Les Crises économiques

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Les crises économiques ne datent pas d'aujourd'hui, de la crise de 29, en passant par les dettes de guerre puis par les bulles spéculatives, les mêmes schémas se répètent bien souvent.


Chroniques des conquêtes, des jeux de concurrences et des constructions ou reconstructions, replongez-vous dans plusieurs siècles de bouleversements économiques et humains.


Un éternel recommencement ?

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EAN13 9782366029741
Langue Français

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Crises économiques
Un éternel recommencement ?
Éditions Chronique
Conquêtes, concurrences et construction : les conséquences des crises économiques
On les a surnommées les Années folles (1919-1929), et c’est vrai que la décennie qui a suivi la fin de la Première Guerre mondiale aura été un peu folle, avec le triomphe du cinéma expressionniste allemand ou les batailles menées par les surréalistes ! Toutefois, la folie des années 20 fut surtout politique, le traité de Versailles ayant créé les conditions de nouveaux drames… D’ailleurs, cette période devait significativement s’achever avec le krach boursier de New York, en 1929. Et pourtant la vie continue, avec ses joies et ses souffrances quotidiennes : il y a bien de la mélancolie, chez cette petite main parisienne, pensive à sa fenêtre après la lecture d’une lettre…
La Chine à la conquête du marché mondial
La déferlante chinoise était annoncée. « Ce qui est sûr, c’est qu’un jour, peut-être plus proche qu’on ne croit, la Chine sera une grande réalité politique, économique et même militaire. La Chine est le plus grand pays au monde. Un jour, elle pourrait bien devenir le premier », avait confié dès 1963 le général de Gaulle à son ministre Alain Peyrefitte. Quarante ans plus tard, la Chine postmaoïste, dernière arrivée sur le terrain de la mondialisation, est un acteur incontournable de l’économie mondiale. Et les pays occidentaux, fascinés et inquiets, ne sont pas indifférents, tant s’en faut, à ce « miracle » chinois… L’atelier du monde Premier producteur mondial de charbon et d’acier, deuxième consommateur de pétrole au monde (et deuxième émetteur de gaz à effet de serre après les États-Unis), la Chine collectionne les records. Son surnom d’« atelier du monde » convient à merveille à cette gigantesque usine marchant à plein régime grâce à une réserve inépuisable de main-d’œuvre, très bon marché et non syndiquée, qui permet de proposer des prix de vente défiant toute concurrence. Avec un rythme de croissance sans précédent de + 9 % par an, plus proche même de 10 % dans certains centres comme Shanghai, la Chine est devenue le troisième pays vendeur au monde. Et, de fait, le « made in China » envahit l’Occident depuis des années, avec des produits en tout genre, bas de gamme ou considérés comme tels, issus d’une industrie manufacturière florissante. C’est le règne de la mono-industrie. Villes et régions entières se spécialisent dans un produit unique, exporté ensuite en millions d’exemplaires à travers le monde. Quelques chiffres étonnants : un tiers des chaussettes circulant dans le monde est produit en Chine (soit 8 à 9 milliards par an), mais aussi 80 % des stylos-billes, 90 % des briquets, 75 % des jouets… De gros fabricants d’électronique, comme Intel, Motorola, Mitsubishi, Alcatel, y ont désormais pris racine. En 2004, le rachat par Lenovo d’une partie d’IBM fait de ce géant chinois le troisième constructeur mondial d’ordinateurs, juste derrière les sociétés américaines Dell et Hewlett-Packard. Un milliard de souris d’ordinateurs quittent la Chine tous les ans. Tout comme 35 % de la production mondiale des téléviseurs, 80 % des montres, 50 % des appareils photo, 20 % des réfrigérateurs… Les fabricants et les grossistes européens crient à la crise. La « saga du textile » qui a éclaté au printemps dernier, par exemple, a mis en lumière les énormes possibilités d’une industrie dynamique qui emploie quelque 19 millions de personnes. Certes, tandis que 80 millions de produits chinois étaient bloqués à nos frontières, Bruxelles et Pékin ont signé, le 10 juin 2005, l’accord de Shanghai limitant les ventes chinoises annuelles vers l’Europe pour certaines catégories de textiles. Les inquiétudes des Européens s’en sont trouvées apaisées. Mais pour combien de temps ? L’Europe a-t-elle « le moindre droit de s’opposer à la croissance de la Chine », selon les termes mêmes du commissaire européen au Commerce, le libéral Peter Mandelson ? Une ouverture au monde récente Le miracle chinois s’est fait en un quart de siècle et l’homme du changement s’appelle Deng Xiaoping. Arrivé au pouvoir après la mort de Mao Zedong, c’est lui qui donne en 1978 le coup d’envoi à une inédite « économie socialiste de marché ». Une stratégie favorable aux échanges extérieurs et aux investissements étrangers remplace alors la politique de restriction et le principe de l’indépendance économique, de mise depuis 1950. Devenue membre de la Banque mondiale en 1980 et de l’Organisme de coopération économique en Asie-Pacifique (APEC) en 1991, la Chine baisse dès 1995 ses tarifs douaniers en envisageant son entrée dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC), officialisée le 11 décembre 2001. Plus récemment, cette ouverture a également porté sur les secteurs des banques et des assurances, intensifiant encore l’arrivée des capitaux étrangers. Si bien que, malgré le souvenir du massacre de la place Tienanmen, en juin 1989, l’empire du Milieu est devenu en quelques années un véritable partenaire pour de nombreux États. Huitième fournisseur mondial de la Chine et deuxième en Europe, après l’Allemagne, la France est l’un de ces partenaires privilégiés de la République populaire. BNP Paribas est la première banque européenne en Asie. Le milliardaire hongkongais Li Kashing, propriétaire d’AS Watson, a agrandi son empire européen en rachetant le groupe Marionnaud en janvier 2005. De son côté, la compagnie China Southern Airlines multiplie ses commandes à Airbus : l’A380 décollera aussi de Chine en 2006… La visite historique à Paris, en janvier 2004, de l’actuel président chinois, Hu Jintao, à l’occasion du 40e anniversaire de la reconnaissance de la République populaire de Chine par le général de Gaulle, a donné une nouvelle impulsion à la coopération diplomatique sino-française, engagée depuis le 27 janvier 1964. Ce dialogue est aussi à l’origine des « années croisées » sino-françaises, qui se sont achevées en septembre 2005 et qui ont mobilisé artistes et savants, autorités et
institutions des deux pays. Le pays des contradictions Malgré son expansion, l’empire du Milieu reste encore aujourd’hui un pays mystérieux et impénétrable. Entre tradition et innovation, le nouveau capitalisme et le style de vie à l’occidentale cohabitent avec une culture plusieurs fois millénaire. Peu à peu, touchée par la modernité et les cultures extérieures, l’identité du pays semble toutefois s’effacer. Une folle spéculation bouleverse le paysage traditionnel, auquel se substituent des mégapoles futuristes à l’image de Shanghai, véritable poumon économique du pays. Les villes accueillent des millions de paysans venant y tenter leur chance… Le fossé économique entre villes et campagnes se creuse. L’ancestrale spiritualité chinoise semble elle aussi mise à mal par tant de bouleversements. Voici bien longtemps déjà que les textes quasi sacrés de la tradition confucéenne ont disparu des écoles. Et pourtant, le nouveau capitalisme « à la chinoise » semble se nourrir de cette même spiritualité : Confucius n’apprend-il pas le respect inconditionnel de la hiérarchie sociale, du pouvoir légitime et des conventions ? Si la Chine étonne pour toutes ses contradictions, elle est aussi un sujet d’indignation pour son mépris des droits de l’homme. Dans ce pays, le plus peuplé du monde avec plus d’1,3 milliard d’habitants (un quart de la population mondiale), les familles sont encore soumises à la loi de l’enfant unique et aux campagnes d’avortement et de stérilisation dans les provinces pauvres. Dans les grandes entreprises, encore pour une bonne part étatiques, les ouvriers travaillent dans des conditions et avec des horaires souvent inhumains. Avec son système de censure organisé et 27 journalistes détenus en 2004 (sur les 107 emprisonnés dans le monde), la Chine est, souligne Reporters sans frontières, la « plus grande prison » pour les professionnels de l’information. Sans compter que, avec 5 000 exécutions par an, elle est le pays au monde qui applique la peine de mort avec le plus d’ardeur. Une Chine de plus en plus présente Le XXIe siècle sera-t-il « le siècle de la Chine », pour reprendre les termes de l’historien britannique Arnold Toynbee ? Il semble, en effet, que l’avenir parle chinois. L’empire du Milieu a déjà donné rendez-vous au monde entier en août 2008 pour les 29e Jeux olympiques, les premiers en Chine. Un budget initial de 2 milliards d’euros a été alloué pour « relooker » Pékin à cette occasion. L’énorme chantier a déjà commencé. De nouvelles lignes de métro, de grands hôtels, des gratte-ciel en verre et en acier, des autoroutes et, naturellement, des équipements sportifs remplaceront les quartiers traditionnels. L’image de la ville, siège de la dynastie Ming et de la Cité Interdite, semble donc bien destinée à changer… Shanghai n’est pas en reste, qui organisera l’Exposition universelle de 2010, la première dans un pays en voie de développement. Autant d’événements qui permettront aux Chinois de renforcer leur présence au premier plan sur la scène internationale. N’en doutons pas, la Chine, qui après la récente réussite des missions Shenzhou V et Shenzhou VI est également devenue l’un des protagonistes de la conquête spatiale, fera tout le nécessaire pour gagner ses prochains paris. LUANA DE MICCO
Quarante ans après la reconnaissance de la Chine par la France, les présidents Hu Jintao et Jacques Chirac se retrouvaient à Paris, le 27 janvier 2004.
Le nouveau visage de Shenzhen, ville industrielle de près d’un million d’habitants, située près de Hong Kong.
Les produits textiles fabriqués en Chine (ici, une manufacture à Pékin) ont inondé les marchés européen et américain en 2005.
Boutiques de luxe dans les beaux quartiers…
… Simples échoppes dans les quartiers populaires. C’est ça, la nouvelle Chine !
La France et l’Allemagne, puis les autres…
Depuis l’échec de la tentative de créer une « Europe de la défense » au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on savait la coopération économique entre États européens plus facile à instaurer que l’alliance militaire. Ainsi naquit le marché commun, puis l’Europe des six, des quinze et aujourd’hui des vingt-cinq. On ne saurait donc tenir pour accessoire le désaccord survenu en novembre autour des politiques économiques. Lors de la création de l’euro, en effet, il avait été érigé comme règle intangible que les déficits budgétaires des pays
membres de l’union monétaire ne dépassent jamais le seuil de 3 % de leur Produit intérieur brut. Pour la petite histoire, il faut rappeler que c’est l’Allemagne – méfiante – qui avait tenu à établir ce critère en contrepartie de l’apport de la monnaie la plus forte de la zone, le mark, à la corbeille de mariage. Les dirigeants d’outre-Rhin, sous-estimant sans doute le coût de la réunification et les caprices de la croissance, avaient voulu qu’un « pacte de stabilité » juridiquement contraignant oblige les bénéficiaires de l’euro à ne pas jouer avec les déficits budgétaires. Signe des temps ou démonstration nouvelle de la force des réalités face aux grands principes, les dirigeants allemands ont été les premiers à refuser, fin 2003, à la Commission de Bruxelles le droit d’appliquer les procédures de sanction prévues par le pacte. Les Français leur emboîtèrent aussitôt le pas pour une raison évidente : leur dernière loi de finances, pour la troisième année d’affilée, affichera un déficit supérieur à la norme définie à Maastricht en 1993. Résultat : la Commission présidée par Romano Prodi s’est révélée impuissante à faire respecter le pacte de stabilité. La force des États, telle qu’elle s’exprime lors des conseils des ministres, reste supérieure à la « bonne gouvernance » supranationale que pourrait incarner une Commission libre d’agir à la manière d’une autorité fédérale. Les « États-Unis d’Europe » ne sont vraiment pas pour tout de suite… Que le passage en force de Paris et de Berlin dans l’affaire du pacte de stabilité n’ait pas été au goût des « bons élèves », en l’occurrence l’Autriche, les Pays-Bas, la Finlande et l’Espagne, est une chose. Que les représentants de ces pays disposent des moyens de faire l’Europe sans la France et l’Allemagne en est une autre. La loi du plus fort (ou des deux plus forts) aura donc été, une nouvelle fois, la meilleure. Mais il en restera des traces : les pays obligés de s’incliner ne manqueront pas, chaque fois que l’on aura besoin d’eux, de faire savoir que l’hégémonisme des deux principales puissances n’est pas conforme à l’idéal communautaire. On peut donc s’attendre à des complications dans le fonctionnement de l’Union. Cette crise larvée aura, en outre, conforté les réticences vis-à-vis de l’euro des Britanniques. Dans la presse d’outre-Manche, notamment économique, revient à intervalle régulier la critique selon laquelle les « continentaux » n’ont pas la même « religion du contrat » que les Anglo-Saxons. Pour eux, du moins l’affirment-ils, ce qui est signé est signé. On ne peut pas s’engager à éviter les déficits excessifs et prévoir des mécanismes de surveillance puis s’affranchir du tout parce que la conjoncture a changé. Français et Allemands répliquent par une leçon de pragmatisme : s’ils restaient arc-boutés sur des principes, les gouvernants n’auraient plus aucune marge de manœuvre et un libéralisme triomphant mettrait à mal les services publics ainsi que des pans entiers de l’économie de « l’euroland », avec une multiplication des chômeurs. Tant en France qu’en Allemagne, l’opinion publique n’a manifesté aucune hostilité vis-à-vis de l’attitude européenne de ses responsables. Le débat intérieur, en France tout particulièrement, s’est polarisé autour de sujets – les répercussions des changements climatiques ou la laïcité – n’ayant qu’un rapport lointain avec l’Europe. En 2003 aura donc prédominé l’idée que les contraintes liées à l’appartenance à l’Union étaient faites pour être surmontées ou contournées. Le « dossier EDF » illustre d’ailleurs cette « fracture » entre la France et la Commission de Bruxelles : pour respecter les règles de concurrence en vigueur dans l’Union, les commissaires voudraient que l’industriel français de l’électricité paie plus d’impôts à son propre trésor public, ce que le gouvernement français refuse. De la même façon qu’il ne souhaite pas tenir compte des remontrances qui lui ont été adressées à propos de l’intervention massive de l’État dans Alstom ou France Telecom. Et, si Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin peuvent ainsi tenir la dragée haute à leurs partenaires, c’est parce qu’ils disposent de l’appui de l’Allemagne. L’argument invoqué tient au fait, comme le rappelle sur tous les tons Nicole Fontaine, ancienne présidente du Parlement européen devenue secrétaire d’État à l’Industrie, que les deux pays qui pèsent le plus dans l’Union ne peuvent être contraints à entrer en récession car leurs soucis rejailliraient sur tous les autres… Au vieux fond « eurosceptique » des principaux dirigeants du parti dominant de la majorité à Paris, l’UMP, se sont ajoutées les réticences nouvelles des socialistes qui n’ont plus à leur tête, comme au temps de François Mitterrand, un avocat convaincu de la nécessité des progrès communautaires. Pour les différentes composantes de la gauche française, il importe aujourd’hui de ne pas se laisser dépasser par les adversaires de « l’Europe libérale », qu’ils votent aux extrêmes ou se manifestent dans le courant de « l’altermondialisme » prônant une refonte radicale des échanges économiques entre pays. Chaque fois qu’un texte prévoit que certains pays peuvent « aller plus vite et plus loin » par des accords bilatéraux sans être freinés par les autres – cela sera de plus en plus le cas en matière de défense notamment –, un consensus minimal s’établit car les accords de ce type laissent une marge considérable aux États. « L’Europe à plusieurs vitesses » qui était vécue comme un danger par les fédéralistes sincères semble ne plus poser de problèmes. Et, s’il est encore question de garder la règle de l’unanimité pour certains votes, c’est parce que certains pays bénéficiant de dérogations entendent s’en servir pour maintenir leurs privilèges, tels les Britanniques qui bénéficient par exemple d’une « ristourne » dans leur contribution au budget de l’Union, obtenue de haute lutte par Mme Thatcher il y a quelques lustres. L’actualité européenne de ces derniers mois aura, de plus, mis en relief un paradoxe. Dans une Europe à vingt-cinq, le clivage entre « petits » et « grands » pays aurait dû se réduire, alors que le contraire s’est produit. La capacité de réforme des petites nations étant meilleure, leurs charges historiques et leurs politiques fiscales passées leur évitant les « semelles de plomb » des dirigeants français et allemands, les Européens de taille réduite plaident pour une « initiative de croissance généralisée ». Les « grands » ne savent pourtant que trop ce que cela signifierait : un dumping social et une fuite des capitaux en direction des banques luxembourgeoises ou des zones industrielles d’Irlande et du Portugal. L’Europe ne peut vivre ni dans la stagnation économique ni dans la concurrence exacerbée. Mais il n’existe qu’un moyen pour s’en sortir : l’harmonisation des politiques économiques, sans cesse différée et même susceptible de s’évaporer dans les discussions sur le fonctionnement institutionnel. Seuls la Commission et le Parlement pourraient prendre le problème à bras-le-corps et entraîner l’économie du continent dans une croissance qui ne dépendrait pas des seuls États-Unis
d’Amérique. Cela suppose que les gouvernements des grands pays laissent travailler les commissaires de Bruxelles et accroissent les pouvoirs de l’assemblée de Strasbourg. Ce n’est pas le chemin qui est tracé. Si l’Europe est acceptée pour ses bienfaits – les fonds structurels ou l’harmonisation des contrôles aux frontières –, elle est aussi rejetée pour le mélange de contrainte bureaucratique et d’avancées libérales qui fonde sa double réputation. Il ne faut donc pas s’étonner de la voir en panne ou menacée par les replis nationaux. Après une année 2003 au bilan européen fortement contrasté, la France va s’engager dans un semestre électoral marqué par des cantonales, des régionales et des Européennes. Il ne serait pas inutile que ce dernier rendez-vous, en juin, soit l’occasion de dissiper quelques malentendus. FRANÇOIS DE DOMEC, JOURNALISTE.
Valéry Giscard d’Estaing préside la Convention européenne depuis décembre 2001.
Jacques Chirac et Gerhard Schröder parlent désormais d’une même voix.