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Napoléon à l'île d'Elbe - Chronique des événements de 1814 et 1815

De
566 pages

Sir Neil Campbell était né en Ecosse, dans une des nombreuses familles du clan dont les ducs d’Argyll sont les chefs héréditaires. Ayant embrassé la carrière militaire, il servit avec distinction dans les Antilles et, revenu en Europe avec le grade de lieutenant, il fut attaché à l’état-major du général Moore, fit plusieurs campagnes en Espagne et en Portugal, commanda Un régiment portugais, fut blessé et cité deux fois a l’ordre du jour par lord Wellington.

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À propos deCollection XIX
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Neil Campbell
Napoléon à l'île d'Elbe
Chronique des événements de 1814 et 1815
AVANT-PROPOS
I
Presque tous les documents dont se compose ce volum e ont été publiés une première fois, à diverses dates, dans laRevue Britannique. Je dois faire observer, relativement au premier de ces documents, qui donne son titre au volume, que je ne me suis nullement restre int au rôle de traducteur, tout en ayant soin de ne faire dire à sir Neil Campbell que ce qu’il a écrit et voulu écrire, afin de lui laisser toute la responsabilité de ses jugem ents et de ses opinions, là même où je néglige d’exprimer un jugement et une opinion co ntraires soit en note, soit dans le texte. Pourquoi donc ne pas avoir traduit littérale ment le volume anglais ? — Parce que, sur quatre cents pages, il n’en est pas plus d e deux cents qui rentrent dans le sujet indiqué par le titre et qu’il m’a paru préfér able de n’en extraire que ce qui est vraiment intéressant, pour suppléer aux lacunes par d’autres documents contemporains et entre autres par leMémorialdu baron de Peyrusse, qui ne quitta pas un seul jour l’empereur depuis son départ de Fontai nebleau jusqu’à son retour à Paris, le 20 mars 1815. Ce n’est qu’en 1870 qu’ont paru mensuellement, dans laRevue Britannique, les extraits duJournal de sir Neil Campbell,le dernier n’était pas achevé encore, dont lorsque la nouvelle de la catastrophe de Sedan me f it tomber la plume de la main. Je ne pus la reprendre qu’après six mois d’interruptio n. Le lecteur comprendra quels sentiments auront pu me faire modifier aujourd’hui, dans cette conclusion, quelques expressions qui s’é cartaient peut-être trop de l’impartialité historique avec laquelle avaient été rédigés les chapitres précédents. Mais en relisant tout l’ouvrage avant de le mettre sous presse, il m’a semblé que j’aurais tort d’y introduire d’autres changements q ue les corrections de style, et d’y rien ajouter qui ne fût d’accord avec l’esprit de l’ense mble. Par le même motif, je n’ai eu rien à modifier non p lus dans cet extrait duMémorial du baron de Peyrusse que j’ai intitulél’Histoire du trésor de la couronne sous le premier empire ;à répéter ici que j’ai seulement j’aime glané dans le journal du trésorier de Napoléon, qui mérite d’être lu depuis la première page jusqu’à la dernière. L e sConversations de lord Ebrington avec Napoléonle et Journal d’un détenu anglaisne paraîtront pas les documents les moins curieux de mon volume. Je ne suis pas l’auteur de la traduction de ce journal, dont j ’ai seulement vérifié l’exactitude en la rapprochant du texte.
II er Je n’ai pas été élevé dans l’amour de Napoléon I , mais j’ai toujours séparé en lui le premier consul de l’empereur, le grand général d u souverain absolu. J’ai eu d’ailleurs des rapports trop intimes avec des perso nnes qui l’ont aimé et admiré pour qu’il m’en ait jamais coûté de respecter une gloire qui fut aussi une gloire de la France, et pour beaucoup de Français une compensation de ce slibertés nécessairesles que démocrates, hélas ! une fois au pouvoir, mettent vo lontiers en quarantaine. J’ai assez vécu pour avoir vu l’astre impérial dans tout son rayonnement et je ne crains pas d’avouer que, comme tous les écoliers me s contemporains, alors que le tambour était substitué à la cloche pour indiquer l es heures de la classe et de la récréation, si je n’ai pas fait, comme M. Thiers, d es vers latins en l’honneur de
1 l’empereur , je trouvais tout naturel que la France eût à sa t ête un César faisant de son épée le sceptre d’un empire français devenu l’e mpire universel, comme autrefois l’empire romain. Plus tard ce patriotisme classique , dédaigneusement appelé chauvinisme,bien modifié quand les anciens militaires eux-mêmes, surtout les s’était 2 officiers en demi-solde, se firent libéraux pour ba ttre en ruine la légitimité . Pendant trente ans nous avons pu croire que Napoléon n’étai t plus que le héros d’une époque légendaire, comme le roi Arthur des Anglais et le C harlemagne des poëtes de notre moyen âge. Louis-Philippe lui-même se laissa donc p ersuader qu’il pouvait impunément le rétablir sur la colonne de la grande armée d’où il avait été outrageusement précipité en 1814, à la condition to utefois que la statue nouvelle n’aurait pour costume que la redingote grise au lie u de la toge impériale. Hélas, c’était maladroitement ressusciter Napoléon sous sa figure populaire, celle qui eût peut-être protégé la colonne elle-même contre les démagogues de 1870, si, pour mieux constater son droit héréditaire, Napoléon III n’ava it à son tour substitué au César 3 héroïque le César couronné . J’ai assez vécu, disais-je, pour avoir vu plusieurs fois l’empereur et je l’ai vu en effet une première fois d’assez près, dans le parc de Sai nt-Cloud ; deux fois au bout d’une lorgnette d’opéra, toujours avec les costumes les p lus simples et c’est avec ces costumes qu’il est resté dans mes souvenirsle grand Napoléon,couronné de l’auréole de sa gloire guerrière. Je doute qu’il eût frappé p lus vivement ma jeune imagination dans une des cérémonies officielles où il me serait apparu avec son costume d’apparat. Le prestige moral n’a pas besoin d’insig nes matériels et Napoléon lui-même disait, non sans raison, au Corps législatif que le trône redevenait un fauteuil comme un autre, quand il n’y était plus assis. J’ai déjà raconté dans quelles circonstances j’ai p u voir une première et une er seconde fois Napoléon I . Je vais reproduire ici un court chapitre desSouvenirs autobiographiquesauxquels je fais allusion : « Ma famille avait décidé que je ferais mes études au collége de Juilly. Je fus conduit à Paris, en 1806, par l’aîné de mes oncles maternels, M. François Blain, ancien membre du conseil des Cinq-Cents et qui, ava nt d’êtrefructidorisé,avait connu quelques-uns des personnages rentrés en France avec lui depuis le Consulat, MM. Royer-Collard, Camille Jordan, Siméon, etc., etc. C es relations et quelques autres expliquent comment nous assistâmes à une représenta tionAline, reine de Golconde, 4 dans la loge de Junot, alors gouverneur de Paris . La loge vis-à-vis était celle de l’empereur, qui vint justement ce soir-là au théâtr e, et que je pus voir ainsi pour la première fois. « Napoléon était alors dans toute la splendeur de s a gloire impériale, splendeur sous laquelle disparaissait peu à peu la tache sang lante de sa vie, qui avait un moment éloigné de lui les émigrés rentrés. Dans tou s les lieux publics où il se montrait, la sensation était grande. Ce soir-là, on comprend que la curiosité qu’il excita dans l’âme de l’écolier, comme dans celle de tous l es spectateurs, dut me distraire, par moments, du drame lyrique qui remplissait la sc ène. Je revis depuis deux fois l’empereur d’assez près, mais je ne parlerai ici qu e de la seconde : c’était quelques années après, pendant les vacances ; mon autre oncl e, Pierre Blain, revenu des Etats-Unis, et ma tante m’avaient conduit un dimanche de septembre à la fête de Saint-Cloud. Nous avions pu pénétrer dans le parc réservé , où nous pensions être à peu près seuls, lorsqu’au détour d’une allée nous nous trouvâmes tout à coup face à face avec Napoléon et l’impératrice Marie-Louise, qui s’ appuyait conjugalement sur le bras de l’empereur. La rencontre était inattendue de par t et d’autre, et des deux côtés on
s’arrêta en tressaillant. Presque instantanément mo n oncle, ôtant son chapeau, s’écria :Vive l’empereur !pluspour faire tressaillir voix assez éclatante  d’une vivement encore les deux Majestés. « Presque instantanément aussi, Napoléon, qui avait pu être réellement plus surpris que nous de ne pas se trouver seul dans le parc ave c Marie-Louise, ôta aussi son chapeau et nous salua avec une courtoisie vraiment impériale. Le plus piquant de la rencontre, c’est que mon oncle, qui avait connu Mor eau à Philadelphie et en était revenu avec des préventions assez prononcées contre Napoléon, se vantait quelquefois, sous la Restauration, de n’avoir jamai s criévive l’empereur !tante et Ma moi nous lui rappelions alors la promenade du parc de Saint-Cloud, contradiction qui ne l’embarrassait guère, même en présence des royal istes plus légitimistes et plus constitutionnels que lui, car il répliquait alors e n riant : « C’est vrai, je lui ai crié une foisvive l’empereur !à lui-même ; mais comme je lui fis peur ! »
III
Ayant cité dans une ou deux de mes notes M. de Bourrienne, je crois devoir déclarer ici que c’est très-inexactement que quelques biblio graphes m’ont attribué une part de collaboration dans lesMémoiresl’ex-secrétaire de Napoléon et dans d’autres de mémoires beaucoup moins authentiques. Les dénonciat eurs de pseudonymes et d’anonymes substituent trop souvent une erreur à un e autre. Voici toute la vérité pour ce qui me concerne dans la rédaction des six volume s de M. de Bourrienne. Le libraire Ladvocat, qui s’en était rendu l’acquéreur, m’ayant communiqué le manuscrit, je dus lui faire observer que c’était un vrai trésor de pa piers d’Etat, notes secrètes, lettres autographes, etc., etc., maisun livre à faire.s’adressa à mon ami Charles Ladvocat Nodier, qui demanda une somme qu’il était impossibl e à l’éditeur de lui donner, d’avance surtout, dans la situation pécuniaire où i l se trouvait. J’avais rendu à Ladvocat tant de services gratuits, qu’il lui parut juste de réclamer encoreau même prixce fatale les deux premiers celui de l’aider à faire paraître avant une échéan volumes d’un ouvrage qui devait relever son crédit. Je consacrai quinze jours et presque quinze nuits à la mise en ordre de ces deux premiers volumes dont la copie allait tout droit à l’imprimerie, mais revenait en épreuves recevoir lebon à tirerM. de de Bourrienne, alors résidant à la prison pour dett es, où son éditeur n’avait nulle envie de lui tenir compagnie. Pendant que ces deux volumes étaient sous presse, L advocat avait trouvé pour les autres un rédacteur salarié, M. de Villemaret, qui put les rédiger plus à loisir, mais qui reconnut bientôt qu’il serait difficile de faire pl us de cinq volumes ! Or, les prospectus en promettaient six aux souscripteurs. On eut alors encore recours à moi et je communiquai à M. de Bourrienne un curieux document sur le 4 8 brumaire, que sir Walter Scott m’avait dit lui avoir été adressé trop tard, pour sa propreHistoire de Napoléon, par le roi de Suède... Bernadotte lui-même. M. de Villemaret, avec son autorisation, tira parti de ce document précieux. P ar moi fut encore communiquée la nouvelle deJulio,racontée par l’empereur, dont M. de Bourrienne se souvint avoir été un des auditeurs intimes. J’avais moi-même entendu raconter cette nouvelle fa ntastique dix ou douze ans auparavant, chez M. Guizot, par une de nos notabili tés politiques et littéraires, à qui me elle avait été racontée par sa mère, autrefois dame du palais de l’impératrice (M de R.). J’étais le correspondant d’un Magazine de Lond res, au rédacteur duquel j’envoyai le canevas deJulioqui en fit une version en anglais. C’est cette version retraduite et
en français qui fut insérée textuellement dans lesMémoires,ce qui amusera les et, bibliographes tels que M. Quérard, le même Magazine , où nous avions retrouvé la nouvelle impériale, la reprit dans lesMémoireset la retraduisit en anglais, le nouveau rédacteur ignorant que son prédécesseur l’avait déj à traduite et insérée douze ans auparavant.
IV
Le plus récent des nombreux historiens de la Restau ration, ayant reproduit avec les inexactitudes de tous les autres l’épisode de l’inh umation du maréchal Brune, je reproduis moi-même dans ce recueil de documents his toriques le seul récit minutieusement exact que l’histoire puisse opposer aux singulières variantes de cinq au six narrateurs français et étrangers. AMÉDÉE PICHOT.
Paris, 12 mars 1873,
1« J’étais élevé alors dans les lycées impériaux ; et, à toutes les distributions de prix, nous avons fait des vers latins pour le héros qui n ous gouvernait ; moi aussi, j’en ai fait. (Rires.) Ce héros devait être éternel, et on pouvait être tenté de le croire. » (Discours prononcé par le président de la république dans la séance du4mars.)
2« A côté des vrais libéraux, qui voulaient assurer au pays l’influence prépondérante dans la direction des affaires, on voyait de purs r évolutionnaires ; on voyait, en plus grand nombre encore, d’anciens serviteurs de l’empi re, en retrait d’emploi, que le regret de leur position perdue avait jetés dans l’o pposition, et qui se seraient fort bien accommodés du despotisme, s’ils avaient eu pour maî tre un Bonaparte au lieu d’un Bourbon. Ils faisaient pourtant plus de bruit que l es autres, et, à force de déclamer en faveur de la liberté, quelques-uns finissaient par croire qu’ils l’avaient toujours aimée. » (Duvergier de Hauranne,Eloge de M. le duc de Broglie.)
3 En 1848, comme en 1870, plus d’une voix démocratiq ue avait dénoncé l’effigie de celui que M. Garnier-Pagès appelle « un guerrier de génie qui, avec un art infini et jusqu’à sa dernière heure, s’était étudié à tromper l’histoire ; mais la redingote grise sauva à la fois l’effigie sur la colonne et les cen dres apportées de Sainte-Hélène par un des fils du roi imprévoyant, » à qui M. Garnier- Pagès reproche encore de s’être laissé complaisamment appeler leNapoléon de la paix. (Histoire de la révolution de 1848, t. X.)
4s, mais je ne saurais dire siconnu depuis intimement la duchesse d’Abrantè  J’ai c’était du maréchal lui-même que mon oncle avait re çu la loge.
INTRODUCTION
Lorsque, dans une de ses conversations de Sainte-Hé lène, Napoléon, au reproche d’avoir trop aimé la guerre, répondait qu’il ne l’a vait jamais déclarée ou commencée que pour prévenir ses ennemis et conquérir la paix, peut-être était-il de bonne foi. La guerre, offensive ou défensive, était une nécessité de sa situation en Europe, la conséquence forcée de son origine et de ses antécéd ents comme souverain parvenu, représentant la révolution démocratique, couronnée en sa personne, vis-à-vis des monarques héréditaires. Son alliance matrimoniale a vec une des plus anciennes dynasties de droit divin n’avait pu faire cesser ce t antagonisme, même vis-à-vis de son beau-père, réduit par lui au second rang comme empereur. Ce n’était pas seulement une ambition de famille qui avait fait dé trôner par Napoléon les Bourbons de Naples et les Bourbons d’Espagne pour les rempla cer par ses frères ou beaux-frères. C’était un acte de politique internationale , la rénovation logique des origines dynastiques. Si l’empereur des Français avait fait la paix avant le désastre de Moscou, alors que sa fortune était encore dans sa phase asc endante, s’il avait sincèrement imposé cette paix aux souverains de droit divin par un traité daté de Vienne ou de Berlin, aurait-il pu croire à la même sincérité du côté des rois vaincus et humiliés ? A plus forte raison, vaincu à son tour par les représ entants des dynasties légitimes, pouvait-il croire que la paix lui était offerte san s arrière-pensée à quelques journées de 1 sa propre capitale ? Il refusa donc la paix à Châtillon-sur-Seine, et à ce refus d’une paix que la France, lasse de sa gloire, lui demanda it aussi, la coalition répondit par la déclaration de la guerre faite désormais à la perso nne de Napoléon et de sa dynastie. Cette distinction entre la France et son souverain fut acceptée par la France, on ne peut le nier, tout en déplorant l’expression « de n os amis les ennemis » et les acclamations obtenues par les souverains victorieux . Malgré la fidélité de l’armée à son chef (fidélité presque tacite), Napoléon finit par reconnaître lui-même à Fontainebleau qu’il devait abdiquer, et il est impo ssible encore de nier que cette abdication de l’empereur, condition de la paix, fut saluée par la majorité des Français avec plus d’enthousiasme que n’en avait excité l’av énement du premier consul à l’empire, Comme général, Napoléon aurait pu continuer la guer re malgré l’infériorité numérique de son armée : car, pareil au géant mytho logique à qui le contact de la terre rendait toute sa vigueur, Napoléon avait sent i sur le sol de la France envahie renaître en lui le génie supérieur de ses premières victoires, et par des hommes du métier la campagne de France est encore considérée dans toutes ses vicissitudes comme le chef-d’œuvre de la tactique napoléonienne. Il pouvait, certes, espérer battre en détail les armées ennemies et même les écraser e n masse sous les murs de Paris, mais à la condition que Paris, conservant la foi da ns le génie ou l’étoile de son 2 empereur, ne capitulerait pas avant qu’il pût être délivré par lui . Non-seulement la capitulation de Paris déroutait tous les plans stra tégiques dugénéral,encore mais l’opinion de Paris, l’assentiment de Paris à la dis tinction proclamée entre Napoléon et la France, livrait lesouveraintout ce qui survivait des partis dynastiques et à démocratiques confondus depuis son règne dans une c ommune impuissance. De ces partis, celui-là qui avait été le plus impui ssant jusque-là devenait le plus redoutable sous l’influence d’une coalition de rois . C’était le parti des Bourbons. Quoique Napoléon, secondé par une police spéciale, fût parvenu à faire oublier par leurs contemporains et ignorer même par la jeune gé nération que Louis XVI avait