Histoire médicale de l

Histoire médicale de l'armée d'Orient

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Français
462 pages

Description

PAR R. DESGENETTES.

CITOYENS,

JE reçus, le 25 ventose an VI, ordre du ministre de la guerre de me rendre à Toulon, où je devois recevoir dès instructions ultérieures.

Le 12 germinal j’arrivai à Marseille, où je trouvai une commission revêtue par le directoire exécutif de tous les pouvoirs nécessaires pour l’organisation d’une grande expédition.

Cette commission me remit le surlendemain l’arrêté suivant :

Marseille, le 14 germinal an VI.

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Date de parution 13 décembre 2016
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EAN13 9782346134113
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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René-Nicolas Desgenettes
Histoire médicale de l'armée d'Orient
AUPREMIER CONSULBONAPARTE.
TABLE DES MATIERES
PREMIERE PARTIE. RAPPORT adressé au conseil de santé des armées, par le citoyenDESGENETTES. SECONDE PARTIE.
Lettre circulaire du citoyen DESGENETTESaux médecins de l’armée d’Orient sur la rédaction de la topographie physique et médicale de l’Egypte.
Notice sur l’ophtalmie régnante, par le citoyenBRUANT,médecin ordinaire de l’armée.
Notice sur la topographie de Ménoùf, dans le Delta, par le citoyen CARRIÉ,médecin ordinaire de l’armée.
Observations sur les maladies, et en particulier la dyssenterie, qui ont régné en fructidor an VI dans l’armée d’Orient, par le citoy en BRUANT,médecin ordinaire de l’armée.
Notice sur l’emploi de l’huile dans la peste, par l e citoyenDESGENETTES.
Extrait des observations du citoyen CÉRÉSOLE,mé- decin ordinaire de l’armée, dans un voyage, sur la rive occidentale du Nil, du Kaire à Syouth.
Notes sur les maladies qui ont régné en frimaire an VII, recueillies dans l’hôpital militaire du vieux Kaire, par le citoyenBARBÈS,médecin ordinaire de l’armée.
Topographie physique et médicale du vieux Kaire, pa r le citoyen RENATI,médecin ordinaire de l’armée.
Essai sur la topographie physique et médicale de Da miette, suivi d’observations sur les maladies qui ont régné dans cette place pendant le premier semestre de l’an VII, par le citoyenSAVARESI,médecin ordinaire de l’armée.
Description et traitement de l’ophtalmie d’Egypte, par le citoyen SAVARESI,médecin ordinaire de l’armée.
Notice sur la topographie physique et médicale de S salehhyéh, par le citoyen SAVARESI,médecin ordinaire de l’armée.
Notice sur la topographie physique et médicale de B elbeys, par le citoyen VAUTIER, médecin ordinaire de l’armée.
Notice sur la topographie physique et médicale de R osette, par le citoyen L. FRANK, médecin ordinaire de l’armée.
Notes pour servir à la topographie physique et médi cale d’Alexandrie, par le citoyen SALZE,médecin ordinaire de l’armée.
Observations météorologiques communiquées par le ci toyen NOUET,membre de l’institut d’Egypte.
Observations sur la pesanteur de l’air, la directio n des vents, et l’état du ciel, communiquées par le citoyenCOUTELLE,membre de la commission des arts.
Tables nécrologiques du Kaire, les années VII, VIII , et IX, publiées par le citoyen DESGENETTES.
Procès-verbal d’une réunion des officiers de santé, à Rosette, le 4 thermidor an IX.
ERRATA
On est invite avant de lire cet ouvrage à faire les corrections suivantes
PAGE 75,
139,
170,
174,
175,
220,
6,
8,
17,
19,
90,
105,
LIG. 17,
12,
4,
23,
19,
21,
11,
3,
4,
24,
3,
I,
PREMIERE PARTIE.
Au lien deavec, avantage sur des jeunes gens,lisez avec avantage des jeunes gens.
Au lieu deofficiers en chef,lisezofficiers de santé en chef.
Au lieu desevices,lisezservices.
Au lieu decontenant,lisezsoutenant.
Au lieu defructidor fructidor, lisez fructidor.
Au lieu de388,lisez380.
SECONDE PARTIE.
Au lieu deallegnent,lisezallegent.
Au lieu deestmable.lisezestimable.
Au lieu dede Ménoufyéz,lisezdu Ménoufyeh.
Au lieu deenchantements,lisezenchantements.
Au lieu derévulsif,lisezrevulsifs,
Au lieu decomprimées,lisezcomprimés.
PREMIERE PARTIE
RAPPORT ADRESSÉAU CONSEIL DE SANTÉDES ARMÉES,
PAR R. DESGENETTES. CITOYENS, JE reçus, le 25 ventose an VI, ordre du ministre de la guerre de me rendre à Toulon, où je devois recevoir dès instructions ultérieures. Le 12 germinal j’arrivai à Marseille, où je trouvai une commission revêtuepar le directoire exécutif de tous les pouvoirs nécessaire s pour l’organisation d’une grande expédition. Cette commission me remit le surlendemain l’arrêté suivant :
Marseille, le 14 germinal an VI.
« Vu l’urgente nécessité de donner aux officiers de santé en chef tous les moyens de se procurer les collaborateurs nécessaires pour assurer dans, le plus court délai leurs services respectifs ; La commission ARRÊTE que le citoyen Desgenettes, mé decin en chef de l’armée d’Angleterre, est autorisé à requérir les médecins dont il aura besoin dans les lieux où ils pourront se trouver. Requérons les autorités civiles et militaires de et faire exécuter ponctuellement les dispositions du présent arrêté. SignéS. SUCY, BLANQUET-DU-CHAYLA, LEROI, et DOMMARTIN. Contre-signé par le secrétaire de la commission MARILLIER. » J’adressai le 15, de Toulon, à l’inspection général e du service de santé des armées copie de l’arrêté ci-dessus.... Le même jour j’écrivis à l’école de médecine de Mon tpellier pour la prier de vouloir bien m’envoyer six médecins ; et je crus que son ch oix offriroit au gouvernement une ample garantie de leur capacité : l’expédition, par cela même peut-être que le but en étoit moins connu, occupoit tous les esprits dans l e midi de la France, et l’on se disputa dans l’école comme une sorte de récompense l’honneur d’en faire partie. Vous verrez dans la suite de ce rapport que les sujets p résentés par l’école se sont constamment montrés dignes de l’adoption de ce corp s si justement célebre. Le 17, les officiers de santé en chef mirent sous l es yeux de l’ordonnateur en chef de l’armée, 1° l’état par apperçu des médicaments, celui des caisses d’instruments de chirurgie et d’appareils, 3° celui des officiers de santé de toutes les professions et de toutes les classes nécessaires pour l’expédition. Le 21, ils ordonnèrent aux officiers de santé de de uxieme et de troisieme classe, faisant partie de l’expédition, d’assister (conform ément à l’article II du titre IV du réglement du 5 vendémiaire an V) pendant leur séjou r à Toulon aux cours de l’hôpital militaire d’instruction. Le même jour les officiers de santé en chef prirent , de concert avec les conservateurs de la santé publique, le général comm andant des armes, et les ingénieurs de la marine, les mesures convenables po ur convertir en hôpital le
vaisseau de guerrele Causse,partie de la flotte aux ordres du vice-ami ral faisant Brueys, et qui terminoit sa quarantaine au retour d e Corfou. Je me rendis à Marseille, où je déterminai et press ai, d’après les ordres de la commission, l’équipement des bâtiments destinés à s ervir d’hôpitaux aux troupes qui devoient s’embarquer dans le port de cette commune. Je procédai pendant ce temps à l’examen et à la réc eption de nos médicaments, conjointement avec le citoyen Rassicod, ancien phar macien en chef des hôpitaux militaires de Corse, homme d’une probité devenue fo rt rare, et d’une expérience consommée, I. Le 3 floréal, l’ordonnateur de la huitieme division militaire, faisant fonctions d’ordonnateur en chef de l’armée, demanda les états et la répartition des officiers de santé. Le 9, j’écrivis à l’inspection que pas un seul des médecins, déja trop peu nombreux, qu’elle m’avoit désignés ne s’étoit rendu à son pos te. J’éprouvai aussi une autre contrariété ; séduitpar lemensonger de quelques zele médecins licenciés des armées, je les avois requis à leur sollicitation réitérée : ils me prouverent bientôt, en refusant de s’embarquer sous des prétextes vains, qu’ils n’avoient cherché dans cette requisition qu’un titr e pour obtenir une prolongation de traitement. D’autres médecins, désignés par l’inspection, sont venus de très loin faire à Toulon un simple acte de comparution, pour obtenir probabl ement des frais de route. Cependant cette même inspection, qui n’étoit sûreme nt pas dans la confidence de l’expédition, s’opposoit au nom du ministre, par de s lettres réitérées et très impératives, à toutes les mesures d’organisation de s officiers de santé en chef dont elle ignoroit la position et les devoirs dans cette circonstance. Je fus donc forcé de passer outre, et m’adressai de nouveau à l’école de médecine de Montpellier, qui m’envoya de suite six sujets d’ élite ; car l’enthousiasme n’avoit plus de bornes depuis que l’on avoit appris que l’expédi tion étoit commandée par BONAPARTE. Le 24, jour où l’ordre d’embarquement fut donné, je me rendis à la pointe du jour dans la rade, par ordre du général en chef, avec le géneral d’artillerie Dommartin, et le chef de division Dumanoir, à bord du convoi venant de Marseille, qui portoit la division Reynier, afin de visiter les différents bâtiments, et de faire un rapport sur leur salubrité. La commission avoit arrêté que le service des vaiss eaux - hôpitaux, serait fait par la marine, et il étoit convenu qu’en cas d’urgence les officiers de santé de l’armée de terre y seroient employés comme auxiliaires. Il y eut beaucoup d’harmonie pendant l’armement ent re le comité de salubrité navale du port de Toulon et les officiers de santé en chef de l’armée de terre. Trois médecins désignés par l’inspection arriverent à Toulon, et s’embarquerent du 24 au 27. La lettre suivante, qu’écrivirent de Malte à l’insp ection les officiers de santé en chef, offre l’histoire de notre traversée (n° 34 de ma co rrespondance.)
Au quartier-général de Cité-Valette, le 30 prairial an VI.
CITOYENS, Nous sommes partis le 30 floréal au soir de la rade de Toulon, et, après vingt-un jours de navigation, nous sommes arrivés à la haute ur de Malte. Quelques jours avant notre départ, une division d’e nviron six mille hommes, partie