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Galérien

De
286 pages

« Sifflets et coups de fouets. Le fouet attrape le dos d’Ezékiel une fois de plus et il sait qu’une plaie est en train de se former. Le coup, bien qu’il l’ait attendu, est cinglant mais il reste silencieux parce qu’il ne veut pas donner au Bourdon des raisons pour le frapper plus souvent. »


Galérien est un roman fondé sur les faits connus de la vie des galériens au XVIIe siècle en France.
C'est une histoire d'amour entre Ezekiel le galérien et Isabeau emprisonnée dans la Tour de Constance à Aigues-Mortes.
Leur destinée est une histoire de courage et de détermination.


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ISBN numérique : 978-2-334-16195-4
© Edilivre, 2016
Il y a quelque chose d’enfantin dans la présomption que quelqu’un d’autre a la responsabilité de donner un sens et un centre à notre vie… notre vie a autant de raison d’être et est aussi merveilleuse que nous décidons de la faire.
Richard Dawkins. (1941) Biologiste et écrivain anglais.
Vous ne pouvez pas contrôler tout ce qui vous arrive mais vous pouvez décider de ne pas être diminué.
Maya Angelou. (1928-2014) Ecrivain américain.
Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal : c’est le courage de continuer qui compte.
Winston S. Churchill. (1875-1965). Politicien britannique.
Dans le profond de l’hiver j’ai finalement compris qu’il y avait en moi un été invincible.
Albert Camus (1913-1960) Ecrivain français.
L’histoire d’Ezékiel est basée sur la vie d’un ancêtre.
Personnages
Armand Molle = Le père d’Ezékiel. Ester Molle = La mère d’Ezékiel. Robert Molle = Le frère d’Ezékiel. Cadet Molle = Le frère de Armand Molle. François = L’ami d’Ezékiel. Berthe = Servante. Père Anselme. = Un vieux prêtre. Père Hippolyte = Un vieux prêtre. Fourette = Un ami d’Armand Molle. Grand Désaille = Un malfaiteur. Simon = Un peu simplet il travaille pour Armand Molle. Louis = Un fou. Perrot = Un voisin catholique. Astiere = Un voisin protestant. Gérard Molle = Un cousin catholique. Barrau = Forgeron. Famille Benoît = Des amis d’Isabeau. Mme Saubeyre = La mère d’Isabeau. Georges Bonnet = Un ami d’Ezékiel. Le Chapelain Froment = Un ami d’Ezékiel. Albert = Un majordome.
Les Femmes dans la Tour
Cinq Maries, treize femmes et une enfant.
1. Marie Vieille = la plus vieille. 2. Catherine Roux = silencieuse et forte elle s’occupe des médicaments. 3. Jeanne = la meilleure amie d’Isabeau. 4. Gabrielle = riche et acerbe. 5. Marguerite ou Margot = une enfant. 6. Suzanne Bleue = méchante, fausse et dangereuse. 7. Madeleine = la victime, silencieuse et triste. 8. Marie Triste = une vie tragique, folle. 9. Marie Aux Grands Pieds = extra pieuse. 10. Marie Bonjour= l’idéaliste et l’arbitre. 11. Anne Blanche = l’écrivain. 12. Françoise = la meilleure tricoteuse. 13. Isabeau = la boulangère. 14. Anne Sourire =petite, silencieuse, elle apprend à faire de la dentelle. 15. Marie Nouvelle = la Nouvelle prisonnière. 16. Suzanne Jolie = la dentellière. 17. Anne du Puy= la cuisinière.
1483- 1546 = Luther.
1509- 1564 = Calvin.
1519- 1589 = Catherine de Medicis
Lesdates
1550 = le nom Huguenot pour la première fois à Genève.
1572 = le Massacre de la St Barthelemy.
1667= naissance d’Ezékiel.
1685= Arrêt d’Ezékiel, il a dix-huit ans.
1638- 1715 = Louis XIV, le Roi soleil
1635- 1719 = Mme de Maintenon.
1738 = les dernières Huguenotes quittent leur prison
Prologue
Le Massacre de la Saint Barthélemy. Un son marque le commencement du massacre : le son des cloches du Palais de Justice. Les corps empilés dans la cour sont visibles derrière les grilles et les éclaboussures des morts jetés dans la Seine s’entendent clairement. Quinze corps sont jetés dans la Seine. Tôt ce matin-là les chariots qui déplacent les corps sanglants cognent sur les pavés près du Palais Royal du Louvres-Tuileries. Les festivités pour le mariage royal des jours précédents sont à peine finies mais comme d’habitude les allées et venues autour des grilles du palais sont surveillées avec intérêt par les gens de Paris car il y a toujours quelque chose à ramasser des restes de fêtes et les chariots qui sortent ce matin-là sont observés et leur contenu noté. Nous sommes au mois d’août 1572 ; la reine Catherine de Medicis a donné une dernière fête somptueuse pour les noces de sa fille catholique Margot avec Henri de Navarre le Roy Protestant. Le mariage est un triomphe pour Catherine ; elle a réalisé avec ce mariage une union entre deux croyances dans un pays où les partis opposés sont mal à l’aise et de plus en plus en conflits violents. Les fêtes fastueuses se sont bien passées et sont à leur fin ; les dirigeants protestants invités pour le mariage se préparent à partir et l’alliance de Margot et Henri, bien établie, réconcilie de vieux ennemis. La reine repose en paix. Elle ne sait pas que dans la nuit Coligny, son premier ministre, est assassiné avec quatorze autres Protestants venus de toute la France pour participer au mariage. A l’aube du 24 août les éclaboussures des corps tombant dans l’eau sont entendues ainsi que le bruit des tueurs dans l’air clair du matin. La boucherie est découverte et marque le commencement de ce qui deviendra le Massacre de la Saint Barthélemy. Le corps du Protestant Coligny est reconnu et bientôt la réalisation que les autres cadavres sont les plus importants dirigeants protestants de France commence la tuerie.
Les quinze meurtres sont très graves parce qu’ils sont le prétexte pour le Massacre qui suit dans cette période de ressentiment et crainte au sujet de la nouvelle foi apportée par Calvin autour de 1530, une foi qui n’est pas acceptée par tous. Le pays est divisé. L’animosité entre les Catholiques et les Protestants n’est pas récente et elle s’est accrue pendant de longues années et maintenant la situation est explosive. Le Palais est coupable de ces crimes ; en jetant sans égard et en pleine vue les corps sanglants des chefs protestants, les autorités proclament ouvertement que les Calvinistes n’ont pas de puissance ni d’importance. C’est une action qui donne l’indéniable autorisation de se débarrasser des Protestants. Il ne faut pas longtemps pour que la population de Paris réalise que cette macabre permission leur permet, dans certains cas, de prendre soin de jalousies personnelles. Officiellement il est possible de disposer de ces mécréants sans problèmes et les Protestants sont faciles à trouver. La population de Paris montre le chemin au reste de la France. Le Massacre de la Saint Barthélemy commence aux Tuileries puis s’étend dans les rues adjacentes dans une rage de tuerie. Les victimes sont encore dans leurs lits ou ne sont pas armées. Les rues sont couvertes de corps ensanglantés, beaucoup sont jetés dans la Seine ; la rivière est rouge de sang. Les meurtres durent cinq jours à Paris. L’hystérie se propage dans la population et envahie les provinces et couvre toute la
France. Quand la tuerie s’arrête finalement il y des milliers de |Protestants morts. Le mari de Margot a échappé au massacre en renonçant à sa foi… temporairement. D’avoir tué les Protestants dans le Palais et d’avoir jeté leurs corps sans retenue en pleine vue de la ville était une manière d’approuver leurs assassinassions. Il est probable que Catherine de Medicis n’ait eu aucune idée des crimes commis dans la nuit puisque sa politique était une de conciliation entre la puissante faction catholique et la minorité protestante, une diplomatie formalisée en faisant de Coligny son premier ministre et finalisée par le mariage de sa fille catholique Margot à un Roy protestant. Le Massacre est un élan populaire de colère et d’hystérie : Catholiques contre Protestants ; voisins et amis contre voisins et amis. Il n’y a pas de plan ; c’est une éruption de révulsion qui provoque les habitants de Paris à tuer, une action répétée dans le reste du pays. Cinq mille à trente mille morts est une approximation. Il est difficile de préciser le nombre de tués mais si le dernier chiffre est correcte cela veut dire que dans un pays de quatre à cinq millions presque 1.25 % de la population a péri ! En comparaison avec la population de la France d’aujourd’hui, estimé à soixante-dix millions à peu près, le nombre de tués serait de plus de un million. Le pays est sous le choc.
L’Edit de Nantes.
Il faut vingt-six ans après le Massacre pour que l’Edit de Nantes devienne loi. En 1598 Henri IV (Henri de Navarre : le mari de Margot), en une sorte de réparation établi cet acte de restauration. L’Edit de Nantes, un acte de tolérance, essaye de diminuer l’animosité entre Protestants et Catholiques ; il donne aux Protestants le droit d’existence, la liberté de croyance, le droit d’avoir des professions officielles et le droit d’être propriétaire. Dans un pays résolument catholique l’Edit de Nantes est problématique dès le début : les Catholiques sont furieux que tant ait été donné aux Protestants et ceux-ci ne comprennent pas pourquoi ils n’ont pas les mêmes droits que les Catholiques. Henri IV est populaire et le pays s’épanoui sous son règne mais en 1601 il est assassiné et la tension entre les deux ennemis augmente jusqu’à ce que l’hostilité entre les deux religions érupte en une guerre de religion : la guerre des Camisards entre 1700 et 1703/ 1704. ieme Durant tout ce 17 siècle le ressentiment s’accroît à tel point que de violentes insurrections et des confrontations quotidiennes surviennent un peu partout. Les soldats, dont le nombre a doublé, sont les instruments d’un roi très catholique et cette deuxième vague de violences religieuses, qui s’étend sur tout le dix-septième siècle, déchire la France.
En 1683 les représailles sont brutales ; les églises protestantes sont fermées ou détruites, le culte interdit et les pasteurs pris en chasse. Les Huguenots sont en grand péril ; quelques-uns sont déjà partis, d’autres se cachent. La situation est insupportable. La France est un pays catholique mais assez ont répondu à l’appel de Calvin en 1540 pour créer une force séparée et opposée. Les Protestants sont vite persécutés et se retirent vers les Cévennes un lieu de refuge quand l’Edit de Nantes est petit à petit éradiqué. La famille Molle est une famille Huguenote. Le mot Huguenot vient de la ville de Genève en partie protestante où : « … les compagnons de Hugues Genossen… » prennent le nom de Huguenots. En 1550 Hugues était le chef d’une bande de Chrétiens en révolte qui contestaient l’autorité catholique. C’est une définition parmi d’autre. Le mot Huguenot est utilisé pour désigner les Protestants de France.