Mesdemoiselles de Nesle et la jeunesse de Louis XV

Mesdemoiselles de Nesle et la jeunesse de Louis XV

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Français
230 pages

Description

1726-1728.

La Régence, ce temps d’élégances raffinées et de plaisirs ravissants, était sortie avec peine de la crise brillante du système de Law ; et comme les fils de famille aventureux, le Régent laissait à sa mort une situation financière très-embarrassée. Le choix de M. le duc de Bourbon pour le ministère suprême ne fut ni un hasard, ni un caprice, mais le résultat réfléchi d’une nécessité de liquidation compliquée. M. le Duc, un des habiles financiers de la rue Quincampoix, avait été mêlé comme un des plus forts spéculateurs à toutes les opérations du système ; un des riches actionnaires de la Compagnie des Indes, il avait réalisé une cinquantaine de millions de livres dans la hausse extraordinaire des actions de Law ; les quatre frères Paris, ses amis, avaient été chargés de l’opération du visa qui embrassait tous les éléments de la dette ; le visa était le contrôle des actions pour distinguer les vraies des fausses dans l’immense pêle-mêle des opérations de bourse qui s’étaient élevées à cinq milliards.

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Date de parution 23 août 2016
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EAN13 9782346093229
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Langue Français

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Baptiste Capefigue
Mesdemoiselles de Nesle et la jeunesse de Louis XV
Aucune époque n’a été marquée d’un caractère de plu s rare élégance que le règne de Louis XV : beaux-arts, esprit, société polie, to ut est ravissant. Quand aujourd’hui encore on veut parler d’une construction gracieuse, de meubles inimitables, trumeaux, porcelaines, encadrements à baguettes d’or, on dit :c’est Louis XV. Le nom de la marquise de Pompadour est resté aux plus élégantes toilettes, et les fouillis de la comtesse du Barry sont des reliques d’art précieuse s. Une société qui eut pour peintres Watteau, Lencret, Boucher, Baudouin et Fra gonard, doit être l’éternel modèle de la distinction. Cependant nul temps n’a été plus attaqué, plus flét ri : chroniques ordurières, mémoires fabriqués, faux autographes, on ne lui a r ien épargné, et ce qu’il y a de plus triste, c’est que ces pamphlets acceptés comme la v érité ont servi de preuves à une multitude d’histoires qui ont la prétention d’être sérieuses, A ces esprits, je dirai pourtant qu’un règne qui a légué à la France, la Lorraine, le duché de Bar et la Corse doit avoir quelque mérite pour ceux qui aiment la nationalité française ; la bataille de Fontenoy fut la première et seule grande victoire remportée sur les armées anglaises, et quant à l’administrati on, Louis XV donna un immense développement aux intendances, cette belle institut ion provinciale ; le chancelier Maupeou créa l’unité de gouvernement, il voulut res treindre la magistrature à ses fonctions judiciaires (ce que, depuis, la révolutio n de 1789 a accompli). L’abbé Terray fut le véritable ordonnateur des finances régulière s, fondées sur l’égalité de l’impôt territorial ; les idées de Law n’avaient été ni étroites, ni insensées. Louis XV développa les compagnies industrielles ; il aima et grandit l e systême des fermes, en vertu de cette idée hardie alors et toujours féconde que « l ’industrie privée fait mieux et à meilleur compte que l’Etat. » Ce petit livre est le complément de mes études sur le règne de Louis XV ; il raconte le temps de sa jeunesse et de sa gloire charmante a u milieu de cette société de gentilshommes qui avaient noms Richelieu, Soubise, d’Ayen, Lauzun. Notre temps si avide de titres, qui étale avec orgueil son blason d’hier, et où tant de barons, vicomtes, marquis surgissent comme pour danser la sarabande d u bourgeois gentilhomme, devrait avoir un peu d’indulgence pour cette nobles se d’autrefois qui eût sa belle part dans l’histoire. L’ancien régime, c’est la légende de notre histoire ; il ne peut plus revenir, qui le nie ? et qui pourrait même le désirer ? Dès lors, p ourquoi ne lui accorderait-on pas un peu de cette justice qu’on doit aux morts ? Quel es t ce fanatisme des temps modernes qui jette incessamment de la boue sur les statues d es ancêtres ? L’auteur de ce livre n’a pas ce courage ; il vit assurément avec son épo que, il en aime le progrès et la civilisation, mais il garde un vieux respect pour l es temps qui ne sont plus, aimable époque de loisirs, avec ses belles marquises, ses c hanoinesses, ses chevaliers au cordon bleu, ses baillis de l’ordre de Malte, ses o fficiers gentilshommes aux costumes pimpants. Le théâtre moderne ne vit que par ces ini mitables portraits. Parmi les plus délicieuses figures de ce pastel aux tendres et suaves couleurs, il faut remarquer mesdemoiselles de Nesle, de l’illust re famille dont la vieille tour sur la Seine rappelait les souvenirs du moyen âge. La plus fière, la plus belle de ces quatre sœurs fut la duchesse de Châteauroux ; nouvelle Agn ès Sorel, elle réveilla le roi et sa noblesse, elle les jeta sur la frontière quand la c oalition menaçait la France. C’est à ce souvenir que ce travail est consacré ; q u’on le prenne pour ce qu’il veut être, un récit, une peinture et non pas une philoso phique dissertation. L’auteur n’en a ni la prétention ni le courage ; il laisse aux fait s leur couleur, il respecte dans la tombe e cette inimitable génération d’esprit, de beauté, de grâce qui forma le XVIII siècle.
Souvent au Louvre il s’est arrêté dans le petit sal on tout rempli de toiles de Wanloo, Boucher, Lancret, Baudoin, images vivantes de ce te mps. Demandez la cause de ce qui charme, de ce qui séduit ? On l’ignore, mais on contemple ces groupes animés, cette joie champêtre, ces bergers aux rubans floque tés, ces belles marquises, ces chevaliers aux cordons noirs dans les fêtes de Cour du prince de Condé à l’Isle-Adam, des ducs de Vendôme à Anet, de Madame la duchesse d u Maine à Sceaux. Soyons justes, nos clubs, même pour l’amélioration de la r ace chevaline, l’éducation des chiens, la protection des animaux, nos bals en habi ts noirs, nos fêtes chauves-souris n’ont pas ce charme. Il n’y a plus de fées, plus de jardins enchantés ; la légende s’en va, l’aimable futilité est en disgrâce ; les femmes seules ont gardé le souvenir du règne de Louis XV, et le nom de Madame de Pompadour vient encore se mêler à tous les parfums du boudoir, à tous les mystères de la b eauté.
Paris, novembre 1864.
er § I
LE GOUVERNEMENT DE LA MARQUISE DE PRIE
1726-1728.
La Régence, ce temps d’élégances raffinées et de pl aisirs ravissants, était sortie avec peine de la crise brillante du système de Law ; et comme les fils de famille aventureux, le Régent laissait à sa mort une situat ion financière très-embarrassée. Le 1 choix de M. le duc de Bourbon pour le ministère suprême ne fut ni un hasard, ni un caprice, mais le résultat réfléchi d’une nécessité de liquidation compliquée. M. le Duc, un des habiles financiers de la rue Quincampoix, av ait été mêlé comme un des plus forts spéculateurs à toutes les opérations du systè me ; un des riches actionnaires de la Compagnie des Indes, il avait réalisé une cinqua ntaine de millions de livres dans la hausse extraordinaire des actions de Law ; les quat re frères Paris, ses amis, avaient été chargés de l’opérationdu visaembrassait tous les éléments de la dette ; le qui visavraies des fausses dans était le contrôle des actions pour distinguer les 2 l’immense pêle-mêle des opérations de bourse qui s’ étaient élevées à cinq milliards . M. le Duc était un homme sec et grand avec de l’esp rit, de l’activité, la main large en affaires, le cœur magnifique, aimant le luxe, les b âtiments par-dessus tout ; il embellissait Chantilly avec faste, construisait le château, de vastes écuries pour cinq cents chevaux. S.A. plantait le parc aux vertes pelouses et peuplait de huit cents bêtes de chasse : cerfs, daims, sangliers, les splendides forêts de Chantilly, de l’Ile-Adam et de Montmorency. Les véneries étaient admirablement choisies ; chaque espèce de fauve avait ses bouquets de bois, selon ses instinc ts, ses appétits ; science forestière aujourd’hui perdue. M. le Due, abandonnant la vieil le demeure des Condés au voisinage du Luxembourg, dressait les plans pour co nstruire un palais, en la forme d’un temple, sur les bords de la Seine, près de l’h ôtel des Invalides, vieux gens de guerre que les Condés avaient tant de fois menés au feu ! Ce palais devait être moitié de construction grecque, aux portiques et colonnade s, moitié de fantaisie moderne : on devait y transporter la belle collection des tab leaux de l’école flamande et le riche cabinet d’histoire naturelle qui ornaient Chantilly . Les Condés avaient une rare 3 prédilection pour les sciences physiques et la chim ie appliquée aux arts . Durant le système et ses prodigues folies, M. le Du c s’était attaché à la marquise de Prie, d’une famille de riches fournisseurs, M. Bert helot de Pléneuf, qui avait gagné quelque dizaine de millions dans les dernières camp agnes de Villars. Les portraits contemporains reproduisent la marquise de Prie d’un e taille svelte, élégante ; son visage d’un charmant ovale était éclairé par de gra nds yeux bleus sous des cils presque noirs ; ses cheveux élevés sur le front lui donnaient un air mutin et dégagé ; mais ce qui la distinguait plus encore, c’était l’e sprit, la grâce, sa causerie attrayante, un usage du monde qu’elle avait perfectionné encore durant l’ambassade du marquis de Prié à Turin. La marquise s’était jetée avec pas sion dans le système de Law, comme beaucoup de belles dames de la Régence ; heur euse dans ses coups dé hausse, on ne pouvait lui reprocher les opérations tricheuses de l’amie des philosophes madame de Tencin : seulement elle était bien informée et bien dirigée par 4 les frères Pâris , têtes fortes dé finances, unis entre eux pour les opérations qui embrassaient l’Europe ; leur signature était accept ée comme de l’or à Londres, Amsterdam, Francfort et Hambourg. Lors de la refont e des monnaies (1725), ils avaient gagné six millions sur les seuls affinages des louis d’or. C’était dans une soirée des frères Paris que le duc de Bourbon avait connu la marquise de Prie ; le prince, très-gracieux de form es, bon financier surtout, aimait à traiter les affaires les plus sérieuses d’une façon légère ; et cet art, la marquise de Prie le possédait avec infiniment d’esprit. Elle avait l e mercredi sa réunion des traitants, 5 fermiers généraux, receveurs, banquiers, dans son b el hôtel du quai des Théatins , et c’était après un délicieux souper plein de charme e t de causerie que les quatre frères
Paris apportaient le résumé de leurs travaux pour l a liquidation du système, la pensée et la tâche principale du ministère de M. le duc de Bourbon. On venait de prendre quelques mesures : l’augmentation du louis d’or, la plus belle monnaie de France, qui était portée de 20 à 24 livres afin d’en arrêter l’ exportation ; les fermiers généraux, fertiles esprits, gens à ressources, faisaient des avances considérables sur des impôts ; l’abondance ainsi revenait après la crise la plus sérieuse, la plus capitale, et cette situation permettait les loisirs à la nouvell e cour : après la pénurie des derniers temps de Louis XIV, on avait traversé les féeriques éblouissements du système de Law pour arriver aux opérations régulières des ferm iers généraux. Le ministère de M. le duc de Bourbon fut le vrai go uvernement des financiers, et il en résulta un luxe magnifique, non-seulement dans l es hôtels à Paris, mais encore dans tous les châteaux des environs. La magistratur e un peu parcimonieuse avait d’abord possédé ces belles habitations depuis Males herbes, Gros-Bois, Saint-Fargeau ; tout avait gardé dans leurs mains un aspe ct vénérable : grands parcs, vieux châteaux, jardins potagers, vastes fermes bien cult ivées ; le luxe attrayant n’entrait 6 pas dans ces vies respectées et peu distraites des magistrats . Après le système de Law les financiers enrichis achetèrent la plupart d es belles résidences ; les fermiers généraux n’avaient rien de la raideur mal apprise : ils dépensaient fastueusement ; les châteaux furent presque partout rebâtis sur de beau x modèles ; escaliers de marbre, salle à manger toute de glaces et de cristal, trume aux à baguettes d’or, dessus de porte ovale de Watteau et de Boucher ; jardins sple ndides avec des cascades, parcs enrichis de toutes les essences d’arbres ; les vast es forêts se déployaient dans leur majesté et l’arbre centenaire abritait le jeune arb risseau. Souvent au fond de ces belles cages d’or artistemen t ornées, régnait une petite fée d’opéra qui réglait tout avec sa houlette floquetée de rubans, ou bien une artiste de la Comédie-Française qui donnait la vie au théâtre du château de Brunoi, d’Etioles, ou au 7 pavillon du fermier général Bourret dans la forêt d e Sénart : bâti à Croix-Fontaine, il ne se composait que d’un seul bâtiment sans ailes ; ses riches appartements, ornés avec somptuosité, s’effaçaient encore devant le pav illon du Japon tout en fine porcelaine de Chine, tables, fauteuils, cheminées, corniches, carreaux de mille couleurs, escalier or et azur qui tournait comme un e conque marine d’une transparence rosée ; là régnait la charmante mademo iselle Gaussin, la Zaïre de Voltaire, dont les jolis pieds glissaient sur les p arquets de bois de senteurs. Les financiers tels qu’Helvétius aimaient les gens d’es prit, ils les attiraient parleurs prévenantes manières ; Voltaire louait les bons sou pers du président Hénault, magistrat au parlement, mais de race financière, et Montesquieu, gros joueur, un peu maltraité par le système, venait s’y délecter avec le marasquin dont le goût lui était resté de ses voyages d’Italie. Les fermiers générau x exhalaient un parfum de grande 8 compagnie que la marquise de Prie idéalisait avec u n esprit incomparable . C’était au château du Raincy, chez un des frères Pâ ris, que s’était accomplie la liquidation définitive des actions de Law ; le pass age à l’ordre régulier s’était fait presque sans secousse. Après une émission immense d e papier-monnaie, l’argent revenait à flots ; les frères Pâris, à l’aide des f ermiers généraux avaient procuré trois cents millions de numéraire à l’État ; la refonte g énérale des louis d’or, opération bien menée, je le répète, assurait au royaume une stabil ité monétaire contre l’exportation. M. le Duc et la charmante marquise de Prié avaient donné toute leur confiance aux frères Pâris, esprits aptes à la situation. On ne c onnaît pas assez l’immense capacité des financiers Pâris ; quatre frères unis de la plu s vive amitié opérant comme un 9 seul , d’une naissance obscure, mais d’une activité féco nde, Dauphinois d’origine, ils
s’étaient d’abord occupés des fournitures des armée s avec une telle habileté dans les dernières et difficiles années de Louis XIV, que le fastueux Samuel Bernard les commandita pour quatre millions ; sous la Régence, ils prirent le bail des fermes à un prix élevé sans plus grever les contribuables, et s ous l’administration des finances de M. le duc de Noailles ils annulèrent pour 315 milli ons de titres faux et usuraires 10 imposés à la dette publique . Un des frères, Pâris-Duverney, s’était fait écrivai n financier et économiste ; il publiait un admirable traité sur les monnaies de France et d ’autres traités sur les rentes de l’État, les domaines royaux, sur les colonies, et e nfin, après la chute du système, il en écrivit l’histoire ; à cette science il joignait un e pratique sérieuse des affaires, un amour du luxe et de la magnificence. Le cadet des f rères, Pâris-Montmartel, avait 11 aquis le château de Brunoy vieux manoir des La Rochefoucauld de la Fronde ; s ur ce vaste terrain, Pâris-Montmartel fit bâtir une de ces belles demeures financières, éclatante de luxe au milieu d’un parc immense, au p ied de la délicieuse rivière d’Yères qui serpentait tout au tour. Dans la grande agitation des intérêts financiers le duc de Bourbon et la marquise de Prie, si profondément mêlés au système, devaient né cessairement gouverner. Mais leur pouvoir pouvait-il se continuer sous l’impulsi on d’autres idées qui allaient naître et se développer pendant la minorité de Louis XV ?
1 Louis-Henri de Bourbon (M. le Duc) était Coudé : s es portraits, à Versailles, le représentent d’une taille très-élevée.
2dura cinq ans ; ce ne fut pas une banq  L’opération ueroute, mais une dépréciation successive des billets de circulation, comme plus t ard les assignats. En l’an VI, on avait émis 28 milliards d’assignats, le plus bas pr ix fut 18 sous pour 1,000 livres. Les actions de la banque de Law, après avoir valu 14,00 0 liv., étaient tombées à 21 liv. 6 sols.
3La précieuse collection de physique de Chantilly, achevée par Bomare, fut dispersée après le 10 août 1792.
4Voyez, pour les frères Pâris, mon travail sur lesFermiers généraux et les Financiers.
5c’était l’hôtel Pélaprat, le trople quai Malaquais, il m’a été dit que  Aujourd’hui célèbre spéculateur. Je crois cet hôtel de construc tion plus moderne.
6 La magistrature modifia singulièrement ses mœurs à la fin du règne de Louis XV ; les jeunes magistrats s’étaient un peu corrompus et dépensaient comme les financiers.
7ne savait pas précisément l’origine de Bourret, mais il avait acquis une haute Ou renommée de probité et de libéralité. Il avait été fournisseur général dans la disette des provinces qu’il avait particulièrement secourue s.
8C’était chez le fermier général Bourret que Louis XV vint plus tard déjeuner, comme pour le récompenser de son dévouement au système de crédit : on y mangea du raisin et des pêches délicieuses en mars.
9Le premier se nommait Antoine, le second la Montag ne, le troisième Duverney et le quatrième Montmartel.
10Les frères Paris avaient été mêlés aux opérations de trois ministres des finances : Desmarets, le duc de Noailles et d’Argenson.
11Provence, qui l’avait acquis du Il fut depuis la résidence de Monsieur, comte’ de fameux marquis de Brunoy, célèbre par ses prodigali tés excentriques.