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Correspondance politique de deux officiers français

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40 pages

TOUT le monde se mêle ici de politique, point de visite, point de repas, point de parties qui se passent sans cela : mais on finit toujours par se disputer avec aigreur : le bourboniste dit des injures au napoléoniste, qui les lui rend au double ; le modéré lui-même s’emporte, en recommandant aux autres la modération.

Quand trouverai-je un homme qui veuille raisonner avec calme et bonne foi ?

Nous avons la paix, disent bien des gens, d’un air de satisfaction.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Arsène Jacques
Correspondance politique de deux officiers français
LETTRE PREMIÈRE
ALBERT A ERNEST
TOUT le monde se mêle ici de politique, point de vis ite, point de repas, point de parties qui se passent sans cela : mais on finit to ujours par se disputer avec aigreur : le bourboniste dit des injures au napoléoniste, qui les lui rend au double ; le modéré lui-même s’emporte, en recommandant aux autres la m odération. Quand trouverai-je un homme qui veuille raisonner a vec calme et bonne foi ? Nous avons la paix, disent bien des gens, d’un air de satisfaction. Oui sans doute nous avons la paix, mais elle ne durera qu’autant q ue l’on voudra bien nous en laisser jouir. On ne voit que le présent ; on préfère une tranquil lité momentanée, précaire, à de violentes secousses suivies d’un long repos : ces d eux mots, force et paix, sont inséparables selon moi. Toutes les guerres entreprises par Napoléon, tenaie nt à un plan vaste dont l’exécution eût amené la chûte de l’Angleterre. Peu t-être fallait-il que l’Empereur marchât plus lentement vers le but qu’il se proposa it d’atteindre, peut-être devait-il, en circonscrivant la France dans ses limites naturelle s, chercher moins à faire des conquêtes que des alliances, soumettre les peuples moins par la force des armes que par des bienfaits, et leur présenter son système so us un autre point de vue, qui leur en démontrât pour eux-mêmes, les inappréciables avanta ges. D’ailleurs, comme la nature a donné, dit Jean-Jacqu es dans son contrat social, des termes à la stature d’un homme bien conformé, passé lesquels elle ne fait plus que des géants ou des nains, il y a de même, eu égard à la meilleure constitution d’un Etat, des bornes à l’étendue qu’il peut avoir. Il e xiste dans tout corps politique, un maximum de forces qu’il ne saurait passer ; et dont il s’éloigne souvent à force de s’agrandir. Plus le bien social s’étend, plus il se relâche, et en général, un petit Etat est proportionnellement plus fort qu’un grand.
LETTREII
ERNEST A ALBERT :
Les grands évènemens des années 1812, 1813 et 1814 offrent un inépuisable sujet de réflexions aux publicistes, aux philosophes, et surtout aux rois.