Petites Chroniques #18 :  Retour sur les bancs — La rentrée sous le signe de la réforme
139 pages
Français

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Description

LES PETITES CHRONIQUES : jour après jour, découvrez l'Histoire en anecdotes et dates clés !

Jour après jour, tel une éphéméride, Chronique vous fait revivre l'Histoire en la racontant au présent.

Petites Chroniques #18 : Retour sur les bancs — La rentrée des classes sous le signe de la réforme

Elle cause toujours une boule au ventre, chez les grands et les petits, c'est la rentrée des classes. Revivez les différents chamboulements du système éducatif français dans une chronique richement illustrée.

Les Petites Chroniques, c'est aussi :

Petites Chroniques #1 : 24 h du Mans — 80 ans au compteur

Petites Chroniques #2 : Vacances d'été — Faits divers et people

Petites Chroniques #3 : Destins de Femmes — Marilyn Monroe, l'éternelle

Petites Chroniques #4 : La Seconde Guerre Mondiale — Juin 1944, le mois le plus long

Petites Chroniques #5 : L'Année 80

Petites Chroniques #6 : Les années folles — 1920 à 1924, Le renouveau culturel - Partie 1

Petites Chroniques #7 : Napoléon Bonaparte — Entre guerre et paix

Hors-série #1 : Napoléon Bonaparte — La chute de l'Aigle

et bien plus encore...

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9782366029574
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Retour sur les bancs
La rentrée sous le signe de la réforme
Éditions Chronique
Tous à l’école !
Aussi sublimes soient-ils, les articles de la Déclaration des droits de l’homme ne suffiront jamais à établir l’égalité. L’instruction seule pourra combler le fossé existant entre les citoyens. L’homme qui a fait sien ce credo audacieux est le marquis de Condorcet. Il expose aujourd’hui ses thèses dansLa Bibliothèque de l’homme public, revue qu’il a créée en 1790. L’instruction, qu’il considère comme un devoir de la société à l’égard de ses membres, doit être procurée à chacun, quelle que soit son origine sociale. Toutefois, Condorcet distingue plusieurs niveaux. Au premier degré, par lequel passeraient tous les enfants, succéderait un enseignement facultatif de type professionnel. Les plus doués bénéficieraient d’un enseignement supérieur et scientifique. L’ensemble constitue un projet digne de ces Lumières dont se réclame l’auteur. Ainsi, dès 1791, Condorcet amorçait l’idée que tout Homme en France devait avoir accès à des connaissances et devait acquérir une éducation. Sans le savoir, il posa donc l’un des piliers des classes de demain : une école où l’égalité serait reine…
Royaume franc
779 - 799
Capitulaire de Charlemagne décrétant la création d’écoles dans chaque évêché et le baptême des enfants avant l’âge d’un an.
1229
Toulouse – Pas de rentrée universitaire à Toulouse
L’année commence bien mal pour cette université toute neuve. Quatre enseignants seulement sur les quatorze prévus se sont présentés. Quant aux étudiants, ils la boudent. D’ailleurs, les habitants refusent la chambre et le couvert à ceux qui seraient tentés de s’inscrire. Ils sont même prêts à venir chahuter les cours qui se dérouleraient quand même. Ces réticences ne sont pas innocentes : l’université, c’est le symbole de la défaite du Sud face au Nord. Sa création a été décidée par les barons vainqueurs de la IIe Croisade contre les Albigeois. C’est donc le fer de lance de la reconquête catholique. Le comte de Toulouse, pour cette raison, aura pour charge de payer les maîtres pendant dix ans.
Scène de la vie universitaire à Paris au Moyen Âge. Miniature desGrandes Chroniques de France. Début du XIVe siècle. Bibliothèque Nationale, Paris.
er 1juin 1452
Paris – L’université de Paris est réformée
Si l’université de Paris passe encore pour un modèle, on n’oublie pas que, vendue au parti anglais, elle a contribué à perdre Jeanne d’Arc. Soucieuse avant tout de ses privilèges, elle se rapproche du roi. Faute d’obtenir la suppression de la Pragmatique Sanction, c’est pour réformer les institutions ecclésiastiques du royaume et, d’abord, l’université que le pape Nicolas V envoie à Paris, en 1451, le cardinal légat Guillaume d’Estouteville. Préparée par une commission de conseillers du roi et de délégués de l’université, la réforme reprend nombre de règlements antérieurs. Elle prévoit un serment des maîtres, un internat des étudiants et une rémunération fixe. D’Estouteville réussit même à assainir le recrutement et les examens. Pour ce qui est de la pédagogie, la scolastique triomphante continue de faire régner la « docte ignorance », et la réforme de 1452 n’apporte aucune nouveauté.
13 novembre 1534
Bordeaux – Censure à l’université
Larentrée scolaire au collège de Guyenne s’est déroulée dans un climat de tension et de méfiance. Les autorités craignent ici la propagation des idées nouvelles que l’on diffuse de plus en plus dans les universités. Aussi le Parlement vient-il d’interdire aux professeurs et aux élèves de détenir des livres hérétiques, censurés par la Sorbonne. Il est vrai que le précédent directeur du collège, Jean de Tartas, avait fait venir de nombreux professeurs de tendance réformiste. Son remplaçant, André de Gouvéa, entend bien ne pas laisser germer dans les jeunes esprits les théories dangereuses des libres penseurs.
18 septembre 1600
Paris – L’université est reprise en main
Le roi s’est arrogé le droit pontifical d’organiser l’enseignement. Les extrémistes religieux en seront écartés. La fin des guerres de religion appelait une réforme profonde de l’université de Paris. Il lui fallait attirer de nouveau les étudiants dispersés et pouvoir rivaliser avec les autres universités européennes. L’introduction en force des auteurs de l’Antiquité, par la reconnaissance du courant humaniste qu’elle suppose, est un signe évident d’ouverture. Les étudiants ont favorablement accueilli les nouveaux statuts que le recteur Jean Galland a promulgués ce matin en français.
Paris
1717
Jean-Baptiste de La Salle publie laConduite des écoles, un des premiers manuels de pédagogie.