Chronique du 14 juillet

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Français
13 pages
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Description

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Informations

Publié par
Date de parution 06 janvier 2014
Nombre de lectures 4
EAN13 9782366023275
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Couverture

Petite chronique du 14 juillet

Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.

Éditions Chronique
EAN : 9782366023275
Éditions Chronique
Mediatoon Licensing
15-27, rue Moussorgski – 75018 Paris
E-mail : contact@editions-chronique.com
Site Internet : http://www.editions-chronique.com
1865 - Première ascension du Cervin… et le drame
Mont Cervin, Suisse

13 h40, le mont Cervin – Matterhorn en allemand – est vaincu. Pas pour longtemps… Menée par l’alpiniste britannique Edward Whymper, et partie de Zermatt (Suisse), une cordée de sept hommes accède pour la première fois au sommet du Cervin, perché à 4 478 m d’altitude entre la Suisse et l’Italie. Plus bas, le guide Jean-Antoine Carrel et son frère, partis, eux, du versant italien, aperçoivent les pantalons blancs de Whymper. Découragés, ils font demi-tour…

Après de nombreuses tentatives, la dernière des trois grandes faces nord des Alpes – avec l’Eiger et les Grandes Jorasses – est conquise. Cela fait déjà plusieurs années que Whymper cherche à atteindre la cime convoitée du Cervin. Il y a deux jours, il est parti de Zermatt, accompagné du révérend Charles Hudson, de son jeune et inexpérimenté compagnon Douglas Hadow, du guide chamoniard Michel Croz, du vieux guide Peter Taugwalder et de son fils, et de Lord Francis Douglas. Tous les sept passent «  une heure bien remplie de vie glorieuse  » au sommet du Cervin. Mais dans la descente, c’est le drame. Hadow glisse et perd l'équilibre. Il renverse Michel Croz. Charles Hudson puis Lord Douglas ne parviennent pas à retenir la chute et sont à leur tour emportés. La corde se rompt brutalement, coup de chance pour Edward Whymper et les Taugwalder père et fils qui, eux, ne sont pas emportés. La chute est mortelle pour les quatre hommes. Edward Whymper ne se remettra jamais complètement de ce drame. «  Sans Croz, sans son flair de grimpeur, sa force prodigieuse et sa connaissance incomparable des glaces et des neiges, dira t’il, je n'aurais probablement jamais fait l'ascension du Cervin  ». Celui qu’on appelait « le prince des guides » meurt à 35 ans.

Une semaine auparavant, Whymper avait tenté de convaincre le berger et guide Jean-Antoine Carrel, de l’accompagner. Las, celui qu’on considère comme le meilleur grimpeur de son époque rêve, lui aussi, de réussir la première ascension du Cervin mais par l'arête italienne. C’est ce qu’il fait le 17 juillet suivant avec Jean-Baptiste Bich par l'arête du Lion (sud-ouest), plus difficile que l'arrête du Hörnli empruntée par Whymper. En 1879, l'arête de Zmutt (nord-ouest) est gravie par Mummery, Burgener, Petrus et Gentinetta. En 1941, la dernière arrête du Cervin, celle de Furggen (sud-est) est gravie de manière complète par Louis Carrel, Perrino et Chiara.

Attiré par les sommets plus que par les voies elles-mêmes, s’entourant des guides les plus expérimentés de son époque, « homme-charnière » entre l’alpinisme d’exploration et l’alpinisme sportif – son ouvrage recèle de très nombreuses notations scientifiques, Edward Whymper explorera ensuite le Groenland puis l’Amérique du Sud, en compagnie de Jean-Antoine Carrel et de son frère Louis. Ils effectueront plusieurs premières ascensions de grands sommets (Chimborazo, Sincholagua, Antisana, Guagua Pichincha, Cayambe, Sara-Urcu…). Pendant 6 mois, ils parcourront les plateaux du sillon interandin, passant de nombreuses nuits au-dessus de 4 000 mètres. Des expériences scientifiques viendront compléter ces exploits sportifs, prospections géologique, glaciologique et volcanique. En 1892, Whymper publie Voyages à travers les grandes Andes...