Des rois, et de la nécessité de conserver Napoléon sur le trône de France

Des rois, et de la nécessité de conserver Napoléon sur le trône de France

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Français
44 pages

Description

Nos troubles et nos désordres politiques sont le fruit de nos lumières, a dit Jean-Jacques ; et cette vérité est prouvée par l’expérience de tous les siècles. Plus la civilisation nous fait connaître nos droits et notre puissance, plus nous devenons fiers, intéressés et méchans ; et tels qu’un peuple égoïste, nous ne vivons que pour nous-mêmes.

Celui donc qui, le flambeau de la Philosophie à la main, vint arracher l’homme à son heureuse ignorance, prépara par cet acte téméraire la chute des vertus sociales, et rompit l’équilibre de notre bonheur et de notre tranquillité.

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Date de parution 13 décembre 2016
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EAN13 9782346133406
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Jean-M.-M. Rédarès
Des rois, et de la nécessité de conserver Napoléon sur le trône de France
DES ROIS, ET DE LA NÉCESSITÉDE CONSERVER NAPOLÉON
SUR LE TRONE DE FRANCE
Nos troubles et nos désordres politiques sont le fru it de nos lumières, a dit Jean-1 Jacques ; et cette vérité est prouvée par l’expérience de tous les siècles. Plus la civilisation nous fait connaître nos droits et notre puissance, plus nous devenons fiers, intéressés et méchans ; et tels qu’un peuple égoïst e, nous ne vivons que pour nous-mêmes. Celui donc qui, le flambeau de la Philosophie à la main, vint arracher l’homme à son heureuse ignorance, prépara par cet acte téméraire la chute des vertus sociales, et rompit l’équilibre de notre bonheur et de notre tra nquillité. La Grèce, heureuse et puissante sous ses dieux et ses législateurs, vit, dès la naissance des sophistes, toute sa prospérité s’éclipser. Rome, l’école des mœurs e t de la vertu, Rome périt par les mêmes causes, et naguère une nation illustre paya p ar un siècle de révolution la gloire d’être devenue philosophe. Par quelle fatalité faut-il que l’âge des connaissa nces soit l’âge des troubles et des malheurs ? Ne saura-t-on jamais détacher les lumières de la philosophie, de l’intérêt et des passions ? L’homme, pour garantir son pacte soc ial, ne pourra-t-il un jour s’élever au-dessus de l’ambition et de la gloire, et faudra- t-il toujours payer l’avantage de notre 2 perfection par la perte de notre bonheur ? Oh ! combien je chérirais la philosophie, si en écl airant les hommes elle les détachait de l’appât des richesses, et leur inspira it l’amour de la patrie ! Mais malheureusement ses lumières sont indépendantes des grandes vertus ; elles favorisent, au contraire, les désirs immodérés des hommes, et en laissant un libre cours à leurs inclinations vicieuses, elle les rend esclaves des plus brutales passions. S’il est un âge critique pour les empires, c’est sa ns doute lorsque la philosophie vient détruire les préjugés des peuples et épurer l eur connaissance naturelle ; alors une effervescence terrible se manifeste dans tous l es esprits, les opinions se croisent, les vices et les vertus se confondent, les passions se développent, et l’univers devient dans un moment le théâtre de toutes les horreurs. Je ne chercherai point à approuver si la philosophi e a été utile ou inutile à ma patrie ; je sais toujours que, depuis que nos novat eurs nous en sont venus prêcher les maximes, nous avons été le jouet de tous les crimes et la proie de tous les maux.
1Discours sur l’inégalité des conditions.
2de musique ; dès qu’onne peut arranger le cœur humain comme des notes  On lâche la bride à ses passions, il s’y livre sans ré serve.