347 pages
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Petites Chroniques #13 : Les années folles — 1925 à 1929, Le renouveau culturel - Partie 2

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Description

LES PETITES CHRONIQUES : jour après jour, découvrez l'Histoire en anecdotes et dates clés !

Jour après jour, tel une éphéméride, Chronique vous fait revivre l'Histoire en la racontant au présent.

Petites Chroniques #13 : Les années folles — 1925 à 1929, Le renouveau culturel - Partie 2


Retour sur les derniers instants une époque pleine de bruit et de fureur qui bouleversa radicalement la face du monde culturel.



Les Petites Chroniques, c'est aussi :

Petites Chroniques #1 : 24 h du Mans — 80 ans au compteur

Petites Chroniques #2 : Vacances d'été — Drame, People et Progrès

Petites Chroniques #3 : Destins de Femmes — Marilyn Monroe, l'éternelle

Petites Chroniques #4 : La Seconde Guerre Mondiale — Juin 1944, le mois le plus long

Petites Chroniques #5 : L'Année 80

Petites Chroniques #6 : Les années folles — 1920 à 1924, Le renouveau culturel - Partie 1

Petites Chroniques #7 : Napoléon Bonaparte — Entre guerre et paix


Hors-série #1 : Napoléon Bonaparte — La chute de l'Aigle



et bien plus encore...

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Publié par
Nombre de lectures 5
EAN13 9782366029642
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

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Les Années Folles
Le Renouveau culturel – 2
Éditions ChroniqueParis des années folles
Aux environs des années 1925-1926, Paris vit le contrecoup des années de guerre. Cette période de frénésie nous demeure
en mémoire sous le nom des années folles.
Le peintre Fernand Léger a bien su analyser cette exacerbation de l’envie de vivre : « 1918, la paix : l’homme exaspéré,
tendu, immobilisé pendant quatre ans, enfin lève la tête, ouvre les yeux, se détend, reprend goût à la vie : frénésie de danse, de
dépenses, de pouvoir enfin marcher debout, crier, hurler, gaspiller. » Un déchaînement de forces vives remplit Paris, où les
artistes n’ont jamais été aussi grands, les femmes aussi libres et les brasseries aussi fréquentées. Un « coin » de la ville
symbolise à lui seul la « folie » de ces années : le carrefour de la rue Vavin et des boulevards Raspail et du Montparnasse, le
« nombril du monde » selon Henry Miller, où, dans une atmosphère de scandales permanents, se croisent des destins promis à
la célébrité. Les cafés sont de véritables quais de gare, et l’on y retrouve tous les nouveaux riches et les profiteurs de la
guerre, attablés avec des femmes aux cheveux coupés à la laponne (frange sur le front et coupe rase sur la nuque), qui
marquent de leurs lèvres violettes, vertes ou noires le bout des cigarettes à la mode : les Abdullha. Quelques artistes sont
encore les familiers du quartier, mais les plus célèbres commencent à le quitter. Alors que Picasso porte désormais une
cravate et habite le 8e arr., que Marc Chagall travaille à Passy et que Léonard Foujita s’est offert un hôtel particulier, rares
sont les artistes de talent qui créent encore à Montparnasse.
Mais qu’importe, le bourgeois vient ici pour s’encanailler et se donner des illusions. Nombreux, en revanche, sont les
imposteurs : imitateurs de Picasso et pasticheurs cubistes vendent aux riches Américains ou même aux provinciaux naïfs, qui
confondent le shaker avec les pinceaux. Non, ce qui plaît, c’est l’agitation fébrile du quartier, son atmosphère. Les
discussions artistiques portent sur la spéculation. Et les Américains, avec leurs dollars, font rapidement monter les enchères.
Bien sûr, on peut encore rencontrer quelques célébrités : André Derain et sa Bugatti, Maurice de Vlaminck coiffé de son
chapeau melon, Moïse Kisling en veste de velours, Jules Pascin, qui sait, mieux que personne, croquer rapidement une scène.
Ce qui attire aussi, ce sont les expositions dans les cafés. Mais l’époque est loin où Libion, à la Rotonde, achetait par pure
charité des toiles à Amedeo Modigliani. Lieu légendaire de Montparnasse, la Rotonde est désormais devenue une cantine, un
campement pour nomades venus du monde entier. Elle s’est agrandie : on y trouve un jazz-band, un dancing, un vestiaire et un
grill-room. Le whisky et l’assiette anglaise ont remplacé les cafés-crème et les croissants. Les toilettes sont une vraie caverne
d’Ali Baba, où s’organisent d’inquiétants trafics de drogue. Les femmes attablées dans ce café ont tout pour choquer les
esprits traditionnels : grisettes ou grues, dactylos en rupture de machine à écrire, ou « poules » de plus ou moins grand luxe.
Elles fument, parlent haut en attendant le séducteur gominé, vêtu de shantung trop clair, qui les entraînera dans quelque coin
fatal. D’autres, court vêtues, semblent sortir d’un tableau de Kees Van Dongen, avec leurs franges et leurs jupes caïques, leurs
jambes fines, racées et nerveuses, dont les bas crissent. Et les nuits de Montparnasse retentissent des sanglots désespérés des
saxophones de jazz. Les « boîtes » sont à la mode : le Dingo, le Select, le Viking ou chez Dominique. L’un des endroits les
plus chics est le Jockey. On y rencontre Jean Cocteau, Louis Aragon, René Crevel, Ernest Hemingway ou encore Francis Scott
Fitzgerald. Pour danser, on n’a que l’embarras du choix. Au bal des Invertis, on aperçoit des robes de grands couturiers, des
messieurs en habit, joue contre joue avec de petits voyous de barrière. Au Bal nègre, rue Blomet, on a pu voir Foujita nu,
entièrement peint en bleu, emmener sa femme Youki dans une cage portant cette inscription : « Femme à vendre. SGDG ».
Scott et Zelda Fitzgerald logent au Ritz et n’apparaissent à Montparnasse que pour faire la fête et dilapider les droits d’auteur
fabuleux de L’Envers du paradis. Miller, dans le studio d’Antonin Artaud, écrit sa série des Tropiques, qui fera scandale aux
États-Unis. D’autres écrivains sont éblouis par Paris : Sinclair Lewis et John Dos Passos. Les artistes américains comptent
parmi les plus remuants des clients du Select. Dix années durant, la culture américaine va se faire à Paris.
Au chapitre des nombreuses excentricités, certains Français ne sont pas en reste : Cocteau reçoit ses amis chez lui, en
peignoir ou en pyjama, au 10 de la rue d’Anjou. Avec Aragon, Cocteau ira parfois jouer au train électrique dans la salle à
manger de Picasso. Cocteau a des ennemis : les surréalistes. Eux aussi ne cessent de rechercher le scandale. À la Closerie des
Lilas, au cours d’un banquet organisé par la respectable maison d’édition le Mercure de France, ils insultent la romancière
Rachilde : « Cette respectable dame commence à nous emmerder. » Cela se terminera en pugilat. Une femme fait aussi
beaucoup parler d’elle : Coco Chanel. Elle taille des jupes et des tailleurs dans des plaids anglais, et elle adore les courses
de chevaux. Elle habille les femmes en noir, leur fait porter du blanc et du bleu marine comme les écolières. On la raille :
« Maintenant les femmes ressemblent à des petits télégraphistes. » Elle passe outre. Paris se passionne également pour les dos
dénudés des robes de Paul Poiret. Joséphine Baker promène sa panthère en laisse à la terrasse de la Rotonde. L’après-guerre,
c’est la fureur de vivre, instant de répit à l’écart des tempêtes passées, mais insouciance totale quant au futur.
Le bal de la Horde à la Bastille, où une partie du Tout-Paris se retrouve…1925
Le modernisme chez les femmes
Ces jeunes filles, élèves à l’école normale d’institutrices d’Izmir, s’adonnent aussi aux beaux-arts, aux
sports et à la musique, avant de propager cet enseignement dans le reste du pays.

Paris – Maurice Chevalier triomphe à l’Empire
C’est dans le cadre de l’Empire, music-hall construit par la société Pathé et dirigé par Henri Varna, que
Maurice Chevalier vient de remporter un succès avec Valentine. La même année, l’ambassadeur d’Espagne,
M. Quinones de Leon, lui a demandé de venir chanter ses nouvelles chansons à l’ambassade. Maurice
Chevalier ne manque pas, bien sûr, de prévenir l’ambassadeur que ses chansons n’ont rien de protocolaire.
À cette soirée sont conviés Raymond Poincaré, Aristide Briand et Édouard Herriot… En se laissant aller à
chanter notamment Valentine (« Elle avait de tout petits tétons, Valentine »), Maurice Chevalier a craint
d’avoir commis un impair. Aussi, quelle surprise lorsque l’ambassadeur, quelques jours plus tard, s’en vint
le féliciter. C’est depuis lors que Maurice Chevalier est devenu l’ambassadeur de la chanson française.
Triomphe à Paris
Ce courant, tourné vers l’avenir, regroupe les architectes Le Corbusier et Pierre Chareau, ainsi qu’une
brillante cohorte de décorateurs dont se détachent Francis Jourdain, Charlotte Perriand, Eileen Gray ou
encore René Herbst. On les retrouve en particulier au pavillon de l’Esprit nouveau, où le mobilier
traditionnel est remplacé par des équipements et où demeurent seuls sièges et tables. À la différence de
leurs collègues traditionalistes, ils s’intéressent à l’aménagement des cuisines et des salles de bains. Il reste
qu’au-delà des divergences esthétiques, tous, conservateurs et révolutionnaires, ont une commune ambition :
fournir à une clientèle privilégiée les éléments d’un « art de vivre » moderne.
Malgré cette diversité, certains critiques regrettent que le jury n’ait admis aucun représentant du Stijl
hollandais, ni du Bauhaus allemand. En outre, ils font observer que des installations moins coûteuses
auraient permis à de petits artisans novateurs de montrer leur talent. Pour finir, ce sont les amateurs d’artqui sont le plus déçus : dans la sélection d’art contemporain présentée, ne figurent ni Picasso, ni Braque, ni
Matisse, ni aucun de ces peintres qui révolutionnent l’art depuis les années dix. Ils se consoleront en
admirant les toiles élégamment néo-cubistes de Tamara de Lempicka.
Le cinéma
Importants progrès cette année dans le domaine du cinéma. Les techniques évoluent et l’on peut
désormais filmer des séquences sous l’eau comme le montre cette image d’une jeune femme nageant dans un
paysage sous-marin.

Hollywood – Succès de La Grande Parade
Réalisée par King Vidor, La Grande Parade, qui dresse un portrait fantastique d’un Américain pris
dans la guerre, attire les foules et a rapporté plus de 22 millions de dollars. La vedette, John Gilbert, jouit
d’ores et déjà d’une immense popularité dans le monde entier. La MGM a fait venir une nouvelle actrice de
Suède, Greta Garbo. Elle est arrivée avec son mentor et réalisateur préféré, Mauritz Stiller. Lon Chaneytient cette année un rôle dans Le Fantôme de l’Opéra, et Buster Keaton déclenche des cascades de rires
dans Ma vache et moi. Joseph Schenck, de l’United Artists (fondée en 1919 par Charlie Chaplin, D. W.
Griffith, Mary Pickford et Douglas Fairbanks), a engagé une danseuse, Lucille Le Sueur, qui a adopté le
pseudonyme de Joan Crawford à la suite d’un concours dans un magazine. John Ford, âgé de trente ans, est
réalisateur depuis 1917. Il est passé de l’Universal à la Fox et a tenu un petit rôle dans Naissance d’une
nation. C’est aujourd’hui un grand espoir du cinéma. Pour son grand succès, Le Cheval de fer, qu’il a
tourné l’an dernier, il avait acheté une propriété de 18 hectares pour en faire un site de western, et il a
installé un immense studio avec des générateurs capables d’éclairer une ville de soixante mille habitants.
La Fox poursuit sa campagne contre la censure aux États-Unis.8 janvier 1925
New York
Igor Stavinski débute en Amérique à la direction de l’Orchestre philharmonique de New
York.14 janvier 1925
Naissance
Yukio Mishima, écrivain japonais. (†25/11/1970)21 janvier 1925
Italie
Ouverture de l’université de Florence.26 janvier 1925
Naissance
Paul Newman, acteur américain.er1 février 1925
Naissance
Alfred Grosser, historien et écrivain français.7 février 1925
Naissance
Anatole Dauman, producteur de cinéma français. (†08/04/1998)
États-Unis
Les Chasseurs de salut, le premier film réalisé par Josef von Sternberg, sort sur les écrans.
Séduit par ce film peu coûteux, Charlie Chaplin a convaincu les Artistes associés de le distribuer.10 février 1925
Naissance
Pierre Mondy, cinéaste et comédien français.11 février 1925
Décès
Aristide Bruant, poète et chansonnier français. (*06/05/1851)26 février 1925
Décès
Louis Feuillade, cinéaste français. (*19/02/1873)
Paris
Le quotidien E x c e l s i o r publie la première grille de mots croisés.Mars 1925
Un lieu de luxe, la place Vendôme, vu par le dessinateur Henjic.13 mars 1925
Paris – René Clair en deux actes et un entracte
Passant, avec succès, de la carrière de comédien à celle de réalisateur, le jeune René Clair a
enchaîné trois films, dont le dernier, Le Fantôme du Moulin-Rouge, sort en salle. Il y reprend la
formule de son premier film, Paris qui dort : la poétisation d’un site parisien à travers une
histoire fantastique à la française.
Entre ces deux « actes », il a réalisé Entr’acte, une pochade dadaïste écrite par Francis
Picabia et où figurent notamment Man Ray, Marcel Duchamp et Erik Satie, l’auteur de la musique
d’accompagnement. Ce film a été conçu par le réalisateur et le scénariste pour servir d’intermède
au ballet Relâche, créé par les Ballets suédois de Rolf de Maré.21 mars 1925
Naissance
Peter Brook, metteur en scène britannique.
France
Fondation de La Gazette du franc par Marthe Hanau.
Monte-Carlo
Première de L’Enfant et les sortilèges, fantaisie lyrique de Colette, musique de Maurice
Ravel.26 mars 1925
Naissance
Pierre Boulez, compositeur et chef d’orchestre français.30 mars 1925
Suisse – Mort de Rudolf Steiner
Rudolf Steiner, fondateur de l’anthroposophie, est mort à Dornach. Professeur à l’université
de Berlin, il avait fondé, en 1913, la Société anthroposophique. Selon ses thèses, l’homme peut
développer en lui-même des facultés supérieures. Assimilant aux théories de Goethe des éléments
hindous, chrétiens, cabalistiques et théosophiques, il a pu faire connaître ses doctrines grâce à de
nombreux ouvrages.
Maison conçue par Steiner sur le site du Goetheanum.
Avril 1925
Réclame pour des pneumatiques.er1 avril 1925
Jérusalem
Ouverture d’une université hébraïque : les Arabes protestent.15 avril 1925
Décès
John Singer Sargent, peintre américain. (*12/01/1856)20 avril 1925
New York
Réactions enthousiastes à la première de Madame Sans-Gêne, film produit par la Paramount,
tourné en France par Léonce Perret, avec la grande star américaine Gloria Swanson.26 avril 1925
Prague – Parution posthume d’un livre de Kafka
On annonce la parution posthume du roman Le Procès, de l’écrivain tchèque Franz Kafka,
décédé l’an dernier le 3 juin 1924. Cet ouvrage, inachevé, avait été commencé à l’été 1914. Le
thème en est l’arrestation d’un certain Joseph K. le jour de son trentième anniversaire, sans motif
précis. Le héros vit un cauchemar pendant un an, confronté à des juges étranges, puis meurt
égorgé, victime d’un univers froid, cruel et absurde, néanmoins décrit dans un style très réaliste et
avec une minutie tout à fait étonnante.28 avril 1925
Paris – L’Exposition des arts décoratifs triomphe
Prévue pour 1915, ajournée par la guerre, l’Exposition internationale des arts décoratifs et
industriels modernes est inaugurée par le président de la République. Le plus grand événement artistique
de cet après-guerre consacre le luxe des années folles et la naissance d’un style qui prétend s’appliquer
à l’architecture comme à tous les artisanats. Mais le style Arts déco, s’il sous-entend une volonté
évidente de modernisme, traduit néanmoins un compromis entre une géométrisation franche, d’inspiration
cubiste, et une résurgence de certains aspects de l’Art nouveau. L’héritage d’avant-guerre est sensible
dans des décors et des motifs encore empreints de l’éclectisme passé.

« La glace », un manteau du soir dessiné par le couturier Paul Poiret.
Une broche de Jean Fouquet (en or).29 avril 1925
Le style Arts déco diffusé par les timbres
Les formes nouvelles, dont le dépouillement ornemental marque une rupture radicale avec
l’Art nouveau, sont à l’honneur à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels
modernes, qui s’ouvre aujourd’hui à Paris. Les PTT n’en sont pas absents. L’administration a en
effet émis six timbres, dont les deux premiers (25 et 75 c) ont été mis en vente le 8 décembre
1924 : leur rôle est informatif et publicitaire. Un deuxième type (une seule valeur de 25 c) a été
émis le 11 avril dernier, un troisième (une seule valeur également, de 15 c) le sera demain. Le
quatrième type (10 c et 75 c) attendra le 15 juin. Selon nombre de critiques, ils ne sont pas très
réussis, ni esthétiquement ni techniquement : l’impression en typographie à plat laisse à désirer.
Tous seront retirés le 31 octobre, sauf au bureau de la rue du Louvre, où ils seront en vente
jusqu’au 31 décembre.6 mai 1925
Paris
Sur une idée d’Henri Lapauze, exposition au Petit Palais, le Paysage français de Poussin à
Corot.7 mai 1925
Décès
Teuvo Pakkala, poète finlandais. (*09/04/1862)
Munich – Inauguration du Deutsches Museum
Le Deutsches Museum vient d’être inauguré en présence de deux mille invités, le jour du 70e
anniversaire de l’ingénieur Oskar von Miller, son fondateur. Le musée, dont la première pierre
avait été posée en 1906 par l’empereur Guillaume II, est consacré à l’histoire des progrès
techniques et fait la part belle aux grandes inventions du siècle, telle l’automobile. Le chancelier
Hans Luther estime qu’il est une « consécration du peuple allemand ».
Le Deutsches Museum accorde une grande place à l’automobile. Ici, une Benz Ideal de 1889.