Sur le fleuve, une calebasse

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132 pages
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Wafi, petit orphelin, vit dans un village du Mali, près de son grand-père, figure tutélaire. Etudiant, il séjourne un moment en Côte d’Ivoire puis à Paris. Après un drame dans le village voisin, on le retrouve, adulte, à Toulouse. Il est arrivé dans l'urgence, avec "ses" deux enfants. Il se nomme désormais Aristide. Il rencontre Emeline, jeune femme douce. Leur vie en commun est tumultueuse, due en particulier aux tourments d'Aristide. La naissance de leur fille va-t-elle apaiser cet homme? Ils se séparent. Il disparait après une forte dispute. Où est-il allé se réfugier ? Va-t-il changer ?



L’action se déroule entre le Mali et la France, à Toulouse.





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EAN13 9791091294140
Langue Français

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Sur le fleuve, une calebasse
CHRISTINE PUEL
Dépôt légal : février 2016 ISBN :979 10 91294 14 0 Couverture : Jeanne Roy www.roy-design.com www.edition-auzas.fr
De la même auteure : Lô lézard rôgardait l’étoilô Éditions Mon Petit Éditeur, juillet 2011. Un dromadairô dans lô cœur Éditions Auzas, février 2012
Que les Maliens et tous les amoureux de l’Afrique me pardonnent l’intrépidité qui m’a amenée à imaginer ce roman !
Toute ressemblance avec des personnages existants ne serait que pur fruit du hasard.
Voilà une histoire qui révèle aux lecteurs l'amour que vous ressentez pour mon cher pays : le Mali.Comme Le Lézard regardait l’étoile, votre premier roman, il laisse transparaître cette connaissance du pays qui ne s'a cquiert qu'après de longues années passées dans ses entrailles. Et j'ai été très émue à la lecture de ce roman car il m’a ramenée à quelques mois en arrière, où le Mali était Paix et Amour, Tolérance et Ouverture, Harmonie et Sérénité ! Un Mali où l’étranger découvrait pleinement le sens du mot « Diatiguiya », la fameuse hospitalité malienne, un Mali, avec ses histoires e t ses légendes, qui a toujours séduit à travers les siècles !
Et je suis convaincue que les lecteurs duSur le fleuve, une calebasseauront envie de découvrir ce beau pays tel qu’il a été et tel qu'il sera encore et non ce pays dévasté et déchiré, sous le joug des envahisseurs animés par l es démons de la division sous le prétexte fallacieux de la religion !
Merci Christine et bonne lecture aux lecteurs ! À Bamako, le 30 juillet 2012.
Dr Kadidia Oumar Touré Chirurgien dentiste Bamako, Mali
AFRIQUE
Enfance
Wafi avait toujours été très proche de son grand-pè re. Il avait perdu ses parents quand il était tout jeune. Sa mère était décédée alors qu ’il avait trois ans, et son père peu de temps après. À ce propos, il disait en situant ces deuils de façon floue dans le temps : – Je crois que j’avais entre cinq et six ans, alors je n’ai pas beaucoup connu mon père. ? De son enfance, il disait : – Bon, j’ai perdu mes parents, j’ai grandi presque tout seul dans ma tête. Son unique sœur était de deux ans son aînée. Leurs parents formaient un couple monogame, aussi les deux orphelins s’étaient-ils re trouvés sans frères et sœurs d’un autre lit. Certes, ils avaient été pris en charge p ar les habitants deNyènafindougou, "village de la Nostalgie". Ils avaient toujours eu de quoi manger, mais l’absence d’une mère avait été difficile à vivre. Leur cœur était r esté balafré. Il subsistait une cicatrice, de celles dont nul ne guérit, faite d’incertitudes, des petites peurs que seule une mère aurait su apaiser. Les femmes du village qui avaien t pris soin d’eux n’avaient pas eu le temps de s’intéresser à leurs angoisses enfantines. Il leur avait fallu vivre et grandir avec la sensation d’une perte infinie, qui du reste ne fut jamais nommée. Les évènements arrivaient et il fallait s’en accommoder , le sentiment de fatalité permettait
d’endurer le quotidien.
Wafi parlait peu de ces deuils qui avaient eu pour conséquence un éclatement de la famille : très tôt, sa sœur avait été promise à un jeune homme, appelé Bouya. Il appartenait au village voisin nomméNôfètadougou, "le village suivant". Elle avait été envoyée chez sa future belle-mère, à l’âge de onze ans. Cette dernière s’occupait d’elle, la logeait, la nourrissait et lui apprenait les gestes à faire et les attitudes à avoir pour devenir une bonne épouse. Dans la réalité, ell e n’arrêtait pas de travailler, de laver le linge de la famille, de s’occuper des peti ts enfants, de piler le sorgho ou le mil. Le frère et la sœur se voyaient néanmoins de façon régulière. Ils ne se plaignaient pas de leur sort. Ils se sentaient proches l’un de l’au tre, même s’ils ne se parlaient pas beaucoup. Wafi était resté dans le village de ses parents, là où vivait le père de son père. C’était un garçonnet intelligent. Il avait été déci dé qu’il irait à l’école. Quand on vit en communauté, ce n’est pas la personne qui est import ante, c’est le groupe. L’individu est le membre indispensable qui permet au clan de s urvivre, ses désirs doivent se soumettre aux besoins de la collectivité. Il est de mandé à chacun, selon les traditions familiales et ses dispositions, de savoir faire que lque chose. Il doit en quelque sorte acquérir une spécialité qui servira à tous, le but étant que le groupe soit bénéficiaire. Ainsi, l’un sera tailleur, l’autre apprendra le mét ier de tisserand, un autre deviendra forgeron et maîtrisera le feu, un seul devra pouvoi r lire et écrire. En quoi cela aiderait-il la communauté si tous savaient lire et écrire ? Il suffisait d’un pour rédiger le courrier
administratif indispensable au vingtième siècle, mê me dans un village du fin fond du Mali. Le lettré actuel devenant peu à peu aveugle, Wafi a vait été désigné comme l’enfant qui prendrait la suite. Il y avait eu, certes, d’autres garçons qui avaient commencé des études. Malheureusement, l’un était mort de façon brutale, un autre s’était révélé tout à fait sot, incapable d’apprendre l’alphabet, le troisième s’ét ait évaporé. Le soir de sa disparition, le village avait commencé les recherches, il s’étai t avéré qu’il n’avait pas mis les pieds à l’école, on ne l’avait jamais retrouvé. Enfin, si ! Wafi, lui, l’avait revu. Il était tombé sur lui par hasard, un matin où il avait quitté la conc ession et se trouvait aux abords du village. Wafi était passé depuis peu dans la "class e d’âge" des cadets. Cette classe d’âge se composait des enfants âgés de six ans, com me lui, à douze ans. Zéli avait onze ans quand il disparut. Une même classe d’âge r egroupe les garçons pour les préparer à la vie communautaire qui leur donne une éducation destinée à compléter celle de leur famille. Durant toute sa vie, le jeun e reste fidèle aux principes de sonflan-ton,divisée en classes d’âge. Même en ch angeant de résidence, il n’en l’association perd pas pour autant les avantages duflan-ton, ainsi que l’aide et l’assistance dont il aura besoin. Le membre duflan-tonaccueilli partout comme un frère et considéré est comme tel, sous réserve qu’il se fasse reconnaître par certains signes et mots de passe appropriés. Avant l’aube, Wafi était parti à la recherche d’une plante que son grand-père lui avait réclamée et qui ne pouvait être coupée qu’au soleil levant. Il se tenait le dos courbé, ses yeux cherchaient à percer l’obscurité. C’était encore le silence de la nuit. Les chèvres ne s’étaient pas égaillées, les insecte s restaient endormis dans les creux de la terre. Aussi Wafi sursauta-t-il quand il entendit un siffl ement près de ses oreilles. Il ne voyait rien, mais apparemment, lui, était observé ! C’était Zéli revenu pour la nuit aux alentours des cases. Il interpella son "adjoint" pa r le mot de passe : – Hé,séré! Wafi sut immédiatement qu’il ne devrait rien lui re fuser. Zéli expliqua qu’il s’était enfui et qu’il ne pourrait jamais revenir au villag e. Il lui avoua qu’il avait commis "une chose" si grave que si on l’attrapait, il serait sa ns aucun doute tué ou exclu du village. Aussi préférait-il disparaître. Durant les conversations qu’ils eurent le soir noir ou le matin qui ne connaissait pas encore les couleurs du jour, Zéli raconta peu à peu à Wafi le crime qu’il avait commis et pour lequel il craignait les pires châtiments. I l n’osa pas le lui décrire d’un seul coup. À chaque rencontre, il lui donnait des bribes et Wa fi put reconstituer l’affaire : Zéli avait suivi en cachette le chef de village qua nd celui-ci était sorti des concessions et s’était dirigé vers le tamarinier, c et arbre fétiche qui "attache la bouche des mauvais esprits" pouvant nuire au village. Il p rotège le village, ses habitants et leurs biens contre tous ceux qui veulent leur créer des ennuis. Zéli avait épié l’homme, l’avait vu sortir lenama,creux de l’arbre, l’avait entendu prononcer des mots sans du
en comprendre le sens. Puis, le chef de village s’é tait éloigné après avoir enveloppé le fétiche dans une étoffe rouge et l’avoir remis à sa place. Zéli s’était approché à son tour et s’était emparé de la statuette. Il ignorait vraiment pourquoi, mais le fait était qu’il l’avait prise et emportée. Il savait parfaitement q ue les femmes et les enfants avaient interdiction de voir lenamaet lui, l’avait vu, touché et volé ! Comme il n’était pas encore circoncis, il ne pouvai t offrir un sacrifice pour se faire pardonner le vol. Voilà la raison pour laquelle il risquait de mourir car lenama pouvait lui avoir injecté un poison, ou pire encore, le che f de village lui-même pourrait le tuer ! Non seulement il avait volé le fétiche du village, mais en plus, terrorisé par ce geste qu’il ne s’expliquait pas, il l’avait finalement je té par terre et abandonné dans la poussière. Immédiatement après, le vent s’était lev é, il soufflait en direction du village, ce qui signifiait qu’il avait exposé sa communauté aux fluides dangereux dont la statuette était imprégnée. Il en allait de sa vie et il devait partir ! Wafi c omprenait et approuvait la décision de Zéli. Il était encore trop ignorant pour réaliser q ue le chef de village pratiquait également la religion coranique et que l’Islam ne p ermettrait jamais un meurtre. Zéli allait donc se réfugier à Bamako. Il savait qu ’il se débrouillerait dans la capitale. Pour l’instant, il reprenait des forces et se repos ait. Wafi aurait à lui apporter de la nourriture pendant quelques jours. Il devait, bien entendu, faire le serment que jamais il ne dirait à quiconque l’avoir vu et aidé. D’ailleurs, Zéli l’avertit : – Si ta langue parle trop vite, tu seras considéré comme mon complice et banni avec moi ! Ce grand de cinq ans son aîné en imposait suffisamm ent à Wafi pour qu’il s’empresse de jurer. Le garçonnet accomplit avec zèle sa tâche. Il lui l ivra scrupuleusement les rations de riz, de sorgho, de mil sans oublier les condimen ts qui les agrémentaient. Il avait appris que Zéli était friand de la sauce faite avec les feuilles de baobab. Il était arrivé à soustraire des portions de sa part sans se faire re marquer ce qui lui permettait de nourrir Zéli, le temps que cessent les recherches. Le matin du départ, Wafi arriva chargé : il avait e nveloppé dans un pagne une quantité suffisante de patates douces, de fonio et d’arachides pour tenir plusieurs jours de route. Il s’était débrouillé pour y joindre un m uru. Ce couteau, pensait-il, pourrait être utile pour rejoindre la grande ville. De fait, cet outil donnerait à Zéli une assurance qui lui permettrait d’affronter les dangers, réels ou s upposés, qui se présenteraient au fur et à mesure de son chemin dans le sahel. Devant le cadeau inattendu, Zéli jura à Wafi qu’il lui serait redevable à jamais et qu’il espérait pouvoir lui rendre la pareille au co urs de sa vie. Ils se dirent adieu. Zéli ne possédait rien d’autre que le couteau qu’il venait de recevoir. Malgré tout, il offrit à son tour un cade au. Wafi le reçut comme un trésor et le garda en lui. Par des mots, des phrases qui étaient ses seules richesses, Zéli lui fit don de la naissance d’un souvenir :
– Le souvenir est comme le vent qui ne se voit pas et pourtant on sait qu’il est là par les branches des arbres qui s’agitent, par les vaguelettes du fleuve qui se forment. Eh bien, moi je vais te le rendre visible. Quand tu approcheras de l’eau, tu regarderas le fleuve. Sache que ma pensée sera là et prendra l a forme du premier objet navigant au fil des flots qui apparaîtra à tes yeux. Si, par exemple, c’est une calebasse, eh bien, elle sera le souvenir de moi se promenant sur l’eau . Et moi aussi je ferai de même, j’irai au bord duDjolibaet je te ferai venir près de moi en imagination. Wafi en bon "séréson grand--adjoint" ne dit pas un mot de cette aventure. Même père n’en sut rien. Des années plus tard, les deux jeunes gens se revirent alors que Wafi était lycéen à Bamako. Le temps avait passé mais Wafi reconnut son "grand frère" grâce à l’amulette que ce dernier avait toujours portée autour du cou. Zéli avait fabriqué, avec du fer, ce talisman destiné à le protéger en toutes circonstan ces. À cette époque, il vivait au village. Il avait osé s’adresser au prêtre religieu x venu là pour une cérémonie et lui avait demandé de faire le rituel afin de consacrer ceboli,C’était tout à fait fétiche.
particulier. L’enfant avait choisi un gri-gri suppo sé maléfique : de petites tenailles en fer qui, une fois consacrées, étaient censées pouvoir a rracher la vie à ceux que Zéli détestait. Wafi avait toujours été ébloui par ce gri-gri. Cett e admiration pour un plus grand, capable de s’attacher autour du cou un tel porte-ch ance, pousserait plus tard Wafi adulte à porter lui aussi des amulettes et même à s e les faire envoyer par son grand-père alors qu’il serait en France. Après la disparition de Zéli, le Conseil des Ancien s avait donc décidé que désormais ce serait Wafi qui prendrait la relève de la scolarité. Il irait à l’école du village voisin, situé à six kilomètres de là. Le ch emin était rude et, tout le long du trajet, la végétation était desséchée. L’école avait été co nstruite par la population du village : c’était un grand bâtiment rectangulaire, très long, sur poteaux, son toit était de paille, il était ouvert, sans mur. Quand Wafi y arrivait, aprè s une heure et demie de marche, il était immanquablement recouvert d’une fine pellicul e ocre, poussière sèche de la terre austère. Il partait tôt le matin après avoir pris u n petit déjeuner de bouillie de mil. Le maître expliquait la leçon aux cinquante élèves, le ur attention était extrême. La langue d’enseignement était le français, elle était le plu s souvent inconnue des élèves et de leur famille. Wafi aimait apprendre. Il emmagasinai t les connaissances avec enthousiasme. Après la journée d’étude, il lui fallait entreprend re la route du retour. La nuit tombe rapidement dans ces contrées, où en l’espace de que lques minutes on passe du jour rayonnant au noir inquiétant de la nuit. Wafi se dé pêchait de rentrer, tâchant de revenir au village avant la tombée du jour. Si la nuit le r attrapait, une inquiétude se diffusait en lui, qui le poussait à accélérer le pas malgré la fatigue. Son grand-père prit l’habitude d’aller à sa rencont re en fin de journée. Il était vêtu de son boubou blanc qui donnait à ses pas une grand e majesté. Il s’appuyait sur le parapluie de toile jaune qui lui servait de canne o u d’ombrelle selon le besoin du
moment. Quand le garçon apercevait les deux tâches de couleur claire, il se sentait si soulagé qu’il aurait dansé d’allégresse. Cette visi on lui prodiguait, comme le faisait le soleil, amour et consolation. Il se dirigeait alors vers le vieil homme d’un pas raffermi, le saluait respectueusement et lui demandait des no uvelles de sa santé. Et tous deux prenaient le chemin du village. C’étai t le temps et le lieu des confidences. Il racontait sa journée d’école à son grand-père qui lui apprenait les choses de la vie, non pas celles écrites dans les m anuels scolaires, mais celles que l’on doit connaître de père en fils, de grand-père en petit-fils. Ce chemin, ils le parcoururent chaque jour d’école primaire pendant des années. Quand Wafi se remémorait ces années d’enfance, c’ét ait toujours la route poussiéreuse qui lui venait à l’esprit, en même tem ps qu’il entendait les paroles de sagesse du vieil homme. Le grand-père abordait avec son petit-fils des sujets parfois ardus pour un enfant. Ce dernier écoutait religieus ement, même s’il ne comprenait pas tout. En général, Wafi commençait les confidences, attitude très rare dans un pays où seules la sagesse et l’ancienneté ont droit de paro le. Le jeune, tant qu’il n’a pas été circoncis, ne doit jamais poser de questions aux vi eillards qui détiennent la connaissance. Dans la relation du grand-père et du petit-fils, l’ordre établi n’avait pas cours. C’était comme un secret que personne n’avait à connaître. – Tu sais, grand-père, quand je serai grand, je vou drais vivre avec plein de femmes, j’aurais plusieurs épouses, et puis c’est e lles qui travailleraient et me prépareraient à manger, et comme cela, si jamais il y en a une qui meurt, j’aurais encore d’autres épouses pour s’occuper de moi ! Le grand-père souriait : – Mon petit, avoir plusieurs épouses veut dire que l’on en est responsable. – Responsable de quoi puisque c’est elles qui s’occ uperaient de mes repas ? Chacune le ferait à tour de rôle. – Cela suppose également que l’on sait se montrer j uste. Tu vois ce que ça veut dire être juste ? – Oui, tu m’as dit l’autre soir que mon maître d’éc ole était juste, qu’il fallait toujours que je l’écoute. Pourtant je trouve que, parfois, i l me punit alors que je n’ai rien fait de mal ou en tout cas que je n’ai pas fait exprès, alo rs je me dis que c’est pas juste. – Pour les épouses, ça veut dire qu’il faut les tra iter toutes de la même manière, à égalité. – Même s’il y en a une que j’aime plus ? Même si j’ ai unebaramuso? – Oui, surtout si tu as une préférée. Et si tu veux "marier" plusieurs femmes, tu dois commencer par te connaître toi pour savoir ce que tu vaux. – Et je me connais comment ? Comment je fais pour s avoir ce que je vaux ? C’est dans ma tête tout cela ? C’est là où je vais trouve r tout ce que je vaux ? – Mais dans le même temps, tu dois savoir que tu se ras toujours vulnérable et faible. À toi d’atteindre le juste équilibre entre la confiance en toi et ta vulnérabilité. Et c’est alors que tu trouveras la sagesse.