Une lettre à l'humanité

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53 pages
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Un regard sur le monde en poèmes et en pensées. De textes remplis d’espoir à d’autres sujets plus sérieux, je vous emmène dans mon univers de ressentis et d’émotion face à la planète. Ce recueil parle de faits d’actualité d’hier et d’aujourd’hui en rapport avec les traces que nous, êtres humains, laissons sur notre passage. Résolument optimiste, altruiste et idéaliste, j’aime à croire que, tous ensemble nous pouvons nous donner la main et faire prendre conscience aux générations futures de l’avenir de notre si belle « Terre » et de tous ses habitants.



Le mot de l'éditeur :


Des textes poignants, qui nous touchent par la sincérité des mots et les messages d'amour qui s'en dégagent.

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EAN13 9791034805426
Langue Français

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Une lettre à l’humanité…
Isabelle Fluckiger Jachym Une lettre à l’humanité… Couverture :Néro Publié dans laCollection Electrons libres,
©Evidence Editions2018
Lettre à l’humanité À vous frères humains, je vous envoie ce message, Une bouteille jetée à la mer juste avant le naufrage. Quelques mots éparpillés, lancinants, qui résonnent Dans un murmure, qui s’envolent au vent de l’automne. Que ceux qui vont mourir demain ou prochainement, Essuient leurs larmes et expliquent aux enfants Pourquoi notre terre si riche devient un cimetière, Malgré les chants d’amour et les prières. À vous frères humains, de perpétuer ce message Au-delà de l’océan, à travers les nuages, Pour qu’une pluie de pensées d’amour et de fraternité S’abatte sur les contrées, mêmes les plus reculées. Que ceux qui vont donner la vie demain ou prochainement Retroussent leurs manches pour donner à leur enfant Un monde de jardins fleuris, des prairies, du soleil dans les cœurs. Le matérialisme et l’égoïsme n’ont jamais apporté le bonheur. À vous frères humains de m’accompagner à distribuer ce message Dans toutes les villes, les villages, et laisser dans notre sillage Un parfum d’espoir, de bienveillance, et de délivrance Pour notre si belle terre qui s’asphyxie dans la souffrance. Que ceux qui vont naître demain ou prochainement N’écoutent pas toutes les sottises des soi-disant « grands » Que l’innocence de l’enfance qui, hélas ! peu à peu se tarit, Reste le berceau de la sagesse qui illuminera leur vie. À vous frères humains, je vous écris ce message, Une carte postale griffonnée à la hâte, lors d’un voyage, Pendant une escale, dans la tourmente et la douleur, Devant la misère qui gangrène les peuples qui ont peur. Que ceux qui vont mourir demain ou prochainement, Que ceux qui vont donner la vie réfléchissent sérieusement, Pour que tous ceux qui vont naître puissent être accueillis Par un sourire qui respire toute l’immensité de la beauté de la vie. À vous frères humains, de continuer avec moi, ce message À travers l’univers, l’infini, à travers les âges… Pour que le cadeau que nous a fait notre créateur avec bonté Puisse tourner autour du soleil en paix toute une éternité. Vingt-neuf octobre deux mille huit, lieu « la Terre »,
Planète minuscule perdue dans l’univers. Un message d’une terrienne à ses semblables humains, Pour que le soleil se lève encore sur d’heureux lendemains…
Si la terre avait les mots… La beauté de la nature se reflète dans l’harmonie des êtres, vivant dans leur environnement, Dans les catastrophes naturelles qui remodèlent la terre, mouvement millénaire incessant, Elle tourne autour du soleil sans se préoccuper de nous, microbes avides et pollueurs, Même dans la douleur, la peur, nous n’avons jamais su apprendre de nos erreurs. Si la terre avait les mots… ils naîtraient de ses flots De l’océan s’élèveraient les premières vagues de sanglots Venus de ses entrailles abyssales, les premiers murmures Balaieraient les plages jonchées par nos ordures. La beauté de la nature se transmet dès les premiers rayons du soleil à l’horizon, Immaculée dans une rosée matinale qui pointe sur les premières fleurs en boutons. Elle virevolte dans une galaxie, dans une dimension infinie dont nous, crédules mortels, Cherchons à en percer les mystères, alors que nous saccageons notre propre ciel. Si la terre avait les mots, à coup sûr elle nous traiterait de « nigauds » D’enfants puérils qui n’ont jamais compris que c’est elle qui donne le tempo. Qu’un jour, elle reprendra ses droits sans nous demander notre avis. Les lois des hommes, elle les balaie dans les tsunamis… ne restent que des débris… La beauté de la nature se reflète dans la force absolue que dégage chaque naissance, Que ce soit dans le monde animal, végétal, chaque graine qui germe, a cette puissance Pour se battre, avoir la volonté de se dépasser, de mûrir et apporter sa contribution, Et nous, êtres « intelligents », ne pouvons rien contre sa perpétuelle évolution. Si la terre avait les mots… ils jailliraient de son écho, Celui qui gronde sous l’avalanche qui déploie son blanc manteau. D’un cri sourd, elle nous rappellerait qu’elle a le pouvoir de la sentence Avant de nous enfermer dans le plus mortel de ses silences. La beauté de la nature se reflète dans ses contrées froides illuminées d’aurores boréales, Ses terres où les vestiges des temps passés sont protégés dans l’atmosphère glaciale, Comme si ses secrets devaient être préservés de nos bêtises et de notre ignorance, Nous, les pauvres êtres encore trop jeunes, qui cherchons des réponses dans nos errances. Si la terre avait les mots… elle les garderait bien au chaud Dans les entrailles de son magma perpétuel, car la teneur de ses propos Se déverserait comme une onde de colère incendiaire… Pour nous démontrer que nous ne sommes que cendres et poussière… La beauté de la nature se reflète dans sa diversité, sa complexité, ses forêts immenses, Ses étendues désertiques, ses montagnes, ses odeurs, le fruit de sa corne d’abondance Que nous pillons malgré les mises en garde des « sages », qui nous conseillent la prudence. Les anciennes civilisations humaines nous ont laissé la richesse de leurs connaissances. Si la terre avait les mots… ils s’abattraient tel un fléau
Nous laissant orphelins dans un monde en chaos. Détruire pour reconstruire… Que faut-il en déduire… ? Et pourtant à chaque instant, à sa façon, elle ne cesse de nous parler, Même si certains d’entre nous préfèrent l’ignorer… d’autres savent encore l’écouter.
Aussi loin que le vent Immobiles, statiques dans cette société devenue factice, Tétanisés par la peur d’être montrés du doigt par la soi-disant justice, Englués dans les préjugés, les médisances et les mensonges, On n’ose plus crier tout ce mal-être qui nous ronge. Paralysé, automatisé dans les dettes et la surconsommation, Engraissé par de la nourriture industrielle et les addictions, Alcool, drogues, tabac, sexe, montées d’adrénaline et jeux vidéo, Peu à peu, ce monde illusoire emprisonne ton cerveau. Aussi loin que le vent, bien au-delà de l’étendue des océans, Laisse tes pleurs salés se mélanger aux miens jusqu’au firmament Pour que Dieu entende les soupirs de ceux qui croient au bonheur, À la douceur des saisons, des sourires et l’éclosion des fleurs. Cloué au fond de ton canapé à regarder la télévision devenue superficielle, Collé à ton fond d’écran, pianotant sur ton clavier, à croire au virtuel, Tu te délectes de musique et de divertissements, où...