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Corse française et Sardaigne italienne

De
230 pages
En changeant de tutelle au XVIIIe siècle, la Corse et la Sardaigne entrent dans le giron d'Etats-nations contemporains qui vont s'efforcer de les intégrer. Cet ouvrage reconstitue les politiques de nationalisation menées pour l'essentiel entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle jusqu'à la Première Guerre mondiale. Passant en revue les phénomènes de scolarisation, de migrations et de politisation, il montre les rythmes de transformation et leurs limites dans ces deux régions périphériques ainsi que la réalité de la persistance de particularismes locaux.
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Christophe Roux
CORSE FRANÇAISEET SARDAIGNE ITALIENNE
Fragments périphériquesde construction nationale
Corse française et Sardaigne italienne Fragments périphériques de construction nationale
Logiques politiques Collection dirigée par Yves Surel Créée en 1991 par Pierre Muller, la collection «Logiques politiques »a pour vocation principale de publier des ouvrages de science politique, ainsi que des livres traitant de thématiques politiques avec un autre angle disciplinaire (anthropologie, économie, philosophie, sociologie). Elle rassemble des recherches originales, tirées notamment de travaux de doctorat, ainsi que des ouvrages collectifs sur des problématiques contemporaines. Des séries thématiques sont également en cours de développement, l’une d’entre elles visant à publier des ouvrages de synthèse sur les systèmes politiques des États-membres de l’Union européenne. Dernières parutions Nicolas HARVEY,Le Monde diplomatique: un concept éditorial hybride au confluent du journalisme, de l’université et du militantisme, 2014. Christel BOSC,Faire carrière dans l’écologie. Dynamiques françaises de politisation de l’environnement urbain, 2013. Didier CHABANET et Laurent FANIEL (sous la dir.),Les mobilisations de chômeurs en France, 2013.Dominique Labbé et Denis Monière,La campagne présidentielle de 2012. Votez pour moi !, 2013. Huseyin SEVIM,La politique européenne de la Turquie. Acteurs, processus et enjeux (1980-2008), 2013. Patrick QUANTIN et Andy SMITH (sous la dir. de), Délibération et gouvernance. L’émergence d’une logique d’action ?, 2012. Laura MICHEL,Les industriels et le développement durable. Le cas de l’industrie cimentière, 2012. Cécile Pelaudeix, Alain Faure & Robert Griffiths (eds),What Holds the Arctic Together?,2012.Xabier ITÇAINA et Julien WEISBEIN (sous la dir.),Marées noires et politique. Gestion et contestations de la pollution du Prestigeen France et en Espagne. Christophe VOILLIOT,Éléments de science politique, 2010
Christophe Roux Corse française et Sardaigne italienne Fragments périphériques de construction nationale
Du même auteur Roux C. (dir.), L’Italie du politique, Montpellier, Climats, 2003 Numéro spécial dePôle Sud, 19 Conti N., Roux C., Tronconi F. (eds), Parties and Voters in Italy. The Challenges of Multi-level Competition, Londres, Routledge, 2009 Numéro spécial deModern Italy, 14 (2) Roux C. (dir.), L’Europe du Sud dans la crise, Montpellier, ARPoS, 2013 Numéro spécial dePôle Sud, 39© L'HARMATTAN, 2014 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-30255-3 EAN : 9782336302553
Remerciements
Cet ouvrage reprend, sous une forme abrégée et révisée, une partie de ma thèse de doctorat en science politique préparée en cotutelle franco-italienne à partir de la fin de l’année 2000 auprès des Universités de Lille 2 et de Sienne. Elle fut soutenue en décembre 2005 devant un jury composé de Mario Caciagli, Maurizio Cotta, Xavier Crettiez, Michel Hastings, Hubert Peres et Donatella della Porta que je remercie ici pour leur lecture critique attentive. Des remerciements plus spécifiques doivent être adressés à mes codirecteurs de thèse, Michel Hastings et Maurizio Cotta. Le premier, à Lille, pour ses encouragements précoces, sa disponibilité constante, ses conseils toujours avisés et son écoute généreuse au gré de toutes les étapes qui ont marqué ce parcours de recherche. Une pensée accompagne également dans son sillage le petit noyau dur de comparatistes qui m’ont sensibilisé à la démarche à Lille (notamment Elise Féron, André-Paul Frognier, Laurence Morel et Jean-Louis Thiébault). La décision de mon second codirecteur, à Sienne, d’accepter de jouer le même rôle lui vaut un doublegrazie. Non seulement pour avoir encadré avec rigueur mais aussi ouverture d’esprit ce même travail doctoral pourtant influencé par ma formation d’origine, mais également pour m’avoir donné la chance de participer à la grande aventure du CIRCaP. Ma première année de thèse a en effet coïncidé avec celle du lancement du programme doctoral en politique comparée et européenne de Sienne. Ce fut le début de mes «années italiennes» (préparées linguistiquementsous les drapeaux grâce à la générosité d’Alessandro Corsi à la « Dante Alighieri » de Paris) puisque, dans les faits, c’est en Italie que s’est déroulée l’essentiel de mon expérience professionnelle de 2001 à 2007. Au CIRCaP, j’ai eu le privilège de voir se construire un programme innovant basé sur une ouverture internationale inédite et portée par un groupe de chercheurs (à l’époque, outre Maurizio, Teresa Ammendola, Paolo Bellucci, Jean Blondel, Sabrina Cavatorto, Pierangelo Isernia et Luca Verzichelli) mariant l’enthousiasme pour la discipline à un professionnalisme exemplaire et communicatif. Autour d’eux, trop longue est la liste des membres dupiccolo mondodu CIRCaP au côté desquels j’ai été heureux et chanceux d’effectuer un peu de chemin. Chacun(e) se reconnaîtra et saura, en lisant ces lignes, l’affection que je lui conserve alors que les années sont si vite passées. Sur le terrain, ma familiarité vis-à-vis de la Corse n’avait pas de pendant en Sardaigne où j’ai contracté bien des dettes. Trop nombreuses pour toutes être rappelées ici, je ne saurais cependant taire la reconnaissance particulière qui est la mienne envers Antonella Fois et Michele Pinna qui m’ont tant aidé lorsque je découvrais leur île généreuse et attachante. Comme tout travail de recherche sociohistorique, celui consigné dans ces pages a été facilité en amont par la disponibilité des bibliothécaires, archivistes et collègues à Ajaccio, Cagliari, Corte, Paris, Romeet Sassari:
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qu’ils soient tous également remerciés, avec une mention spéciale pour Anna Lucia Tilocca Segreti à l’Archiviodi Stato di Sassaricomme, à tout l’Université de Cagliari, Mariarosa Cardia, Raffaele Cattedra, Gian Giacomo Ortu et Fulvio Venturino et, à l’Université de Bari, Daniele Petrosino. Le long parcours de recherche ainsi emprunté a été rendu matériellement possible grâce à une série de soutiens institutionnels: une allocation de recherche de l’École doctorale des sciences juridiques, politiques, sociales et de gestion de l’Université Lille 2, un contrat d’Attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’Institut d’Études politiques de Lille et deux séjours postdoctoraux au Centre Interdépartemental de Recherche sur le Changement Politique (CIRCaP) de l’Université de Sienne epuis au Centre d’Études Politiques de l’Europe Latine (CEPEL-CNRS) à l’Université Montpellier 1. Que ces différentes institutions, et notamment les centres de recherche auxquels j’ai été successivement affilié durant ces années (le CERAPS alors dirigé par Frédéric Sawicki, le CIRCaP dirigé par Maurizio Cotta et le CEPEL dirigé par Hubert Peres), soient remerciées pour leur appui durant toutes ces périodes. Ce chemin m’a ensuite ramené vers Montpellier au sein du Département de science politique et du CEPEL, centre de recherche qui s’est affirmé pendant six années comme un environnement de travail à la fois stimulant et chaleureux à la Faculté de droit et de science politique. Que tous mes collègues chercheurs, enseignants et personnels administratifs soient ici remerciés, avec une mention spéciale pour ceux avec lesquels j’ai pu m’entretenir spécifiquement de ce travailau cours du temps: Mohammad-Saïd Darviche, William Genieys, Jean Joana, Emmanuel Négrier, Hubert Peres et Marc Smyrl. Un remerciement particulier doit également être adressé à Gary Freeman et John Higley qui m’ont accordé leur généreuse hospitalité auDepartment of Governementde l’Université du Texas à Austin, lorsque j’y ai passé une partie de l’été et l’automne 2011 commevisiting researcher, permettant de relancer la rédaction de ce manuscrit dans des conditions de travail remarquables. Que les collègues et personnels de l’Université Nice Sophia Antipolis, tant au Département de science politique de la Faculté de droit et de science politique qu’au sein de l’Équipe de Recherche sur les Mutations de l’Europe et de ses Sociétés (ERMES), rejoints à la rentrée 2013, soient remerciés pour l’accueil cordial qu’ils m’ont réservé. Enfin, que le directeur de la collection qui accueille ce volume, Yves Surel, soit lui enfin remercié, outre de ses conseils, pour sa patience lorsque les contretemps divers ont freiné ce projet. Durant toutes ces années, j’ai eu la grande chance de bénéficier d’un appui familial sans faille déployé sur trois générations auxquelles je voue une gratitude immense à l’heure où, en compagnie de Sandrine, s’inaugure la quatrième avec Alexandre. Ce livre est à la fois dédié à mes parents et à la mémoire de mes grands-parents maternels.
Sommaire
Introduction....................................................................13 Retour vers l’État-nation..........................................13 L’État-nation aux marges.........................................18 Une sociologie historique comparative....................20 Plan et sources..........................................................23CHAPITRE 1 Avant l’état-nation.........................................................29 Deux colonies en Méditerranée ...............................31 Les colons et leurs notables.............................................31 La centralité des communautés rurales...........................34 e Les transformations du XVIIIsiècle.......................37 Des dominations nouvelles ..............................................37 « Révolutions » insulaires et demandes notabiliaires......39CHAPITRE 2 Pour une approche empirique de la construction nationale..........................................................................45 La rupture apportée par Eugen Weber.....................52 Une thèse à contre-courant au soubassement théorique implicite............................................................................53 Une démarche implicitement sociologique et résistant à la critique .............................................................................59 Oser la comparaison franco-italienne ......................66 La scolarisation en France et en Italie............................67
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