Conquistadores, négriers et inquisiteurs

Conquistadores, négriers et inquisiteurs

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Français
262 pages

Description

Le conquistador, le négrier et l'inquisiteur sont trois grandes figures qui émergent de l'oeuvre de Bernard Grunberg. Ils ont participé à la conquête du Nouveau Monde, assujetti et exploité les populations rencontrées et connecté les espaces à l'échelle planétaire. Qu'ils soient bons ou mauvais, ils appartiennent profondément à l'univers dans lequel ils évoluent. Ils ont, chacun à leur façon, fait le XVIe siècle.

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Date de parution 25 juillet 2018
Nombre de lectures 1
EAN13 9782336848334
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Titre
Éric ROULET (édit.) Conquistadores, négriers et inquisiteurs Trois figures majeures du monde colonial e e américain XVI -XVIIIsiècles Hommages à Bernard Grunberg
Copyright
éditeur : Éric ROULET mise en page et maquette : Éric ROULET assistante d’édition : Corinne RAMEAU couverture : André THEVET,Les vrais pourtraits et vies des hommes illustres, 1584, fol. 385r. Cliché : Franck Lestringant. © L’Harmattan, 2018 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr EAN Epub : 978-2-336-84833-4
INTRODUCTION
e conquistador, le négrier et l’inquisiteur, ce sont ces trois grandes figures qui émergent de L l’œuvre de Bernard Grunberg. Des hommes plutôt que des structures ou des institutions car l’histoire est avant tout faite d’hommes. Le grand mérite de Bernard Grunberg est de les faire parler, non pour les laisser s’épancher, mais pour les comprendre, eux et leur époque si étrange à nos yeux, alors que leur monde est en plein basculement depui s la découverte du nouveau continent, l’assujettissement des populations rencontrées et leur exploitation, la conquête de nouvelles contrées et la connexion des espaces à l’échelle planétaire. Ils ne peuvent être détachés de l’univers dans lequel e ils évoluent. Ils ont chacun à leur façon fait le XVI siècle. Le conquistador d’abord, mais ne faudrait-il pas plutôt dire les conquistadores car ils suivent des itinéraires variés, ont des aspirations et des réussites diverses. Le conquistador est une représentation, l’incarnation d’une épopée, les conquistadores sont les hommes réels qui la font. Les conquistadores donc semblent faire corps avec Bernard Grunberg, tellement il s’est attaché à leur personnalité, leur parcours, leurs ambitions, leur fortune, leur désespoir aussi. Ces conquistadores, il les a côtoyés pendant de longues années, des décennies même, avant de livrer dans sa thèse d’étatL’Univers des e conquistadores dans la conquête de la Nouvelle-Espa gne pendant la première moitié du XVI siècle’il a livré au public au travers de plusieurs, un matériau magnifique de plus de 3 000 pages, qu livres, dont le plus ambitieux, et certainement le plus utile, est sonDictionnaire des conquistadores de Mexico, gigantesque œuvre prosopographique toujours en évolution au hasard des découvertes et des recherches dans les archives dont la première édition date déjà de 2001 et dont la prochaine, mais elle ne sera assurément pas la dernière, est à veni r. Pierre Chaunu a dessiné les contours et l’importance du travail de Bernard Grunberg : « Une phrase résume bien dix-neuf ans d’un labeur érudit exemplaire, une phrase qui a été pour moi plus et mieux qu’une confirmation, la pièce qui me manquait pour mettre de l’ordre dans mes pensées, le chaînon manquant qui permet, enfin, de lire simplement ce qui paraissait, hier encore, chaotique et contradictoire. “La répartition du butin après la chute de Mexico montre non seulement que les conquistadores ne tirèrent presque aucun profit de leur participation à cette entreprise mais surtout 1 qu’un bon nombre y laissa une partie de sa fortune personnelle .”  Il lui a avoué sa dette. On ne peut espérer finalement plus bel hommage. Je n’ai entendu Bernard Grunberg évoquer Pierre Chaunu qu’avec un profond respect et une vraie admiration. Le terme de « maître  n’aura jamais été aussi bien employé. Et s’il connaît les errements ou les emportements du « maître , il ne cesse de rappeler son importance et son aura. Ce conquistador, c’est bien entendu d’abord Hernán Cortés. Et si Bernard Grunberg ne s’est pas essayé à en rédiger la biographie, mais peut-être ce moment viendra-t-il, Bartolomé Bennassar, qui s’est lancé sur les traces du conquérant, avoue qu’ il n’aurait rien pu faire sans ses synthèses et 2 surtout son dictionnaire des conquistadores dans lesquels il puise abondamment . Il donne par là même l’ampleur de sa dette et souligne un autre aspect de ce qui fait la valeur du travail de Bernard Grunberg pour la communauté scientifique : permettr e à tous l’accès aux sources en donnant systématiquement les références les plus complètes et en offrant une première synthèse aisément accessible grâce à des tableaux et à des cartes. Mais Cortés n’est pas seul. Bernard Grunberg s’est essayé au portrait d’hommes et de femmes moins dans la lumière comme Cindo de Portillo, Rodrigo Rengel, Beatriz Bermúdez Velasco et Beatriz Palacio s. Mais il est un grand œuvre qu’il lui reste à accomplir : Bernal Díaz del Castillo, le célèbre co mpagnon de Cortés et l’auteur d’une inoubliable Histoire véridique de la conquête. Bernard Grunberg l’a évoqué à de multiples reprises, mais par petites touches, plutôt des instantanés. Bernal Díaz del Castillo attend son biographe. La figure du négrier appartient elle aussi à l’univers américain. Les Noirs sont rapidement, après l’épuisement de la main-d’œuvre indigène et le déclin démographique, une évidence et une nécessité pour les colons et les autorités. Le commerce s’org anise assez rapidement. Bernard Grunberg a consacré plusieurs articles à la place des Noirs dans le monde américain, en soulignant toujours combien, faute de témoignage direct des esclaves, il était difficile pour l’historien de travailler su r cette thématique. Il convient dès lors d’avancer avec précautions pour tenter d’analyser le sentiment des Noirs. Son analyse de la révolte sur le négrier l’Africainen 1738 est une bonne illustration de
son travail méthodique et prudent. L’appui de l’Agence nationale de la recherche (ANR) en 2008 pour un projet de corpus sur les Petites Antilles a aussi été l’occasion de revisiter le monde américain, à une autre époque, quelques décennies après la grande aventure espagnole, alors qu’Anglais et Français se sont lancés à leur tour dans la colonisation, en suivant les pas des puissances ibériques. La question portait sur les Caraïbes e e et leur culture matérielle et la façon dont ils étaient perçus par les Européens du XVI et du XVII siècle. L’esclavage, même si cela n’était pas au ce ntre du projet, a inévitablement été évoqué. Bernard Grunberg a ainsi pu donner de nombreuses no tices sur la situation des esclaves dans plusieurs ouvrages. Les esclaves sont bien présents dès le début de la colonisation française des îles. Les Français ont déporté ensuite des centaines de milliers d’Africains pour servir dans les champs des planteurs à Saint-Christophe, à la Guadeloupe, à la Martinique puis à Saint-Domingue. Ce commerce ne s’est pas fait sans larmes ni sans violence et B ernard Grunberg a rappelé que les Africains ne furent pas une main-d’œuvre soumise, et qu’ils surent se révolter et manifester leur envie de liberté, en replaçant toujours les attitudes des uns et des autres, les esclaves et les négriers, dans leur époque où l’on ne fait pas trop de sentiment. Il y a bien des attitudes qui nous révoltent aujourd’hui alors qu’elles allaient de soi dans un monde d’Ancien Régime fait de violence et d’inégalité profonde et où la loi du vainqueur piétine les droits des vaincus. Afin de permettre une meilleure compréhension des prémices de la société coloniale en Amérique, Bernard Grunberg s’est également intéressé à l’Inqu isition. Les aspects religieux ne requièrent pas l’essentiel de son attention, il regarde les hommes ou plutôt comment les hommes de la Nouvelle-Espagne et notamment les inquisiteurs, à commencer par l’évêque de Mexico, le franciscain Fray Juan de Zumárraga, ont agi à travers cette institut ion si redoutable qu’est le Saint-Office pour encadrer cette société naissante. Les procès sont nombreux. Ils concernent surtout les Espagnols. Mais quelques Indiens ont dû se soumettre à son exercice pour répondre aux impératifs religieux et moraux de leur conversion au christianisme. Son livre sur l’Inquisition apostolique mexicaine tiré de sa thèse de troisième cycle est une bonne synthèse savamment documentée et étayée à partir de près de 700 procès des archives générales de la Nation de Mexico qu’il a pu consulter. Les microfilms des archives qu’il avait acquis lors de ses voyages au Mexique lui ont permis d’avoir toujours ce matériau à sa disposition pour affiner dans plusieu rs articles qui ont suivi sa vision de l’institutio n. L’Inquisition apostolique mexicaine naît avec la Co nquête. Elle s’achève avec la formation du tribunal permanent du Saint-Office à Mexico par Philippe II. Le temps a passé. Ces hommes, qu’ils soient conquistadores, négriers ou inquisiteurs, qu’ils soient bons ou mauvais, Bernard Grunberg les a écoutés avec passion avec leurs qualités, leurs défauts. Car Bernard Grunberg est un passionné. Il est animé d’une passion pour l’Amérique et le Mexique en particulier. Elle remonte à loin, ce sont ses premiers pas dans la recherche. Puis à Strasbourg II où il était chargé de cours en civilisation hispanique et à Reims où il a officié durant plus de vingt ans, d’abord comme maître de conférences (1994-1995) puis comme profes seur des universités (1995-2016), il a communiqué à ses étudiants son amour du Mexique et sa rigueur dans la recherche. Mais j’aimerais aussi ici évoquer l’ami. J’ai rencontré Bernard Grunberg en 1999, il y a un siècle, à l’occasion d’un colloque qu’il avait organisé à l’université de Reims sur la question du métissage dans les espaces extra européens. Cette première rencontre fut suivie par de nombreuses autres. En 2001, je suis venu à Reims en tant que P RAG. Nous a vons beaucoup échangé et voulu monter un projet commun. Ce fut le séminaire de l’histoire de l’Amérique coloniale. Ce séminaire a duré 10 ans et a accueilli en son sein tous les plus grands spécialistes du monde américain pour le plus grand bonheur des étudiants qui ont pu ainsi se confronter à la recherche et aux différentes approches et écoles historiographiques. Chaque année s’articulait autour d’un thème qui a donné son titre aux différents volumes de la collection desCahiers de l’histoire de l’Amérique coloniale(CHAC) que les éditions L’Harmattan ont accueillis. Ce séminaire a été le prolongement du travail entrepris par Bernard Grunberg depuis son arrivée à Reims, il l’a amplifié et lui a donné plus de visibilité. Les étudiants ne s’y sont pas trompés. Bernard Grunberg a ainsi encadré de nombreux mémoires de maîtrise et de masters pour l’essentiel consacrés à l’Amérique et plusieurs thèses dont quelques-unes sont encore en cours. L’indispensable travail sur l es sources a été rendu en grand partie possible grâce à la politique d’acquisition des sources manu scrites développée par Bernard Grunberg depuis son travail sur les conquistadores avec l’acquisition de nombreux microfilms des archives qui, passés
aux étudiants, leur ont permis de poursuivre leurs recherches aisément, mais aussi l’acquisition de livres. Le programme de l’ANR a été une opportunité formidable pour poursuivre à Reims l’américanisme. Le programme a fédéré les énergies et permis non seulement d’accroître considérablement le rayonnement du séminaire par l’ invitation de collègues qui se consacraient davantage aux espaces français, mais a permis aussi de créer des synergies, d’établir des comparaisons avec les autres domaines d’études, archéologie, histoire de l’art, et de développer des partenariats avec l’Université de Leyde et le Musée du Quai Branly. Bernard Grunberg a su tirer le meilleur de nous, ma is n’en a jamais tiré orgueil ou profit en reconnaissant la part de travail que chacun a effectuée sans imposer un domaine d’investigation afin que tous puissent y trouver leur compte. Mais un historien, fût-il aux multiples talents, ne va jamais seul. Son épouse Josiane a joué un grand rôle dans cette aventure. Elle est l’infatigable lectrice et correctrice des livres et articles de Bernard Grunberg et des volumes publiés par le SHAC. Bernard Grunberg a eu l’ambition de faire de Reims un lieu privilégié de l’américanisme. Les rencontres du séminaire et les publications témoign ent de cette réussite. Le temps de la reconnaissance par ses pairs est venu. Il a ainsi o btenu la chaire « Marcel Bataillon  à l’Université nationale autonome de Mexico (UNAM), en 2007, puis a été élu membre de l’European Academy of Humanities, Letters and Sciences en 2011. Désormais professeur émérite, il poursuit ses activités. Il a tant encore à faire, à dire et à écrire. Les temps rémois, ne nous faisons pas d’illusions, ne furent pas toujours cléments. Cela appartient à la vie des établissements universitaires et des laboratoires. Certaines décisions n’ont pas facilité le travail, mais, Bernard Grunberg a tenu bon, il a gardé le cap et finalement passé les épreuves pour donner une œuvre, fruit d’un travail et d’une ambition. Le SHAC aura duré ainsi jusqu’au dernier mois de l’année universitaire 2015 -2016. L’hommage que lui ont rendu avec émotion, lors de la dernière séance du séminaire le juin 2016 les étudiants, anciens et nouveaux, a montré qu’il était l’homme de la situation. Aujourd’hui, ce sont ses collègues et anciens étudi ants qui se sont à nouveau réunis pour lui offrir ce témoignage de leur amitié. Je les en remercie. Pour lui. ÉRIC ROULET Université Littoral-Côte d’Opale
1Pierre CHAUNU,Colomb ou la logique de l’imprévisible, Paris, François Bourin, 1992, p. 259. Un an plus tard, Pierrre Chaunu écrit : « Ce que Bernard Grunberg m’a apporté […] ce qu’il nous a apporté, toute ma génération avait désespérément refusé de le croire  (Pierre CHAUNU, « Préface , dans Bernard GRUNBERG,L’univers des conquistadores, Paris, L’Harmattan, 1993, p. 11). 2 Bartolomé BENNASSAR,Hernan Cortés, Paris, Payot, p. 319, 324, 325, 334. « Ce livre [L’univers des conquistadores] fait la synthèse de l’énorme travail de l’auteur [Bernard Grunberg]  (ibid., p. 324).
BIBLIOGRAPHIE DEBERNARDGRUNBERG
OUVRAGES Édition de textes Hernán CORTÉS,La conquête du Mexique, Paris, Maspéro/La Découverte, 1982. Bernal DÍAZ DELCASTILLO,pagneHistoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Es , Paris, Maspéro/La Découverte, 1980, 2 vol. Collection de sources sur les Indiens caraïbes : vol. 1 et 2. Charles de RochefortHistoire naturelle et morale des îles Antilles de l’Amérique. Éd. de B. Grunberg, B. Roux, J. Grunberg, Paris, L’Harmattan, 2012 ; vol. 3. Pacifique de Provins et Maurile de Saint-Michel.Missionnaires capucins et carmes aux Antilles.Éd. de B. Grunberg, B. Roux, J. Grunberg, Paris, L’Harmattan, 2013 ; vol. 4.entras, L’Anonyme deVoyageurs anonymes aux Antilles : L’Anonyme de Carp Saint-Christophe, L’Anonyme de Grenade, La relation du gentilhomme écossais, L’Anonyme de Saint-Vincent. Éd. de B. Grunberg, B. Roux, J. Grunberg, Paris, L’Harmattan, 2013 ; vol. 5. M issionnaires dominicains (I) : Philippe de Beaumon t, André Chevillard, M athias Du Puis, Pierre Pélican. Éd. de B. Grunberg. B. Roux, J. Grunberg, Paris, L’Harmattan, 2016 ; vol. 6. M issionnaires dominicains (I) : Raymond Breton. Éd. de B. Grunberg. B. Roux, J. Grunberg, Paris, L’Harmattan, 2018 (à paraître) ; vol. 7.Auteurs étrangers. Cosimo Brunetti, Urbano Cerri, Álvarez Chanca, Cristóbal Colón, Hernando Co lón, M iguel de Cúneo, Thomas Gage, Johannes de Laet, Pierre M artyr Anghiera, John Nich oll, Gerónymo Pallas, Alfonso de Santa-Cruz, John Smith, Nicolaus Scyllacius / Guillaume d e Coma, Simone del Verde (à paraître) ; vol. 8.ier, la Gazette, sieur de La Borde,Autres voyageurs. Caillé de Castres, Guillaume Copp Léonore de La Fayolle, Daniel Le Hirbec, le M ercure françoisparaître) ; vol. 9. (à M issionnaires jésuites. Antoine Boislevert, Jacques Bouton, Étienne de La Pierre, Jean Hallay, Adrien Le Breton, Pierre-Ignace Pelleprat(à paraître) ; vol. 10 -12.M issionnaires dominicains (III) : Jean-Baptiste Du Tertre(à paraître). Livres e L’Univers des conquistadores. Les hommes et leur co nquête dans le M exique du XVIsiècle, Paris, L’Harmattan, 1993. Histoire de la conquête du Mexique, Paris, L’Harmattan, 1995. L’Inquisition apostolique au M exique. Histoire d’un e institution et de son impact dans une société coloniale (1521-1571), Paris, L’Harmattan, 1998. Dictionnaire des conquistadores de Mexico, Paris, L’Harmattan, 2001. (en collaboration avec J. Montemayor),L’Amérique espagnole (1492-1700). Textes et documen ts, Paris, L’Harmattan, 2014. Direction d’ouvrages (en collaboration avec M. Lakroum) (dir.),Histoire des métissages. Nouveaux mondes, nouveaux peuples ?,Paris, L’Harmattan, 1999. Écrits et peintures indigènes (Cahiers d’Histoire de l’Amérique coloniale, n° 1), Paris, L’Harmattan, 2006. Enjeux et difficultés d’un modèle européen dans les sociétés coloniales (Cahiers d’Histoire de l’Amérique coloniale, n° 2), Paris, L’Harmattan, 2007. Le Champagne : regards croisés sur une identité en mutation, Reims, 2007. Le contrôle de la vie religieuse en Amérique (Cahiers d’Histoire de l’Amérique coloniale, n° 3), Paris, L’Harmattan, 2008. Villes et sociétés urbaines en Amérique coloniale(Cahiers d’Histoire de l’Amérique coloniale, n° 4), Paris, L’Harmattan, 2010. Les Indiens des Petites Antilles. Des premiers peup lements aux débuts de la colonisation