Chronique du 17  janvier
10 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Chronique du 17 janvier

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
10 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Description

ATTENTION ÉVÉNEMENT : Découvrez en exclusivité numérique la toute nouvelle collection CHRONIQUE D'UN JOUR !



Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur votre jour de naissance ou sur une date clef qui a marqué l’Histoire.


Des ouvrages précis et élaborés par les meilleurs auteurs des Éditions Chronique, réputées pour leur sérieux depuis plus de 30 ans.



Une collection à prix découverte unique pour apprendre sans se ruiner.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 06 janvier 2014
Nombre de lectures 5
EAN13 9782366024449
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture

Petite chronique du 17 janvier

Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.

Éditions Chronique
EAN : 9782366024449
Éditions Chronique
Mediatoon Licensing
15-27, rue Moussorgski – 75018 Paris
E-mail : contact@editions-chronique.com
Site Internet : http://www.editions-chronique.com
1993 - Procès du roi : la peine de mort
Paris, France

« Je ne croirai à la république que lorsque la tête de Louis ne sera plus sur ses épaules », a déclaré Marat. Depuis quelques semaines, le sort de Louis XVI se discute à la Convention. Si les modérés et certains Girondins souhaitent sauver le roi, incarcéré à la prison du Temple, les Montagnards veulent sa mort. Robespierre et Saint-Just réclament son exécution sans procès, mais la majorité veut une justice dans les formes.

En novembre dernier, on a découvert aux Tuileries les documents compromettants de "l'armoire de fer". La Convention a décidé de juger elle-même le roi, qui doit répondre aux accusations de trahison et de conspiration contre l'État. L'Assemblée accepte toutefois que l'accusé soit assisté de trois avocats : Malesherbes, Tronchet et Sèze. Le 26 décembre 1792 au matin, Louis XVI comparaît devant la Convention.

Après la plaidoirie de Sèze, il prend la parole et lit un court texte commençant par ces mots : « En vous parlant peut-être pour la dernière fois, je vous déclare que ma conscience ne me reproche rien et que mes défenseurs ne vous ont dit que la vérité. »

L’Assemblée a déterminé les trois questions qui vont être soumises au vote des députés : la première concerne la culpabilité du roi ; la deuxième, le recours au peuple ; la troisième, la peine à lui infliger. A la première question : « Louis est-il coupable ? », ils répondent « oui » à la quasi-unanimité. Au nom du peuple français, Louis est déclaré « coupable de conspiration contre la liberté de la nation et la sûreté générale de l'Etat ».

Le jugement sera-t-il soumis à la ratification du peuple ? Non, l'appel au peuple est rejeté par 424 voix contre 287.

Il ne reste plus qu’à répondre à la troisième question, et à fixer la peine à infliger à Louis. Le vote doit se faire nominalement et à haute voix à la tribune. Dans les galeries et dans la salle du Manège, une foule bruyante se presse : les patriotes viennent acclamer les députés qui auront choisi la mort, et huer les partisans de l'indulgence. Mais les sourires et les exclamations masquent mal la réelle angoisse...