Zone blanche

Zone blanche

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14 pages

Description

La narratrice revient dans l’appartement où elle a aimé un homme.

Après la mort de celui-ci l’appartement a été vidé, remis à neuf, prêt à accueillir d’autres vies. Tout ce qui lui était familier a disparu.

Durant des heures, elle va rester assise sur le sol à fixer les murs blancs et ainsi accompagner la destruction des objets par celle de la mémoire, se laver des dernières traces pour tenter de sauver une part d’elle. Le deuil, l’absence de l’être aimé, la difficulté à rester debout, sont des thèmes qui hantent l’œuvre de Frédérique Germanaud et dont elle poursuit magnifiquement l’exploration dans ce texte sous forme de fragments.

Avec une écriture heurtée, quasi blanche et épurée, elle nous amène au plus près de la douleur de la narratrice.

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Date de parution 01 février 2017
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EAN13 9791096379293
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Zone blanche
Frédérique GERMANAUD
ISBN : 979-10-96379-29-3
© 15K - Février 2017
Couverture : Quentin Marcadet
15K propose des textes courts inédits à lire et à écouter sur supports numériques.
www.15k.fr
e mur blanc face à moi, le plâtre à nu. L’apparteme nt vidé dépouillé récuré. Acte d’iceLbergs, je fixe le nord. J’ai froid. Tout ce bl anc peut-être. Une fenêtre s’ouvre dans la de mise au clair, retour à l’état d’origine, à l’or iginelle propreté. Assise sur le moelleux d’une moquette bleue toute neuve, petite m er bouclée serrée ceinte soupente, carré gris. Douce lumière. Le ciel est si neutre qu’il semble voué à cette teinte. Il faudra bien que cela bouge pourtant, vers une pluie sombre ou une déchirure de bleu.
*
La pensée se cale sur la blancheur, s’étend dans le silence, l’absence, l’attente de rien. Ces vers de Du Bouchet me reviennent en mémoire : « une fenêtre/et toute la lumière vient de là ». Je ne confonds pas lumière et compré hension, aujourd’hui le poème se révèle littéralement. Le recueil se trouvait dans l a bibliothèque disparue. Il est désormais chez moi, sauvé avec une dizaine d’autres livres, d es carnets, un foulard. Trois fois rien. Une vie amoureuse tient dans une petite caisse. Pen dant des heures je ne bouge pas de ce mur, je suis un signe posé sur une page blanche.