Quand le Mistral Nous Régalait de ses Galéjades

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Description

La Provence est une région merveilleuse, par son climat, la beauté de ses paysages. On y vit bien, au soleil, sous l’ombre des platanes centenaires, dans les champs de lavande ou les oliveraies.


Parfois on y fait des rencontres : cigales folles de l’été, grives passagères, troupeaux en transhumance...


Et ses habitants me direz-vous ?


Oh la, la, la... ! Chacun est une chanson, un poème, une histoire. Jugez-en : Je vous livre aux mains de César, du Papé, de Jules, de Magali, du sourcier ou de Marius...

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EAN13 9782368322970
Langue Français

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Jean-Luc PRAT du JANCOURT
« Quand le Mistral nous régalait de sesgaléjades…»
nouvelles
à la Provence, ma terre d’adoption, au soleil, au Mistral, à ses paysages splendides, à son accent charmeur…
Autres ouvrages de l’auteur
Poésies:
Espiègle, ris ! (épuisé) (jeunesse) Enfantillages (épuisé) (jeunesse) Calligrammes pour les petits (jeunesse) Toute ma vie à l’école (jeunesse) Rue de l’enfance (jeunesse) Les cigales de mon cœur (épuisé) A la terrasse du Touring Symphonie à l’encre de tes yeux Le petit Moujik de l’Amour
Romans, nouvelles :
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Quand le Mistral nous régalait de sesgaléjades…
Hé oui, peuchère ! … Le Mistral, il est plus le même (prononcez le maime, en traînant).
Avant quand il soufflait, c’était réglé comme une horloge. Il ébouriffait la campagne, il secouait les oliviers des Alpilles, il gangassait les portes et les fenêtres durant trois, six ou neuf jours. Pas besoin de réfléchir.
Mais depuis qu’ils ont inventé la bombe atomique, la mini- jupe et qu’ils sont allés dans la lune, ils marchent tous sur la tête. Et même (dites toujours maime !!…), ce bon vieux Mistral il a changé ; il est tout déboussolé. Il a même (maime !) perdu son accent (chez nous, on dit assent…).
Ah ! quand il soufflait jadis (dites bien jadisse…), il nous apportait des historiettes qu’il avait glanées en passant sur les Alpilles, entre les cornes des taureaux de Camargue, sous les ombrages des voûtes des platanes des places où la pétanque est reine, dans ces milliers de villages qui ressemblaient à des crèches.
Écoutez un peu celles-là…
Lorsque l’administration m’a mis à la retraite, je suis venu habiter ici, dans ce petit vallon, dans l’un de ces villages si minuscules qu’ils ne figurent pas sur les cartes routières de France ! De toutes les façons, ce sont des « Parisiens » qui les ont faites, c’est normal !…
Grâce à de maigres économies, j’ai acheté un petit mas à la limite du village, près de celui d’un paysan, Marius, qui cultivait ses fruits et ses légumes pour les porter au marché. Je restaurais cette maisonnette, au jour le jour, à temps perdu : une fois la toiture, car le Mistral me l’avait chipée dans l’une de ses colères ; une autre fois, le crépi de la façade qui était tellement brûlé par le soleil qu’on allait bientôt voir au travers des pierres… Et lui, quand il passait, il regardait. Et un jour…