amour d’Opales. – Cuvée rouge sang. – Nuit de folie.
Nouvelles : – Vous avez de mes nouvelles ? – En passant par ma Lorraine…
Poèmes : – Uélits de poésie
Ue Rusbee Legueleck :
Conte éducatif et écologique à colorier :
– Reno au pays des poissons.
SITE : http://www.rusbeelegueleck.be Tous droits de traduction, reproduction, adaptation, représentation, (mêmes partielles), réservés pour tous pays.
Uequoi rêver !
Mise en bouche
Un brave gars va rencontrer un ponte du show-biz qui le mènera au sommet de la célébrité.
Grâce à ce mécène, il franchira tous les écueils qui parsèment les carrières des artistes.
Aidé par ses amis, il va vivre toute une aventure !
Toute l’histoire se passe dans le milieu du show-business…
Une histoire pleine d’optimisme, où se côtoient l’argent, l’amour, l’amitié et l’aventure.
Ce n’est pas seulement un roman, c’est aussi un scénario de BD ou le script d’un film.
Tout y est décrit dans les moindres détails…
On ne lit pas ce roman, on le vit !
Toutes les chansons attribuées au chanteur existent réellement, car pour nous ce sont les plus belles chansons de ce siècle !
J.L.C.Communications.
ProloguE
Uepuis quelques heures déjà, le soleil avait cessé de faire miroiter ses reflets sur les feuillus du marais de Machecoul, la magnifique contrée historique du Pays de Retz. Il s’agissait de l’ancien fief du fameux Gilles de Retz (Barbe Bleue), frère d’armes de Jeanne d’Arc, mais surtout plus connu par ses crimes et débauches. Cette région fut également le site des guerres de Vendée sous la Révolution.
La nuit couvrait de ses mystères cette région vendéenne, d’habitude rien ne venait déranger sa tranquillité. Pourtant ce soir, des hurlements de moteurs torturés et des crissements de pneus remplaçaient les bruits coutumiers du bocage…
• Mais pourquoi ai-je pris cette route ? Je ne parviendrai jamais à les semer !
Le jeune homme avait des difficultés à maintenir la Chevrolet Corvette sur la route. Il était poursuivi par une grosse limousine de couleur noire depuis le pont de Noirmoutier, cela faisait près d’une heure qu’il tentait de s’en débarrasser.
Suite aux menaces qu’il avait reçues, le doute n’était plus permis… ce n’était pas une simple discussion qu’ils envisageaient… et ça, il en était certain !
Sa vue commençait à se brouiller, la sueur lui brûlait les yeux, il conduisait par gestes saccadés… avec les préparatifs du concert, il n’avait pas eu l’occasion de beaucoup se reposer ces derniers temps.
Si seulement il avait pu se douter de ce qui se passait dans l’autre véhicule…
• Luigi, arrête ! C’est un ordre ! • Arrête, tu vas nous tuer, espèce de crétin… • Le boss nous a demandé de lui faire peur, c’est tout !
Mais le dénommé Luigi n’entendait rien, la course l’avait grisé, il ne se contrôlait plus.
• Salopard de chanteur, tu vas voir si tu peux semer Luigi ! • Arrête ! Trop tard ! Devant eux, la Corvette venait de se tordre dans une gerbe de pierrailles et de terminer sa course en défonçant le parapet de sécurité qui bordait la route. Son conducteur n’avait rien pu faire, il n’avait pas eu le temps de réagir… Il était épuisé, beaucoup trop fatigué !
D’abord le dérapage, puis cet énorme choc, le pare-brise qui s’étoilait, qui volait en éclats, puis cette sensation de planer, cette immense lassitude… il tombait… il allait s’écraser…
Ledébut des vacances
ne chaleur torride inondait Saint-Tropez depuis des semaines… pas le moindre souffle d’air ! A cette heure tardive, on ne voyait aucune mouche tourbillonner, aucun insecte batifoler… toutes ces bestioles s’étaient trouvé un petit coin frais. Il ne restait que lui, inondé de sueur à force de marcher et face à cette entrée dont il espérait tant.
Après plusieurs tentatives infructueuses auprès des différents campings de la région, il se retrouvait finalement à Ramatuelle ; c’était le dernier de sa liste et il était malheureusement situé en pleine cambrousse, loin de tout. Le portique était ouvert et gardé par un cerbère en jupe qui ne faisait aucun cas de cet énergumène qui insistait lourdement, • Je vous en prie madame, écoutez-moi… vous êtes le cinquième camping que je visite aujourd’hui et à chaque fois, c’est complet ! Il est déjà dix-huit heures, où voulez-vous que je trouve encore une place pour dormir cette nuit ? Je vous en prie, ce n’est qu’une toute petite tente. Soyez sympa ?… S’il vous plaît !
Mais la gérante du camping restait inflexible, sourde à toutes ses suppliques.
Excédé par son comportement, le jeune homme maugréa quelque chose d’horrible à son intention, quelque chose en rapport avec un animal purulent vivant dans les marais.
Tournant le dos à cette mégère, il réunit ses bagages et décida de s’en aller.
• Je ne mettrai plus jamais les pieds ici ! Tenez-vous le pour dit ! hurla-t-il en guise d’adieu.
* * *
La trentaine, un mètre quatre-vingt, de longs cheveux châtain légèrement bouclés, un brillant à l’oreille droite et le regard perpétuellement masqué par des lunettes de soleil… il gardait ce sourire et cette allure décontractée qui appartiennent à l’adolescence. De son personnage se dégageait une irrésistible attraction qu’il entretenait avec plaisir.
« Ce sera plus difficile que prévu, mais je me suis juré de passer quelques jours à Saint-Tropez et je les passerai ! »
Il n’avait plus qu’à compter sur sa bonne étoile. Pourtant tout le monde l’avait prévenu sur l’affluence des touristes à la Côte d’Azur en cette saison. Depuis toutes ces années qu’il habitait à La Garnache, une petite ville de Vendée située dans une région pourtant très touristique, il n’avait jamais vu une telle foule. Ici, tout le monde se bousculait, se piétinait sans s’adresser le moindre regard. Comme une vision apocalyptique d’un monde en pleine décomposition…
Ce jeune-homme se nommait Gene Rush, il était surveillant dans un lycée de Nantes et il avait décidé de consacrer ses vacances à une randonnée touristique à travers la France, avec une énorme pause à Saint-Tropez. Compte tenu de son maigre salaire de pion, il ne pouvait réaliser cette aventure qu’en stop, technique dans laquelle il excellait.
* * *
Il avait commencé « à lever le pouce » à la sortie de Nantes. Son programme de vacances avait été minutieusement préparé, il serait non seulement touristique mais également historique.
Une ville, des plus historiques s’il en est, l’avait directement intéressé pour débuter sa randonnée : Poitiers. Il en avait profité pour visiter le Futuroscope et cela l’avait littéralement emballé !
Ensuite, il se dirigerait vers Limoges, Clermont-Ferrand, Saint-Étienne, Valence et Nîmes… puis, il rejoindrait Uzès et finalement Saint-Tropez, en passant par Bormes-les-Mimosas.
* * *
Poitiers est une magnifique ville établie sur un éperon rocheux à la confluence de deux cours d’eau, le Clain et la Boivre. Amateur de flâneries urbaines, Gene se promena dans les petites rues pittoresques avec leurs maisons à pans de bois et visita le fameux patrimoine Poitevin… le baptistère Saint Jean, la cathédrale Saint-Pierre, Notre-Dame-la-Grande, l’église Saint-Hilaire-le-Grand… sans oublier de visiter le Palais de Justice qui fut la résidence des comtes de Poitou et ducs d’Aquitaine. Il quitta avec nostalgie cette ville en direction de Limoges.
* * *
Finalement, il arriva assez tardivement à Limoges pour visiter la ville et il se mit immédiatement en quête d’un camping. Après quelques recherches, il dut se résoudre à l’évidence… il n’y en avait qu’un et c’était le camping d’Uzurat, celui-ci était idéalement situé au bord d’un lac et parfaitement intégré dans un magnifique cadre paysager. Sa bonne étoile fonctionna une nouvelle fois et il y trouva rapidement un emplacement.
Au petit matin, il choisit d’utiliser le Petit Train qui sillonnait la ville pour la découvrir ; celui-ci l’emmèna devant l’église Saint-Michel-des-Lions, le Présidial, le Collège ou l’Hôpital Général, mais également le Palais Episcopal, devenu aujourd’hui le Musée des Beaux-Arts avec ses vastes jardins… et enfin, le Musée national de la porcelaine, qui présente la plus riche collection publique de porcelaine de Limoges. Ce voyage dans le temps, qui commence dans l’antiquité, traverse les continents et les civilisations pour conduire le visiteur aux créations les plus récentes, lui avait pris toute la matinée. Le temps de souffler en avalant un délicieux espresso et il reprit la route pour rejoindre une autre grande ville, Clermont-Ferrand.
* * *
Demandez à n’importe qui ce que Clermont-Ferrand évoque, il répondra à tous les coups « Michelin » ! Même chose pour le panneau d’information touristique autoroutier concernant la ville : un pneu, une montagne, une pellicule de film… « Michelin », « Le parc des Volcans » et pour finir, « Le Festival du Court-Métrage ». Gene, dans la cabine du camion qui le conduisait au centre-ville, se dit qu’ils s’agissaient sans nul doute des plus forts symboles qu’une ville pouvait posséder ! C’est qu’il y en avait des monuments à voir, sans compter le Tramway “Fleur de lave”, dans lequel il s’était juré de s’asseoir un jour. La particularité de ce tramway se situe au niveau de sa propulsion sur pneumatiques, c’était un projet audacieux pour l’époque. Le routier le déposa près de la Place de Jaude, l’épicentre de la ville qui est bordé de plusieurs monuments de différentes périodes : l’Eglise Saint-Pierre-des-Minimes, le théâtre… La place de Jaude est le rendez-vous de tous les habitants, c’est là que le sculpteur Bartholdi réalisa sa plus belle œuvre : la Statue de la Liberté ! Gene en avait plein les yeux et fit l’ascension de la Tour de la Bayette découvrant ainsi une vue splendide sur la ville et la Basilique Notre-Dame-du-Port, inscrite par l’Unesco au Patrimoine Mondial. Gene avait,
encore une fois découvert deux mille ans d’histoire en une journée. Maintenant, c’était Saint-Etienne qui l’attendait !
* * *
Son attente ne fut pas longue et un sympathique camion d’un rouge fulgurant se chargea de l’y conduire. Il releva la cocasserie du moment : arriver dans la ville des verts à bord d’un véhicule rouge ! Connue à travers le monde pour ses vedettes du football et sa manufacture d’armes, la ville nous cache encore bien une surprise. Le Chaudron, situé au nord de la ville dans le quartier de Carnot Le Marais, est le nom donné au stade. Et dans cet espace se trouve un des premiers musée dédié au foot ! Ce musée incarne la fierté des supporters et les valeurs d’un territoire. L’espace de 800 m2 raconte par des objets uniques, des photos exceptionnelles et des vidéos inédites la légende verte : une extraordinaire aventure remontant à Pierre Guichard, Président à 21 ans de l’Association Sportive Stéphanoise. Il y arriva en fin de soirée, mais il lui fallait encore trouver où planter sa tente !
* * *
Il visita également la fabuleuse ville de Nîmes. Grâce à un autre petit train touristique, il découvrit la “Nîmes-romaine”, avec sa Porte Auguste, l’entrée solennelle de la ville, la Maison Carrée, l’un des très rares temples du monde antique encore bien conservé.
* * *
Puis ce fut au tour d’Uzès, qui reçut en novembre 2008 le label « Ville d’art et d’histoire ». Il s’était laissé séduire par le charme et l’authenticité de cette ville ducale moyenâgeuse en se promenant dans ses ruelles médiévales et ses jardins secrets. Gene ne manqua pas d’y visiter le Musée Jacques Brel, temple insolite pour ce grand chanteur et poète belge. Il trouva même un endroit calme où poser sa tente et passa sa première nuit sur la route dans un camping au Grau du Roy à Port-Camargue qui était assez proche d’Uzès.
* * *
Le matin, il se dirigea vers Les Saintes-Maries-de-la-Mer, Hyères et fit une brève escale à Bormes-les-Mimosas où il se promena sur la place de « l’Isclou d’Amour », visita le « Poulid Cantoun », tourna vers la « Ruelle des Sarrasins » et prit la direction de la rue « Rompi Cuou », en passant par la « Venelle des amoureux ». Ses yeux étaient émerveillés par cette architecture du Sud, ses porches sculptés ainsi que ses façades patinées aux couleurs du Midi…
Que de choses à voir !
* * *
Il quitta cette belle ville et finit par arriver à Saint-Tropez au début de la matinée suivante.
Pour lui, cette ville représentait un véritable mythe, il comptait bien marquer son passage par une sortie en boîte de nuit. Peut-être même allait-il côtoyer des stars ? Du moins, il l’espérait…
Un karaoké providentiel
Sa rêverie fut interrompue par la dure réalité de la situation : il n’avait toujours pas trouvé de place où dormir cette nuit… avec cette foutue mégère et sa saloperie de camping.
À peine avait-il fait quelques pas, la rage au ventre d’avoir été ainsi rejeté, qu’il fut interrompu dans ses recherches par une voix rocailleuse typique des anciens de la région. Soudain, il se trouva face à un petit bonhomme qui lui était totalement inconnu.
• Veuillez m’excuser, je revenais de la plage quand j’ai surpris votre conversation avec la patronne du camp. Je peux peut-être vous dépanner ?
L’homme avait l’air ridicule dans un ensemble sweat-bermuda à fleurs jaunes sur fond vert, une serviette de bain jetée sur l’épaule droite. Il faisait facilement soixante-dix ans.
• Qui ne risque rien n’a rien et de toute façon, au point où j’en suis je n’ai pas vraiment le choix. Vous avez quelque chose à me proposer ? • Je possède une propriété assortie d’un grand terrain à la sortie de la ville. Trois familles de touristes s’y sont déjà installées et il reste encore de la place. Cela pourrait vous intéresser ? • Vous me sauvez la vie ! Nous en sommes loin ? • Non, seulement trois kilomètres en direction de Saint-Raphaël. Nous allons prendre ma voiture, c’est la Mercedes rouge qui est garée là-bas. Vous êtes à pied si j’ai bien compris ?
Dès qu’il mit le contact, il tint à se renseigner sur son nouvel invité.
• Vous pouvez m’appeler Albert. Et vous… ? • Gene… Gene Rush, c’est un nom américain, mais… • Vous m’êtes sympathique, c’est le meilleur des passeports. • Merci beaucoup, vous pouvez m’appeler Gene. • Vous comptez rester longtemps ? • Quelques jours, sans plus. Cela fait tellement longtemps que je rêve de découvrir les secrets de Saint-Tropez, répondit-il en souriant. • En plein mois d’août, vous risquez d’être franchement déçu à propos des « secrets ». Vous venez de loin ? • De Vendée, plus précisément de La Garnache… à côté de Challans, qui est une ville plus connue. • La Côte Atlantique ! Mon beau-frère possède une maison à l’île d’Oléron. • C’est un peu plus bas, mais on peut considérer que c’est dans le même coin.
La circulation était très fluide. Tout le monde était encore à la plage ou occupé à dévaliser les magasins. Ils arrivèrent très vite en vue de la propriété, une villa de dimension moyenne avec des tuiles rouges et des murs blancs qui était entourée d’un vaste terrain et ce brave Albert l’avait transformé en camping… il y avait même une petite piscine.
« Il n’y a pas de petits profits », pensa Gene.
• C’est là ! Installez-vous à côté de mon garage, il vous protégera du vent et vous procurera de l’ombre pendant la journée. Cela ne doit pas être marrant d’être en tente avec cette chaleur ? • Vous savez, je voyage en stop… Je me vois mal partir avec une caravane ? • Ah, vous êtes un marrant ! Elle est bien bonne ! Quand vous serez prêt, venez donc prendre l’apéritif à la maison, je vous présenterai à ma femme et nous en profiterons pour régler les petites formalités d’inscription, car la police est très stricte et chez moi on paie toujours d’avance.
Méfiant quand-même, le bonhomme !.
• D’accord, mais je vous le répète, je ne compte pas rester longtemps.