CHAMPOLLION UN GENIE PERTURBATEUR
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Description

Pour raconter la vie chaotique et mouvementée de J.F. Champollion, dont les biographes s'étaient plutôt axés sur sa découverte de la traductiondes hyéroglyphes, l'auteur a choisi de le faire dialoguer en alternance avec son entourage, suivant les circonstances.ŠFondateur de l'égyptologie, il sera l'un des créateurs du musée de Louvre et s'éteindra, en pleine apogée, à 42 ans.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 mai 2011
Nombre de lectures 112
EAN13 9782296812925
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

CHAMPOLLION Un génie perturbateur
Roman historique Collection dirigée par Maguy Albet Dernières parutions Roselyne DUPRAT,Lawrence d’Arabie. Un mystère en pleine lumière, 2011. Emmy CARLIER,Madame la Marquise, 2011. Jean-François SABOURIN,Peuls l’empreinte des rêves, 2011. Rémy TISSIER,Le rescapé du temps,2011. Nelly DUMOUCHEL,Au temps du canal du Panama, 2010. Stéphanie NASSIF,La Lointaine, Le sacrifice de la Nubie, 2010. Anne GUÉNÉGAN,Les psaumes du Léopard, 2010. Tristan CHALON,Le prêtre Jean ou Le royaume oublié, 2010. Jean-Claude VALANTIN,La route de Qâhira ou l'exilé du Caire, 2010. Didier MIREUR,Le chant d'un départ, 2010. Ambroise LIARD,Dans l'ombre du conquérant, 2010. Marielle CHEVALLIER,Dans les pas de Zheng He, 2010. Tristan CHALON,Le Mage,2010. Alain COUTURIER,Le manuscrit de Humboldt, 2010. Jean DE BOISSEL,Les écrivains russes dans la tourmente des années 1880, 2010. Dominique PIERSON,Sargon. La chair et le sang, 2010. René LENOIR,Orages désirés, 2010. Philippe CASASSUS,Philippe, le roi amoureux, 2010. Jean-Claude FAUVEAU,Joséphine, l’impératrice créole, 2009. Roger BOUCHAUD,L’homme du Sahel, 2009. Tristan CHALON,L’homme-oiseau de l’île de Pâques, 2009. Danièle ROTH,Marie Roland, Sophie Grandchamp : deux femmes sous la Révolution, 2009.Luce STIERS,En route vers le Nouveau Monde. Histoire d’une colonie à New York au 17° siècle, 2009. Michel FRANÇOIS-THIVIND,Agnès de France. Impératrice de Constantinople, 2009. Petru ANTONI,Corse : de la Pax Romana à Pascal Paoli, 2009. Christophe CHABBERT,La Belle Clotilde. Le crime du comte de Montlédier, 2009. Michèle CAZANOVE,La Geste noire I, La Chanson de Dendera, 2009. Tristan CHALON,Sous le regard d’Amon-Rê, 2009. Yves CREHALET,L’Inconnu de Tian’Anmen, 2009. Jean-Eudes HASDENTEUFEL,Chercheur d’or en Patagonie, 2009. Jacques JAUBERT,Moi, Caroline, « marraine » de Musset, 2009. Alexandre PAILLARD,La Diomédée, 2009. Bernard JOUVE,La Dame du Mont-Liban, 2009. Bernard BACHELOT,Raison d’État, 2009. Marie-Hélène COTONI,Les Marionnettes de Sans-Souci, 2009. e Aloïs de SAINT-SAUVEUR,Philibert Vitry. Un bandit bressan auXVIIIsiècle, 2009.
Jean MAUMY CHAMPOLLION
Un génie perturbateur
L’Harmattan
Du même auteur Moi, Cadillac, gascon et fondateur de Détroit Editions Privat 2002 La Valette, Grand maître de la Victoire (Prix Clio de la ville de Senlis) Editions l’Harmattan 2006 Couverture : Portrait de Champollionjeune, © le Musée Champollion- Les écritures du Monde de Figeac.© L’HARMATTAN, 2011 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-13828-5 EAN : 9782296138285
L’auteur  Chirurgien d’abord en Afrique Centrale, j’ai ensuite exercé en clinique privée à Montauban. C’est là que, toujours féru d’histoire, j’ai été amené à m’intéresser aux hommes célèbres de ma Région de Midi-Pyrénées dont le temps avait peu à peu effiloché la renommée, voir le souvenir. Si bien que j’ai voulu les ranimer par le roman historique qui m’a paru être le meilleur moyen pour eux d’obtenir une large diffusion publique.  J’ai commencé par Cadillac, né au XVII° siècle à Saint Nicolas de la Grave (près de Castelsarrasin). C’est ce bel aventurier qui, devenu officier au Canada, avait fondé, en 1701 sur ordre de Louis XIV, le fort de Détroit pour barrer la route aux Anglais, avant de devenir le premier Gouverneur de la Louisiane. Oublié en France, mais non aux USA, la ville de Détroit l’avait honoré en baptisant de son nom une marque de voiture bien connue. Ce livre intitulé « Moi, Cadillac, gascon et fondateur de Détroit » a paru aux éditions Privat de Toulouse en juin 2002 avec un beau succès régional.  Mon deuxième sujet a été Jean Parisot de La Valette né près de Caylus au XV° siècle. Chevalier dans l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, il était devenu, après quarante ans de guerre maritime sur les galères de l’Ordre contre les Turcs, Grand Maître de l’Ordre de Malte. Victorieux adversaire de Soliman le Magnifique en remportant le Grand Siège de Malte, véritable Verdun du XVI° siècle, il a arrêté l’envahissement turc de la Méditerranée. Celui que les historiens ont appelé le Charles Martel de la Méditerranée, s’est éteint à Malte après avoir créé la ville qui porte son nom devenue capitale de la république de Malte. Ce livre intitulé « La Valette, Grand Maître de la Victoire » a paru aux éditions de l’Harmattan à Paris en mai 2006 et a remporté le prix Clio du livre d’Histoire que m’a remis l’Académicien Max Gallo au Salon du Livre de Senlis en novembre 2006.  Ce troisième livre sur Jean-François Champollion, né à Figeac, est aussi un roman historique, le premier sur cet homme de génie, déchiffreur des hiéroglyphes, qui a suscité nombre de biographies parfaitement documentées. Mais, là, contrairement aux deux précédents où j’avais comblé par le roman les épisodes mal connus des vies décrites, j’ai dû en choisir au contraire les plus marquants pour faire revivre au mieux, en marge de ses recherches, son quotidien peu accessible dans ces biographies, tout en me gardant de tomber dans l’emphase laudative et en respectant les stricts faits historiques. Puis-je ainsi avoir pu raviver la mémoire de ce fils du Quercy qui a tant contribué à l’éclat culturel français.
A ma femme Marie-Christine A mes filles Hélène, Catherine, Isabelle et Cécile
Avec ma profonde reconnaissance pour leur aide: A Jacqueline Héguy Au Musée Champollion-Musée des Ecritures de Figeac
Préface  Encore actuellement la décision prise en 1798 par le général Bonaparte d’aller conquérir l’Egypte, cette terre mythique mais lointaine à l’autre bout de la Méditerranée, apparaît étrange et surprenante. Qu’avait-il en effet à y gagner alors que, tout auréolé de ses victoires d’Italie sur les Autrichiens, il ne lui restait plus qu’à pousser la porte du Directoire pour accéder au sommet du pouvoir de la République ? Pourquoi préféra-t-il s’embarquer dans une telle aventure alors que le seul ennemi restant en arme contre la France était l’Angleterre au Nord ? La réponse, bien entendu, est multiple dans le contexte si particulier de l’époque.  L’une d’elles revient sûrement à Talleyrand Périgord, inamovible ministre des Affaires Etrangères, qui présenta devant l’Institut de France en 1797 un rapport sur « Les avantages à retirer des colonies dans les circonstances présentes ». Il ne faisait que reprendre une visée expansionniste sur la vallée du Nil exprimée plus de trente ans auparavant, sous Louis XV, par Choiseul (qui venait d’annexer la Corse un an avant la naissance du futur Empereur). Ce rapport parvenu à Bonaparte alors en Italie l’enflamma, car il avait déjà beaucoup rêvé de l’Orient… Et comme il était loin d’être le seul dans cet engouement qui s’enflait, l’idée fit rapidement son chemin au point d’être reprise devant le Directoire dès le 14 février 1798 avec une emphase annonciatrice : « L’Egypte n’attend qu’un gouvernement sage et éclairé pour mettre en valeur ses richesses »… d’autant que l’effondrement de l’empire ottoman étant imminent, il fallait empêcher la Russie et l’Autriche de s’emparer de ses dépouilles… Quant à l’Angleterre Bonaparte écrivait au Directoire : « Les temps ne sont pas éloignés où nous sentirons que pour détruire véritablement l’Angleterre, il faut nous emparer de l’Egypte permettant de rouvrir la route des Indes par Suez, ce qui lui porterait un coup fatal. » Les opinions étaient faites et les intentions claires.  A ce dessein d’une opération coloniale et stratégique s’ajoutait, d’évidence, une manœuvre sous-jacente de politique intérieure : les membres du Directoire, notamment Barras, voyaient là une occasion unique d’éloigner loin de France l’encombrant vainqueur d’Italie dont le prestige menaçait, assurément, le fragile pouvoir en place. Fouché ne s’y trompa pas en disant « que Bonaparte donna en plein dans le collier et avec ardeur dans cette
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conquête d’autant plus qu’il se flattait déjà de gouverner en sultan et en prophète… »  L’intéressé flaira le piège, bien sûr, et hésita. Débarquer en Angleterre avec l’armée qui se préparait à Boulogne ? C’était encore trop risqué. Ou alors replonger dans la fournaise des intrigues politiques parisiennes ?… Ah ! Ouiche ! Plutôt courir en Egypte sur les traces de César et d’Alexandre ! Pour le jeune et bouillant général la tentation était trop poignante et la chimère romanesque plus forte que le réalisme le plus froid, même si c’était folie de priver la France de sa meilleure armée et de se mettre à la merci de la supériorité navale britannique en Méditerranée. Chez Bonaparte le sublime pouvait côtoyer l’absurde jusqu’à succomber aux rodomontades de Talleyrand qui lançait : « L’Egypte fut jadis une province de la République romaine, il faut qu’elle le devienne de la République française. » Il décida donc de se fier à son étoile en acceptant du Directoire le commandement de cette expédition d’Egypte.  En vérité, la raison réellement porteuse de cette décision était la survenue, à la fin du XVIII° siècle, d’une égyptomanie effrénée qui avait saisi l’Europe comme une épidémie. Depuis le succès grandissant des ouvrages descriptifs des voyageurs explorateurs de la vallée du Nil, tout le monde se passionnait pour cette grande lueur muette mais toujours palpitante. Au point que les rois de Suède et de Prusse peuplaient leurs jardins d’obélisques, de pyramides et de sphinx, que Mozart composait la «Flutte Enchantée» et que les ébénistes habillaient leurs meubles de décors et de bronzes égyptisants à l’envi. La mode était à s’enthousiasmer et s’interroger sur la terre des Pharaons.  Comment avait-on pu oublier une civilisation qui avait duré 30 siècles avant notre ère ? Comment imaginer que les grandes Pyramides étaient déjà debout depuis 20 siècles lors de l’apogée de la civilisation grecque 500 ans avant J.C ? On réalisait enfin que Thèbes existait avant Babylone, que l’Egypte était bien la matrice de l’humanité, comme le disait la Genèse, et la mère des arts et des lettres. D’ailleurs pour transmettre son histoire et son savoir à la postérité, cette civilisation, la plus ancienne du monde, n’avait-elle pas gravé sur ses monuments grandioses d’extraordinaires écritures devenues, hélas, incompréhensibles depuis qu’en 384 l’empereur Théodose, pour consacrer l’avènement du christianisme devenu religion d’état de l’empire romain, avait imposé la fermeture des temples « païens » et interdit l’usage de toutes les anciennes écritures ? Celui qui trouverait la clé de la lecture des hiéroglyphes ouvrirait celle de cette civilisation devenue silencieuse. Quelles révélations inouïes seraient alors à attendre ! Qui trouverait ? Ah ! L’Egypte…  Quoiqu’on pense de Bonaparte et de ses campagnes militaires, on doit reconnaître le profond mérite qui lui revient d’avoir choisi d’emmener avec lui un aréopage scientifique d’une importance encore jamais vue. Et, si l’expédition d’Egypte fut un échec militaire complet, la somme considérable de connaissances recueillies fut un événement culturel dont le prestige dure encore.
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