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Histoire de la garde nationale et des bataillons mobilisés du IXe arrondissement - Avant et pendant le siège de la capitale, année 1870-1871

De
188 pages

LE IXe arrondissement de Paris, renfermant quatre quartiers — 1° quartier du faubourg Montmartre ; 2° quartier de la chaussée d’Antin ; 3° quartier St.-Georges ; 4° quartier Rochechouart, dont l’ensemble réunit 171 rues ou voies de communications, — a formé, en y comprenant les bataillons de la Compagnie de Gaz et des Réfugiés dans Paris, dix bataillons des gardes nationaux, formant un ensemble d’environ 20,000 hommes, desquels ont été formés les bataillons de marche :

Chacun de ces bataillons a formé un bataillon de guerre, ou bataillons de marche.

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Charles Dolivet
Histoire de la garde nationale et des bataillons mobilisés du IXe arrondissement
Avant et pendant le siège de la capitale, année 1870-1871
SOUVENIRS DE CHAMPIGNY.
REMERCIEMENTS
Nous nous empressons de remplir un devoir : celui d e remercier MM. les chefs de corps, officiers et autres gardes nationaux des not es que, sur notre demande, ils ont bien voulu nous communiquer. En répondant à notre appel, ils ont ajouté à notre modeste travail, et par cela même nous leur en savons un gré infini. Que notre graveur des environs de Paris, M. Lacoste , et notre dessinateur autographe, M. Brault, reçoivent aussi nos remercie ments pour leur concours empressé à être utiles à notre œuvre. DOLIVET.
AVANT-PROPOS
Nous vivons à une époque où les faits historiques d e la guerre, 1870-1871, doivent être laissés aux nôtres, comme souvenirs de la gran de crise que nous avons traversée : c’est notre histoire à nous, gardes nat ionaux ; mais les journaux rapportent d’une manière si générale les faits qui se passent chaque jour, que bientôt la foule qui les lit, les oublie, ou n’en conserve aucune trace pour l’avenir. C’est pour qu’il n’en soit pas ainsi que nous avons consigné sous cette forme les événements de la guerre, depuis le 4 septembre 1870 , jusqu’à la fin de la guerre, janvier 1871. e Les gardes nationaux appartenant au IX arrondissement, avec leurs bataillons de guerre, ainsi que les autres bataillons de marche d es arrondissements de Paris, ont pris une part active à ces événements, et c’est le récit des faits accomplis par eux tous que nous avons tracés dans ce travail, avec la pens ée que chacun des gardes nationaux de ces bataillons sera satisfait de l’avo ir, d’y inscrire, à une page réservée, son nom, celui de sa compagnie, de son bataillon, s on grade, ses services, etc, et de le conserver.
e LE IX ARRONDISSEMENT DE PARIS
MAIRIE, RUE DROUOT
e LE IX arrondissement de Paris, renfermant quatre quartie rs — 1° quartier du faubourg Montmartre ; 2° quartier de la chaussée d’ Antin ; 3° quartier St.-Georges ; 4° quartier Rochechouart, dont l’ensemble réunit 17 1 rues ou voies de communications, — a formé, en y comprenant les bata illons de la Compagnie de Gaz et des Réfugiés dans Paris, dix bataillons des gard es nationaux, formant un ensemble 1 d’environ 20,000 hommes, desquels ont été formés le s bataillons de marche :
Chacun de ces bataillons a formé un bataillon de gu erre, ou bataillons de marche. Les bataillons de la Garde Nationale Sédentaire ont fait le service de la ville, et celui e2 du 4 secteur aux remparts, comprenant les bastions 34 à 45.
LA GUERRE
PROCLAMATION DU CONSEIL DES MINISTRES AU PEUPLE FRANÇAIS
« FRANÇAIS, Un grand malheur frappe la patrie ! Après trois jou rs de luttes héroïques soutenues par l’armée du Maréchal Mac-Mahon contre 300,000 en nemis, 40,000 hommes ont été faits prisonniers. Le général Wimpffen, qui avait pris le commandement de l’armée, en remplacement du Maréchal MacMahon, grièvement blessé, a signé un e capitulation. Ce cruel revers n’ébranle pas notre courage. Paris est aujourd’hui en état de défense. Les forces militaires du pays s’organisent. Avant peu de jours une armée nouvelle sera sous les murs de Paris ; une autre armée se forme sur les rives de la Loire. Votre patriotisme, votre union, votre énergie sauve ront la France, L’Empereur a été fait prisonnier dans la lutte. Le Gouvernement, d’accord avec les pouvoirs publics , prend toutes les mesures que comporte la gravité des événements. Le Conseil des Ministres,
COMTE DE PALIKAO, H. CHEVREAU, AMIRAL RIGAULT DE GENOUILLY, JULES BRAME, PRINCE DE LA TOUR D’AUVERGNE,
GRAND PERRET, CLÉMENT DUVERNOIS, MAGNE, BUSSON BILLAUT, JEROME DAVID. »
* * *
A la lecture de cette proclamation tout est muet ; ce désastre plonge la population parisienne dans la stupeur, et pendant plusieurs jo urs une foule immense se presse aux boulevards, où se passent des scènes de désordr e. La désolation est peinte sur tous les visages et les désastreuses nouvelles de S édan sont le sujet de toutes les conversations.
CORPS LÉGISLATIF
SÉANCE DE NUIT, 3 SEPTEMBRE
Le Corps législatif avait été convoqué à neuf heure s et demie par. M. le Président Schneider, pour minuit. La séance ne commence qu’à 1 h. cinq minutes. Malgré les observations d’un certain nombre de députés, elle e st publique. N’ayant pas exigé de cartes à l’entrée, un nombreux public occupe les tr ibunes. Au banc des ministres se trouvent MM. le comte de Palikao, Chevreau, Rigault de Genouilly, Busson, Clément Duvernois, Brame. M. le Président Schneider s’exprime à peu près en c es termes : Messieurs les députés, — Une nouvelle grave, douloureuse, nous a été communiquée dans la soirée. Président élu de la Chambre, j’avais un dev oir à remplir vis-à-vis d’elle et de la nation. J’étais du reste saisi d’une demande urgent e, d’un grand nombre de mes collègues. Vous avez donc été convoqués extraordina irement. Je vais d’ailleurs donner la parole à M. le Ministre de Guerre, pour c ompléter la déclaration. qu’il vous a faite à la séance de ce matin. A cet instant M. le comte de Palikao ne fait que confirmer nos désastres, et annonce que n’ayant pu prendre avec ses collègues aucune délibération, il propose que M. le Président renvoie la séance à midi. M. Jules Favre a la parole : Si la Chambre, dit-il, est d’avis que, dans la situ ation douloureuse et grave qui vient d’être dessinée par M. le Ministre, elle doit s’ajo urner à midi, je ne m’y oppose pas. Mais nous croyons devoir, dès maintenant, la saisir d’une proposition que la situation présente nous commande. Nous n’ajouterons pas un mo t au texte que nous déposons. Louis Napoléon Bonaparte et sa dynastie s ont déclarés déchus des pouvoirs que leur a conférés la nation. Il sera ins titué une commission exécutive, dont le nombre des membres sera fixé par la Chambre. Cet te commission sera investie de tous les pouvoirs nécessaires pour repousser l’inva sion et chasser l’étranger. M. le général Trochu, gouverneur de Paris, est chargé exc lusivement de la défense de la capitale. Ces résolutions sont écoutées au milieu d’un profon d silence, troublé par la voix seule de M. Pinard (du Nord), qui s’écrie : « Nous n’avons pas le pouvoir de prononcer la déchéance. » Cependant, le Corps législatif s’ajourne à midi et la séance est levée à 1 heure 25 minutes du matin.