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€ternels remords

De
255 pages
Delabordrie, avant d'être un homme d'affaires avisé a été un homme aux affaires douteuses, sous le nom de Léo Dublé, dans la région de Cognac. Il avait choisi le Périgord comme refuge professionnel et sentimental, en compagnie de Emilienne Bordrie de la Gilbretière. Ils habitaient ensemble le château de la Bordrie. Léo Dublé avait voulu changer de patronyme et s'était affublé de celui de Delabordrie pour rompre avec le passé et mieux coller à sa nouvelle situation. Emilienne et Delabordrie, après avoir revendu un patrimoine acquis en commun s'étaient séparés. Delabordrie était resté à Périgueux pour gérer les litiges. Dans la solitude de ses longues soirées, il ne parvient pas à oublier le passé. Des fantômes surgissaient. Rêve ou réalité ?
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les fantômes du passé
ROMAN
Le Manuscr it w w w . m anuscr it . com
© É ditions Le Manuscrit, 2005 20, rue des Petits Champs 75002 Paris Téléphone : 08 90 71 10 18 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com
ISBN : 2748157699 (fichier numérique) ISBN : 2748157680 (livre imprimé)
J E A NC L A U D E D E S V I L E T T E S
I LE CHATE AU E N PE RIGORD L'été commençait et Delabordrie se trouvait retenu à Périgueux. Son voyage dans la région n’arrangeait pas sa situation ; ses procès traînaient, il n'en voyait pas la fin. Ces affaires — des litiges au sujet de transactions immobilières, en commun avec Emilienne — prenaient mauvaise tournure. Trois mois auparavant, elles paraissaient simples, pas même douteuses ces affaires; et, brusquement, tout avait changé. Il avait pris un avocat, cher à défaut d’être un spécialiste reconnu ; il n'avait pas ménagé l'argent bien qu’il n’aimât point le jeter par les fenêtres lorsqu’il s’agissait du sien ; mais, par impatience et par défiance, il s'était occupé luimême de certaines affaires : il courait les agences spécialisées, menait des enquêtes, et, en réalité, retardait tout ; à la fin, l'avocat l'avait engagé à s’éloigner. Mais il ne pouvait se résoudre à s'en aller. Trop de souvenirs le liaient à cette région en général et à Périgueux en particulier. Il habitait, dans le voisinage d’une boîte de nuit renommée, une maison bourgeoise qu'il avait rénovée depuis peu. Il n’y a pas très longtemps encore, avec Emilienne, ils trônaient dans le château de la Bordrie.
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€ T E R N E L SR E M O R D S
Emilienne était devenue la propriétaire d’un petit empire construit dans l’immobilier par son exmari : Jacques Bordrie de la Gilbretière. Outre les valeurs commerciales du fonds et quelques valeurs boursières, ce joli parti détenait également des immeubles et un petit château dans le Périgord. Jacques Bordrie de la Gilbretière, bien qu’issu de la noblesse Saintongeaise n’avait pas toujours roulé sur l’or. Sa famille avait été ruinée après les évènements de 1789. Depuis, de génération en génération, on préservait le nom, à défaut de vivre de ses rentes. Emilienne avait quitté Bordrie de la Gilbretière pour refaire sa vie avec Léo Dublé. A l’époque Léo Dublé sortait d’une rude épreuve : ruiné et déshonoré dans des affaires qu’il avait menées à Cognac avec un exassocié, Jean Cétout. Emilienne se trouvait être la bellesoeur de Jean Cétout. C’est d’ailleurs ce dernier qui avait fait se connaître Jacques Bordrie de la Gilbretière et Emilienne. Cela remonte à quatre décennies. Jacques Bordrie et Jean Cétout avaient une activité commune ; ils démarchaient pour vendre des encyclopédies dans la région niortaise. Ce dur métier s’exerçait le soir, lorsque les gens étaient rentrés à leur domicile.
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