Une fillette... Une guerre...

Une fillette... Une guerre...

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Français
28 pages

Description

« Ce livre est la biographie de mes jeunes années passées dans une atmosphère guerrière. Je suis issue d’une famille algérienne. Je n’ai pas connu mon père qui est décédé dès les débuts du conflit franco-algérien. Nous étions cinq enfants, dont une fille adoptée. Nous vivions dans une très grande pauvreté. Ma mère, n’ayant plus de mari, a élevé tant bien que mal ses cinq enfants qui, peu à peu, ont été dispersés à cause de la guerre qui commençait déjà à s’intensifier dans la région d’Oran. Nous n’avions pas vraiment de maison, mais nous logions sur une terrasse où se trouvait une buanderie qui nous servait d’abri. Ma mère qui, très souvent, ne parvenait pas à joindre les deux bouts, nous amenait à une association humanitaire pour obtenir quelques nourritures et des vêtements. »


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Publié par
Date de parution 19 octobre 2018
Nombre de lectures 1
EAN13 9782414256129
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-25613-6
© Edilivre, 2018
Préface
L’histoire de Marie-Christine, je la connais fort bien, pour l’avoir entendue régulièrement depuis de très nombreuses années. Connaître la vie d’une personne, ne veut pas forcément dire, «bien la comprendreCe fut mon cas. Selon moi, nul ne peut écrire la vie de ». quelqu’un, sans en avoir, tout en même temps, une juste compréhension. Là encore, il ne s’agit pas d’être d’accord, ou de ne pas être d’accord avec l’interaction de la personne concernée, quant à son vécu de guerre, dans son environnement, selon les évènements, dont elle a été la victime. Assurément, il me fallait exclure mes propres aprioris standards, aprioris liés à un archétype étranger à son environnement évènementiel, de sa propre histoire. Les évènements de guerre vécus par Marie-Christine, pourraient être rendus banals à toutes les guerres à travers le monde, si l’on s’en tenait seulement au témoignage des adultes. Mais un petit enfant, ici une fillette dont la psychologie est en plein développement, qui avait commencé à prendre conscience de cette guerre impitoyable, dès l’âge de trois ans(1955). Son témoignage ne vaut-il pas tout autant, que celui d’une adulte, ne trouvez-vous pas cher lecteur ? C’est en 1976, que Marie-Christine est devenue mon épouse. J’étais loin de me rendre compte, qu’en l’épousant, j’épousais aussi son lourd fardeau. Je ne pouvais donc pas lire avec exactitude son histoire, sans en comprendre le plus justement possible, tous les tenants et tous les aboutissants, de chacune des périodes de sa vie de jeune adolescente, en rapport avec ses réactions dans le temps présent, où elle me relatait tous ses évènements de guerre qui l’avaient traumatisée avec violence. Cela dura longtemps, jusqu’au jour, où nous avions été invités à Toulon, dans le Sud-Est de la France, chez un couple américain qui avait été missionné à cette époque(1950), par une ONG de leur pays, à s’occuper de la grande misère qui régnait dans les quartiers les plus défavorisés à Oran. Ces personnes furent donc des témoins oculaires, de la période oranaise de mon épouse, du moins, en partie seulement. À vrai dire, toutes les fois, où cette fillette de quelques années, se trouvait dans la détresse et abandonnée des siens, et les sollicitait pour obtenir de la nourriture ou des vêtements, ou quelque réconfort moral. Ce jour-là, Marie-Christine, heureuse et bouleversée de les retrouver, fit revivre en quelques instants, leur ancienne relation affective de son enfance malheureuse. Cette retrouvaille avec ses anciens amis, était pleine d’émotion, et incarnait cette vive affection qu’ils avaient eue pour cette fillette très perturbée, à cette époque troublée d’Oran, ville qui était le point géographique de l’Algérie le plus touché par de sanguinaires confrontations, pendant cette guerre Franco-Algérienne. Durant cette rencontre, beaucoup de souvenirs remontèrent à la surface. Puis, de fil en aiguille, Marie-Christine s’en vint à retracer toute cette période cruelle, d’une humanité inflexible et dépouillé de compassion, mise à part quelques cas isolés, à l’instar de ce couple américain et quelques Pieds Noirs qui eurent pitié d’elle, quelques semaines avant qu’ils ne quittent le territoire Algérien, pressés par...