Hors-série #6 : La magie des dessins animés — Films et personnages indémodables

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Hors-série #6 : La magie des dessins animés — Films et personnages indémodables


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Nombre de lectures 4
EAN13 9782366029819
Langue Français

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La magie des dessins animés
Films et personnages indémodables
Éditions Chronique
De l’image animée au Cinématographe
La préhistoire du cinéma et sa petite enfance sont peuplées par toute une galerie de personnages hors du commun, de merveilleux fous inventant de drôles de machines. Sous notre regard rétrospectif, la participation plus ou moins volontaire de ces hommes ressemble à un puzzle dont les différents morceaux s’agencent, presque miraculeusement, jusqu’à l’invention finale qui nous enchante : le cinéma. De la magie des ombres aux spectacles d’écran L’origine des spectacles d’écran se perd dans la nuit des temps. L’évocation la plus ancienne d’un jeu d’ombres remonte à l’« allégorie de la caverne » imaginée par Platon (La République, 392 avant J.-C.). Cependant, il ne semble pas que le dispositif audiovisuel minutieusement décrit par le philosophe ait correspondu à une pratique courante à cette époque, du moins à Athènes. Des centaines d’années s’écoulèrent ensuite, peu prolixes sur le sujet. Entre-temps, le théâtre d’ombres était devenu une forme de spectacle très appréciée en Chine (d’où la dénomination fréquente d’« ombres chinoises »), en Inde et en Indonésie, surtout à Java et à Bali, où les marionnettes colorées duwayangaujourd’hui encore une superbe expression atteignent dramatique et formelle. La caverne et les endroits obscurs étaient les lieux privilégiés de l’image magique, comme en témoigne lacamera obscura. Elle fut décrite par le physicien arabe Al-Hazen à l’aube du XIe siècle, mais son origine est certainement bien plus lointaine. On faisait le noir à l’intérieur d’une pièce et seul un orifice très étroit percé dans l’une des cloisons laissait passer une faible lumière. Sur le mur opposé, les spectateurs observaient avec effroi l’image fantomatique d’un danseur la tête en bas, qui s’agitait en fait à l’extérieur du lieu clos. Quant à la lanterne magique, vulgarisée en Europe au milieu du XVIIe siècle par Christian Huygens et par le père Athanase Kircher, on évoque sa présence sur les marchés persans dès le XIe siècle. Pendant plusieurs décennies, l’instrument justement dénommé permit aux prêtres, aux sorciers et aux charlatans d’exploiter la crédulité publique en simulant l’apparition de monstres et de fantômes. On voit ainsi le facteur commun où se rejoignaient les différentes techniques utilisant l’écran avant l’époque moderne. La fascination du reflet et l’inversion du nocturne (cette valorisation paradoxale de l’ombre ancestralement maléfique, nécessaire ici à la perception de la lumière) faisaient de l’écran – à l’égal des miroirs, du feu, des fumées – l’instrument par excellence de l’image magique et de ses rituels : nécromancie, spiritisme, etc. À partir du XVIIIe siècle, l’écran passa de la magie au spectacle. Le 19 novembre 1709, chez l’opticien Temme, le voyageur allemand Zacharias von Uffenbach assiste, étonné, à deux projections de lanterne magique. Sur l’écran, un carrosse évolue en pleine course, un cupidon file son rouet… L’animation est presque parfaite… Pour nous en tenir à la France, les ombres de Séraphin (entre 1772 et 1790), les FantasmagoriesRobertson (à partir de 1798), le théâtre d’ombres du Chat-Noir (ouvert en de 1881) développèrent une tradition originale du spectacle d’écran. Au XIXe siècle, la lanterne magique se perfectionna et se popularisa pour devenir un objet familier destiné à l’éducation et voire un jouet d’enfant. Des séries sur verre, peintes à la main ou recouvertes de simples décalcomanies, souvent remplacées à la fin du siècle par des diapositives photographiques, permirent d’introduire le récit en images. Ces chapelets de « vues » constituèrent l’un des terreaux culturels sur lesquels se développa le cinéma lorsqu’il commença à nous raconter des histoires. Si nous nous en tenons dorénavant à l’appareillage technique et non plus au spectacle, les deux dispositifs complices que sont la chambre noire et la lanterne magique représentent les lointains ancêtres des instruments privilégiés du cinéma : l’appareil de prise de vues et l’appareil de projection. La chambre noire s’ouvre au monde Nous avons évoqué l’exploitation obscurantiste de la chambre noire telle que l’utilisaient les magiciens. À partir du XVIIe siècle, elle va devenir, au contraire, un instrument de connaissance du réel en facilitant la représentation graphique de ses apparences. La Renaissance plaçait l’œil humain au centre de l’univers et...