Victimes 2 l’amour

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Kastor aime la Galette qui sort avec Ahmed. Fanta voudrait bien consoler Kastor, mais finalement quels sont les sentiments de La galette ? Et Kastor, comment va-t-il se tirer de cet imbroglio ?

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EAN13 9782350450766
Langue Français

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Victimes 2
l’a mour
Abra ha m SIDIBÉ
©Éditions Ganndal ISBN : 978-2-35045-076-6 B.P : 542, Conakry - GUINÉE Tél. : (224) 622 54 48 26 / 622 39 65 88 Courriel : ganndal.editions@gmail.com Blog : http ://editionsganndal.blogspot.com
Dépôt légal : Avril 2015
Tous droits réservés.
Kankan, ma ville natale, la ville de mon adoles-cence, de la drague, de l’amour… Une ville bien lotie, traversée par le fleuve Milo, aux rues poussiéreuses, bordées de manguiers qui apportaient une ombre fraîche pendant les longues journées de chaleur. Les nuits sans lune, la ville baignait dans l’obscurité. Quand il y avait le clair de lune, on veillait tard la nuit avec les amis. Il y avait du bonheur, de la convi-vialité et de la joie de vivre. Notre bande de copains était très à la mode, nous étions les branchés de la cité -les Boucantiers, comme on dirait aujourd’hui - On s’habillait branché: les gars portaient des pantalons en tissu de laine aux pattes d’Eph, des chemises aux manches longues bouffantes, des chaussures en plastique ou des sandales. Les gos s’habil-laient toujours en pagnes, wax, indigo et bazin, cousus avec fantaisie. Elles étaient tressées à la mode africaine.
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C’était l’époque du collège. Une période d’insouciance, de révolte, d’énergie, surtout de rêve. Que de souvenirs sur cette bande de potes : Abou, Bouzo, Cool B, Cérézo, Al Man, M’Baye, Ahmed, Korso, Lato, Popito… Parmi nous, des footballeurs, des danseurs, des sapeurs et des beaux parleurs. Nous étions vraiment les meilleurs des meilleurs, quoi ! Les autres bandes ou groupes s’appelaient : les Cosmos, Police, Espoirs,lesBad boys. Nous c’était lesHoroya Boys. LesCosmosétaient forts physiquement et nous interdisaient parfois l’accès au fleuve. Ils étaient jaloux de notre succès auprès des jeunes filles. Cependant, les groupes n’étaient pas violents comme c’est le cas des clans aujourd’hui qui utilisent des armes blanches ou des armes de guerre dans des combats interminables. Dans nos rencontres il n’y avait ni sexe bien qu’on parlât amour, ni alcool, encore moins de drogue. Les après-midi, on jouait au foot avant de se baigner au fleuve Milo. Un grand moment ! Car les filles étaient là. Elles étaient en paréo, avec « baya » autour des reins pour mieux nous séduire. Les garçons étaient en culotte. À l’époque il n’y avait pas de maillots de bain et même quand il y en avait, personne n’osait en porter. Nous les Horoya boysnous ratissions large chez ces
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