Tye Kele

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276 pages
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La présence des tirailleurs sénégalais parmi les combattants de la Première Guerre mondiale est largement connue. Mais personne ne sait vraiment comment ces jeunes soldats, dont la plupart venaient du Soudan, l'actuel Mali, se sont retrouvés sur le sol français où près de trente mille perdirent la vie. Ce roman historique met non seulement à jour une page héroïque de l'Afrique, mais montre également la proximité qui existe de fait entre des hommes que tout semblait séparer.

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Date de parution 02 septembre 2015
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EAN13 9782336390499
Langue Français

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Hubert BALIQUE
LTa gYu e rEr ed eKs hEo mLm eEs Roman
TYE KELE
TYE KELE LA GUERRE DES HOMMES
© L’HARMATTAN, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06676-9 EAN : 9782343066769
Hubert BALIQUE TYE KELE LA GUERRE DES HOMMES Roman
 A Koyan, Niéné, Gouantina, Nianankoro et Samba
PREAMBULE Il avait fallu attendre que René Caillé rentre de sa traversée de l’Afrique de l’Ouest et décrive devant la Société de Géographie son séjour à Tombouctou en 1828 pour que les Français entendent parler de cette région du monde. Jusque-là, l’Afrique Noire était à leurs yeux un continent mythique au climat hostile où vivaient des hommes primitifs, noirs de peau et évoluant semi-nus au milieu d’animaux sauvages. De temps à autre, les habitants de Paris et de grandes villes portuaires comme Marseille ou Bordeaux en rencontraient quelques-uns, sans qu’ils aient à savoir qui ils étaient, d’où ils venaient et ce qu’ils faisaient. L’entreprise coloniale débutée en Algérie en 1830 et ouverte sur le Sénégal en 1854 allait renforcer cette vision d’un monde multiracial où, au-delà des questions politiques et économiques, les peuples blancs apaisaient les angoisses de leur vie quotidienne en affirmant leur supériorité identitaire vis-à-vis de peuples considérés comme inférieurs, parce que colorés, païens et sans culture. L’Exposition Universelle de Paris en 1889 fut l’occasion de montrer à ses vingt-huit millions de visiteurs cette branche particulière de l’espèce humaine en faisant vivre pendant six mois plusieurs centaines d’Africains dans un « village nègre » reconstitué. On pouvait ainsi les découvrir sur le Champ de Mars, tout comme on pouvait se rendre au Jardin des Plantes pour y voir des animaux venus de tous les coins du monde ! Dans une société française portant les cicatrices de Waterloo, de Sedan et de la perte de l’Alsace et de la Lorraine, il fallait justifier la création de cet empire qui allait redonner à la France sa grandeur et sa place sur l’échiquier mondial. Bien qu’il fût porté par une bourgeoisie en pleine émergence, ce sentiment de supériorité trouvait également une écoute favorable au sein du monde paysan et même de la classe ouvrière naissante. Comment dans un tel contexte la France pouvait-elle imaginer que cette Afrique si peu civilisée avait une histoire ! Il suffit pourtant de se pencher sur elle et de chercher à la connaitre, pour découvrir la réalité humaine de ce continent et apprendre son histoire, qui est aujourd’hui bien établie. **
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