La morue voit rouge

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Français
256 pages
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Description

Un cadavre unijambiste dissimulé parmi les naufragés, une améthyste et des pièces d'or antiques apparaissant comme par magie, et voilà Victor Etchezabal obligé de mener l'enquête en compagnie d'une petite cousine aussi imprévisible qu'un écureuil malicieux. En 1905, de retour à Saint-Pierre et Miquelon, Victor trouve la petite colonie en ébullition. La pêche à la morue est en crise et, comble pour un hussard de la République, les catholiques s'opposent à la laïcisation des écoles. Un maudit bordel, pour sûr !

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Date de parution 05 juin 2015
Nombre de lectures 31
EAN13 9782336383767
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

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Sandrine Pautard
LA MORUE voitrouge!Roman
La morue voit rouge !
Sandrine PAUTARD
La morue voit rouge !
Roman
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Je hais septembre, Monpetitediteur (2013)
Meurtres en crue, Monpetitediteur (2014)
Couverture : le phare de la Pointe de l’île vu par Jean-Baptiste Seigneuric.
© L'HARM ATTAN, 2015 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06525-0 EAN : 9782343065250
Pour André Pautard, mon Papa, à déguster avec nos saints préférés…
C’est un petit archipel de deux cent quarante kilomètres carrés, situé à vol de goéland de Terre-Neuve, et dont la population n’a jamais excédé de beaucoup les six mille âmes. Sur les atlas de géographie, ses îles apparaissent comme des têtes d’épingle posées dans l’atlantique nord : île aux Chiens, île aux Vainqueurs, île au Massacre, île aux Pigeons, Grand et Petit Colombier, île Verte, îlot Noir, Canailles…
Quelques paléoesquimaux y ont chassé le phoque tandis que Salomon bâtissait le temple de Jérusalem, et les Vikings y ont fait halte sous le règne de Charlemagne. En 1536, il est mentionné sur les cartes maritimes comme Isle de sainct Pierre et isle de Miclon lorsque la Grande Hermine de Jacques Cartier y aborde pour en prendre possession au nom du roi François Ier. C’est vers cette époque que les populations amérindiennes, Béothuks et Mi’kmaqs, renoncent à venir camper sur les berges du grand barachois pour céder la place à une colonie de marins basques, bretons, normands puis acadiens, qui va tenter d’y faire souche.
Mais, pendant près de trois siècles, les habitants sont ballottés au gré des politiques européennes qui convoitent la richesse de ses eaux en poissons. Au moins trois traités, quatre déportations et neuf changements de nationalité leur seront imposés avant que Saint-Pierre et Miquelon ne devienne, en 1816, un archipel définitivement français !
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