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Un dimanche noir sur internet

De
74 pages

Dimanche 4 février 2001 : Flaviac. Dans ce petit village de l’Ardèche, la vie de Bertrand Loucouvière, un célibataire de 35 ans sans histoire, va basculer dans l’horreur.

Il a rendez-vous avec Julie, 25 ans, rencontrée sur internet. Le courant ne passera pas.

Une semaine plus tard, un appel à témoins est lancé à la télévision : la jeune femme a disparu. D’après ceux-ci, Bertrand serait la dernière personne à avoir croisé la route de Julie... Ils vont tous suspecter le comportement étrange de celui-ci, ainsi que l’inspecteur Varras, chargé de l’enquête, qui n’a aucun doute sur sa culpabilité... Mais Bertrand est-il vraiment lié à cette disparition inquiétante ? La vérité est entre les lignes. Saurez-vous la trouver ?


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Copyright
Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-332-92239-7
© Edilivre, 2017
Tous les personnages (noms, surnoms, descriptions, fonctions, etc…) mis en scène dans cet ouvrage sont entièrement fictifs. To ute ressemblance avec des personnes existantes ou disparues ne peut être que pure coïncidence.
« Chaque année en France, on compte entre 40 à 50.0 00 disparitions »
Chapitre 1 La mauvaise rencontre
4 Février 2001 : Seul le bruit de son briquet reten tit dans son petit appartement où le silence pesant et la solitude le rongent. Agacé, il allume à nouveau une cigarette où la fumée sera encore sa seule accompagnatrice. C’es t dimanche, dans un ennui intersidéral, il n’a comme d’habitude rien de prévu ce jour. Habitant à Flaviac, du côté du Clos de Flossac, Bertrand Loucouvière, la trenta ine et un célibat qui s’éternise, a une vie insipide dans ce petit village ardéchois. I l vit seul dans son 30 mètres carrés. Employé comme vendeur dans un magasin informatique sur Privas, capitale du marron glacé à quelques kilomètres, sa vie n’est qu’une su ite d’habitudes qu’il ne souhaiterait pas à son pire ennemi. Ici, l’hiver est rude et les animations sont rares. Le Ser-valanche, montagne dominant l’Ouvèze, abrite une po pulation sereine où la vie s’écoule paisiblement. Coutumier des sites de renco ntres sur internet, il va encore insister pour espérer un dialogue. Les rencontres s ont plus rares, les femmes sont tellement méfiantes… et pourtant timide et réservé, il ne ferait pas de mal à une mouche. En naviguant sur un site connu qui rassembl e des personnes de sa région, son attention s’arrête sur un pseudo amusant : « co ccinelle07 » il lui envoie : – « Alors ce dimanche tu t’ennuies pas trop toi ? »
Elle lui répond direct : – « Si justement, tu es d’où toi ? »
Pour une fois qu’une lui répond… et en parlant dura nt quelques minutes seulement, elle lui demande son téléphone, elle raconte s’être installée récemment dans le village avec ses parents. S’apercevant qu’ils n’habitent vr aiment pas loin, elle accepte un rendez-vous sans ambiguïté pour le connaître, pour tuer le temps comme elle dit.
– « J’en reviens pas » se dit Bertrand, il se passe enfin un truc dans ma vie, je pensais encore passer un dimanche d’ennui devant ma télé ou à faire mon ménage et voilà que mon après-midi bascule et je vais peut êt re rencontrer la femme de ma vie, qui sait ?
17h30 : Le rendez-vous est pris, il se rend sur la place du village au café du centre. Ils se reconnaissent, elle s’appelle Julie, 25 ans, ultra désirable, elle ne pas passe pas inaperçue parmi les villageois. Habillée en mini ju pe s’arrêtant en dessus du genou, collants noirs opaques et longues bottes en cuir no ir, elle n’a pas peur de tomber sur un pervers ou autre violeur. C’est un peu provoquan t pour un homme et surtout face à un inconnu, se dit Bertrand, mais bon elle assume. Installés près de la baie vitrée du bar, ils ont la vue sur le Le Ser-valanche et son r ocher imposant, encore parsemé de neige. Ils commandent ensemble un chocolat chaud po ur se réchauffer. Après des échanges banals sur leurs vies respectives, elle es t pressée de rentrer, jette des regards furtifs sur sa montre, il n’a apparemment p as fait bonne impression. Ayant l’habitude pourtant de parler pour deux, il prend u n visage dépité, voir agressif et lui explique que quelques minutes pour juger une person nalité semble un peu court. Ou alors il n’a peut-être pas lu son message derrière son habillement d’allumeuse ? Elle voulait peut-être comme on appelle vulgairement à n otre époque : « un plan cul » ? Du coup il lui laisse régler sa consommation. Le visag e sombre qui se dégage de Bertrand n’échappera pas à « Freddy », le barman qui n’a rie n d’autre à faire que de le fixer sans interruption. Après avoir fait quelques pas en la raccompagnant, Bertrand scrute
longuement sa silhouette sexy une dernière fois tra versant le passage des voûtes, puis qui s’efface peu à peu au loin au fond d’une ruelle sombre. Dans un froid glacial, la nuit tombe mais pas sa frustration où sa soirée se termi nera devant sa télé. La routine de son existence continue sans surprise. Une semaine p asse.
Lundi matin, 12 Février 2001 : Retour à son magasin informatique où il rejoint « ses collègues » loin d’être des amis, excepté bonjour e t bonsoir, ils n’ont pas grand-chose à se dire.
Il a vite oublié cette fille, ce n’est pas la premi ère fois qu’il se rend à des rendez-vous furtifs sans suite et sans intérêt. Rentrant le soir chez lui blasé, il allume sa télé, toujours branché sur les chaînes info mais là il tombe des nues.
La photo de la fille qu’il a rencontrée dimanche de rnier est placardée : « Avis de recherche pour disparition inquiétante ».
Le présentateur annonce sur un ton grave : – « Julie Darvau, 25 ans, n’a pas donné signe de vi e depuis dimanche dernier. Un appel à témoins est lancé. » Il éteint subitement l e poste. Il réfléchissait, il n’appellera pas la police pour leur enquête : il n’a rien à se reprocher, ne connaissant pas cette fille, ne l’aya nt vue que 20 minutes dans sa vie, il n’a pas envie de rentrer dans des emmerdes. Une erreur qu’il va bientôt regretter… Les jours passent, Bertrand dort mal, il va à son t ravail la bouche sèche, sans appétit et le ventre noué. Il fait obsession sur ce tte disparition n’ayant pourtant rien à se reprocher, il a juste peur d’être accusé…
15 Février 2001 :
Chapitre2 La garde à vue de Bertrand
– « Police, ouvrez !! » Réveillé en sursaut, Bertra nd ouvre paniqué. Un flic lui passe les menottes. – « Vous êtes en garde à vue ! » Il répond : « Très drôle ! » – « Tu vas moins rire par la suite », lui rétorqua un gendarme peu commode…
9h du matin au commissariat : Un homme baraqué en u niforme le reçoit : on lui propose un café mais il refuse, voulant en terminer au plus vite !
L’interrogatoire commence sur un ton agressif.
Le gendarme : – « Tu as entendu, Julie Darvau, 25 ans a disparu d imanche soir et tu as été identifié par des témoins t’ayant vu en sa compagni e le jour-même de sa disparition. Pourquoi tu n’as pas appelé la gendarmerie pour nou s signaler que tu as été en contact avec cette fille ? » Il répond : – « Car je n’ai rien à me reprocher...