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La Nuit de l'Atlas

De
52 pages

Janvier 1917 : les Allemands occupent Liège depuis trente mois, ils déportent de plus en plus de jeunes gens pour les envoyer travailler en Allemagne. Ces jeunes se rebiffent...

Cet ouvrage vous fait revivre les mille et une solutions envisagées par la jeunesse wallonne pour gagner les Pays-Bas restés neutres et revenir de la Grande Bretagne pour reprendre la lutte aux côtés de leur roi dans les Flandres.
Découvrez comment, par une froide nuit du mois de janvier 1917, le petit remorqueur Atlas V força la Meuse alors étroitement surveillée pour faire franchir la frontière à une centaine de résistants. Une aventure périlleuse dont imagination, ruse et courage sont les maîtres mots.


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-97328-3

 

© Edilivre, 2015

Introduction

Il y a quelques années, je décidai de profiter d’un début d’après-midi ensoleillé pour m’offrir une promenade en bord de Meuse, j’ai toujours adoré l’eau et les bateaux et c’est toujours pour moi un pur moment de détente qui me permet de me vider l’esprit.

Perdu dans mes pensées, la pipe aux lèvres, je me délectais de ces moments de tranquilité lorsque mon périple m’amena devant la stèle de l’Atlas V sur le pont du même nom. Cette stèle dont la photo figure plus bas me replongea dans mon enfance, à l’époque où je lisais les histoires de l’Oncle Paul qui paraissaient dans Spirou ou dans Tintin et qui me permettaient de rêver. Ce souvenir me donna l’envie de relire les aventures de l’Atlas et je me rendis dans la première librairie venue afin d’acheter un ouvrage concernant cette aventure. En vain, de librairies et bouquineries, de bouquineries en bibliothèques je restai bredouille jusqu’à ce que la bibliothèque des Chiroux me procure à la location un exemplaire du livre de Monsieur Dehareng, publié il y a bien longtemps. Tout ce qu’il restait de l’aventure de l’Atlas tenait dans quarante pages.

Je décidai de consacrer une heure à l’Atlas, une heure qui serait suivie de bien d’autres par la suite et je me postai sur le pont qui porte ce nom en son honneur depuis 1937. Je passai mon temps à questionner les promeneurs, leur demandant si ils savaient comment s’appelait le pont qu’ils traversaient et pourquoi il portait ce nom. Je reçus toutes les réponses possibles et imaginables depuis les livres de géographie jusqu’au géant Atlas sans parler du nombre effrayant de gens qui passaient chaque jour sur ce pont sans même en connaître le nom.

A cette époque, j’étais plongé dans l’écriture de « MGY Titanic en détresse » qui me prenait le plus clair de mon temps libre mais je me promis de prendre rendez vous avec l’Atlas V des que le Titanic serait paru et que j’aurais l’esprit dégagé. Je pensais bien entendu à un rendez vous littéraire et je n’imaginais pas une seconde que ma petite enquête me conduirait sur le pont même de l’Atlas, à l’endroit précis ou son vaillant capitaine se tenait cette nuit là.

Je venais d’achever un ouvrage traitant d’un navire légendaire qui me permettait de trouver de la documentation à profusion. Le sujet avait été maintes et maintes fois traité mais j’avais estimé que je travaillais avec une approche nouvelle et qui, selon l’avis de mes lecteurs méritait d’être exploitée. Les difficultés que j’avais rencontrées pour trouver quarante pages concernant l’Atlas, une aventure qui s’était pourtant déroulée à quelques kilomètres de chez moi me donnait déjà un avant-goût des difficultés qui m’attendaient mais à vaincre sans péril…

Je viens de consacrer trente mois à la rédaction de cet ouvrage qui n’a d’autre prétention que de remettre l’Atlas dans la mémoire des Liégeois. N’oublions jamais que quelques soient les viscissitudes de la vie, il y a toujours eu et il y aura toujours des Belges qui se lèveront lorsque la patrie est en danger. Il ne me reste plus maintenant qu’à vous souhaiter un bon moment de lecture.

Marc C.VILLA

 

 

Image 1

La Naissance De L’atlas V

Par un froid matin du mois d’avril 1908, une petite coque de vingt-trois mètres cinquante de long et de cinq mètres cinquante de large prend pour la première fois contact avec l’élément liquide aux chantiers navals Drühen. Construit pour le compte des armateurs Gilman et frères, une compagnie d’armement liégeoise qui en a passé commande près d’un an plus tôt, son numéro du service jaugeage est le BR3498B et son numéro officiel le 6.503.462. Son nom est Atlas V, Atlas comme ses sister-ships, V puisqu’il est le cinquième de la fratrie.

Cet élégant petit bateau est, comme ses frères, tout de noir vêtu, de la water-line jusqu’au dessus d’une cheminée longue et fine qui semble bien trop grande pour lui. Elle est pourtant bien nécessaire pour évacuer la vapeur de la machine qui développe trente-cinq chevaux. Mis à part le rouge de sa quille, seuls un trèfle blanc sur la cheminée et une ligne jaune faisant le tour de sa coque rende la vision de ce nouveau remorqueur un peu plus gaie.

C’est en effet bien d’un remorqueur qu’il s’agit, une nouvelle race de bateau car il n’y a pas si longtemps, les barges étaient encore remorquées par des chevaux et même par des hommes. La caractéristique principale de ces nouveaux bateaux est une petite taille mais une grande puissance leur permettant de déplacer des charges bien plus lourdes qu’eux. Bien équipé il possède un treuil en proue, deux canots de sauvetage sur le pont, un sur chaque flanc juste devant la cheminée, cheminée pliable du reste car l’Atlas est destiné à naviguer sur la Meuse entre Dinant et la frontière hollandaise donc à franchir beaucoup de ponts qui ne sont pas toujours suffisamment élevés pour cette cheminée. Un grand drapeau belge flotte au centre du pont arrière.

En réceptionnant son dernier investissement la société Gilman acquiert un bateau de qualité, un bateau qui ne va pas tarder à entrer dans l’histoire et un...