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Souvenirs des jours sombres

De
106 pages
En 1916, le pasteur alsacien Paul Berron, encore citoyen allemand, se trouve à Alep, en territoire ottoman. C'est là qu'il a vu et vécu, ce qu'il évoque dans Souvenirs des jours sombres : les terribles persécutions dont le gouvernement turc a frappé tout un peuple. C'est un témoignage de première main sur le "génocide arménien". Si l'auteur dénonce la "politique d'extermination" mise en oeuvre par les autorités turques, il refuse cependant de jeter l'opprobre sur tout un peuple, et tous les dirigeants turcs dans le même sac : tous n'étaient pas complices du crime.
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Paul BerronSouvenirs des jours sombres
Traduit de l’allemand et annoté par Francis Bezler
En 1916 la Turquie est l’alliée de l’Empire allemand. Le
pasteur alsacien Paul Berron, encore citoyen allemand, se
trouve à Alep, en territoire ottoman. C’est là qu’il a vu et
vécu ce qu’il évoque dans Souvenirs des jours sombres : les
terribles persécutions dont le gouvernement turc a frappé
tout un peuple. C’est un témoignage de première main sur SouvSouvenirsenirsle « génocide arménien ». Si l’auteur dénonce la « politique
d’extermination » mise en œuvre par les autorités turques de
l’époque, il refuse cependant de jeter l’opprobre sur tout un
peuple, et tous les dirigeants turcs dans le même sac : tous des jours sombresdes jours sombres
n’étaient pas complices du crime. Par ses points de vue sur
l’Orient musulman l’auteur peut nous apparaître comme un Le génocide arménien. Un pasteur alsacien témoigne
homme d’un autre âge : ce sont ceux d’un Européen et d’un
emissionnaire du début du XX siècle, quand l’Europe était
colonialiste.
Le pasteur Paul Berron (1887-1970), fondateur de l’Action
Chrétienne en Orient, naquit en Alsace, alors province de
l’Empire allemand. Après des études de théologie à Strasbourg
et à Halle (1906-1914), il part en mission à Alep (1916), où il est
témoin de la tragédie arménienne.
illustration de couverture : Cécile Bezler.
ISBN : 978-2-343-06824-4
12,50 €
Paul Berron
Souvenirs des jours sombres









Souvenirs des jours sombres

Le génocide arménien
Un pasteur alsacien témoigne























Paul BERRON




Souvenirs des jours sombres

Le génocide arménien
Un pasteur alsacien témoigne


Traduit de l'allemand par Francis Bezler
Annoté par Francis Bezler et Cécile Bezler




































Cet ouvrage est la traduction intégrale
de l'opuscule en langue allemande
Erinnerungen aus dunklen Tagen
herausgegeben von der Action Chrétienne en Orient
Graffenstaden bei Strassburg, 1929


© L’Harmattan, 2015
5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris
www. harmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-06824-4
EAN : 9782343068244





Le traducteur remercie
l'Action Chrétienne en Orient
pour son agrément.






PRÉFACE


L'auteur de ces Souvenirs des jours sombres,
témoignage de première main sur le génocide arménien,
s'appelait Paul Berron. Il naquit à Lützelstein (aujourd'hui
La-Petite-Pierre) en Alsace du nord, en l'an 1887. À cette
date, l'Alsace, et une partie de la Lorraine (l'actuel
département de la Moselle), faisaient partie de l'Empire
allemand, depuis la guerre franco-prussienne de
18701871 et la défaite des armées de Napoléon III. Cette
« Alsace-Lorraine » ne devait retourner dans le giron de la
République française qu'après la Première Guerre
mondiale (1914-1918) et la défaite de l'Empire allemand.
Le père de Paul Berron était pasteur de l'Église
luthérienne d'Alsace. Paul avait deux frères, qui devinrent
tous les deux pasteurs ; et une sœur, qui épousa un pasteur.
Paul devint pasteur.

Il fit ses études à Strasbourg (1906-1908, 1909-1914), à
la Kaiser-Wilhelms-Universität comme on disait alors dans
les milieux officiels, et à l'université de Halle, en
Allemagne (1908-1909). À l'époque où Paul Berron
entreprend ses études, un autre Alsacien, son aîné de
quelques années, personnalité marquante de la Faculté de
théologie protestante et théologien d'un certain renom,
Albert Schweitzer, futur prix Nobel de la paix (1952), est
encore à Strasbourg, en train de s'engager dans la voie qui
allait le conduire à quitter le milieu douillet de l'Université
pour partir au loin, en Afrique noire, au Gabon, alors
colonie française, et débarquer finalement à Lambaréné.
Là, il allait fonder un hôpital de brousse et devenir, des


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