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La prise des Tuileries et le sacrifice de la Garde suisse

De
324 pages
Résultat de plusieurs années de recherches dans les archives helvétiques et françaises, cet ouvrage saisissant appréhende, sous l'angle inédit des Gardes suisses qui en ont été les derniers défenseurs, la chute de la monarchie. Présentant ce moment fondateur de la Révolution française sous un jour nouveau, l'auteur apporte, à l'aide d'une masse importante de documents inédits, une vision renouvelée du 10 août 1792, modifiant alors notre vision de l'évènement en la rendant plus juste.
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et le sacriIce de la Garde suisse
des Gardes suisses qui en ont été les derniers défenseurs, la chute de
étude que vous allez lire sur le sacriIce de la Garde suisse (…) apporte,
suisse modiIe notre vision de ce tragique événement.
attirer les Suisses dans un véritable piège pour en Inir une fois pour
un torero Igé derrière sa
A.-J. CZouZ-ornarE
SPM
Alain-JacquEs CZouZ-TornarE
La prisE dEs TuilEriEs et le sacriIce de la Garde suisse Dix août 1792
PréfacE dE JEan Tulard de l’Institut
et le sacriIce de la Garde suisse
Éditions SPM
La prise des Tuileries et le sacrice de la Garde suisse
Pour Camille-Charme et Julien-Ethan
Couverture : Prise du palais des Tuileries, cour du Carrousel, 10 août 1792. Combat entre les sections parisiennes et les Gardes suisses (détail). MV5182. Bertaux Jacques (vers 1745-1818). Photo © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot
Alain-Jacques Czouz-Tornare
La prise des Tuileries et le sacrice de la Garde suisse
10 août 1792
Préface de Jean Tulard de l’Institut
Quatre-vingt-seizième volume de la collection Kronos fondée et dirigée par Eric Ledru SPM 2017
REMERCIEMENTS
Nombreux ont été ceux qui ont accompagné, enrichi, supporté cette œuvre de longue haleine. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés : Gillian Simpson, Eveline Maradan-El Bana, Catherine Minck, Michelle Biget, Benoît de Diesbach Belleroche, Thierry Claeys, Hubert Foerster, Jean-Daniel Dessonnaz, Pascal Pouly, Émile Joyet, Valentine Brodard, Laure Eynard, Anselm Zuruh, le général Jean-Philippe Ganascia, Giles Tournier descendant d’Affry.
© SPM, 2017 Kronos n° 96 ISSN : 1148-7933 ISBN : 978-2-917232-57-6
Editions SPM 16, rue des Écoles 75005 Paris Tél. : 06 86 95 37 06 courriel : Lettrage@free.fr - site : www.editions-spm.fr
DIFFUSION – DISTRIBUTION : L’Harmattan 5-7 rue de l’Ecole-Polytechnique 75005 Paris Tél. : 01 40 46 79 20 – télécopie : 01 43 25 82 03 – site : www.harmattan.fr
Jamais, depuis, aucun de mes champs de bataille ne me donna l’idée d’autant de cadavres que m’en présentèrent les masses de Suisses.
Napoléon Bonaparte, Mémorial de Sainte-Hélène par le comte de Las Cases, Paris, 1824, t. V.
Préface
Le bar on Frénilly qui fut parmi la poignée de nobles qui défendirent les Tuileries , le 10 août 1792, contre l’assaut des faubourgs parisiens, a laissé dans ses souvenirs un témoignage accablant sur le comporte-ment de Louis XVI . « À six heures du matin le roi vint nous passer en revue. Quelle revue afigeante pour des hommes qui ne demandaient qu’un maître et un guide. Je le vois encore le malheureux prince passant devant notre front, muet, soucieux, dandinant, semblant nous dire : tout est perdu. » « Il fallait , ajoute Frénilly, monter à cheval, parcourir nos rangs au galop, les électriser par des paroles, et, au lieu d’attendre, nous jeter la baïonnette au bout sur cette dégoûtante armée. » « Mais, conclut Frénilly, il fallait que l’infortuné roi achevât sa ruine si bien commencée. Otage au sein de l’Assemblée, il envoya aux siens l’ordre de cesser le feu et de se replier. Grand Dieu ! et où ? Dans le château pour y être massacré un à un ? Dans le jardin, que dix minutes après, sillonnaient déjà les canons des vainqueurs ? » Louis XVI : un monarque faible, depuis le renvoi de Maupeou et Terray à son avènement jusqu’à sa fuite des Tuileries le 10 août pour trouver refuge à l’Assemblée législative. Alain-Jacues Czouz-Tornare le conrme dans la belle étude que vous allez lire sur le sacrice de la garde suisse. Bonaparte, témoin du massacre des Suisses , aura un mot très cru pour qualier le pitoyable monarque. Au-delà de l’attitude de Louis XVI, la journée du 10 août 1792 pose des questions restées jusqu’ici sans réponses. Si le comportement de Roederer, procureur Syndic, poussant le roi à quitter les Tuileries, est aujourd’hui bien expliqués, il n’en va pas de même pour les Suisses, déjà défenseurs de la Bastille, le 14 juillet 1789. Ce sont eux qu’étudie Alain-Jacques Czouz-Tornare, apportant ainsi, à l’aide d’une masse importante de documents inédits, une vision renouvelée du 10 août, qui périme les ouvrages classiques d’Albert Mathiez et Marcel Reinhard. La conclusion du brillant historien franco-suisse modie notre vision de ce tragique événement. Elle « rappelle aux Français qu’ils ont dû piéger dans Paris