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À la recherche de ses racines russes suivi de Au golf et C'est chaud la Grèce, en été

De
8 pages

Petits polars pour grands frissons.





À la recherche de ses racines russes

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Au golf

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À la recherche de ses racines russes
 suivi de
Au golf
 et
C’est chaud la Grèce en été

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À la recherche de ses racines russes

D’une manière tout à fait exceptionnelle, Vassili Lubienski (de son vrai nom François Dubois) a réussi à obtenir un visa pour son « retour à l’Est ». Son rêve : retrouver la maison de son arrière-arrière-arrière-grand-mère en République soviétique d’Ukraine et, en ce beau matin d’avril, il est tout près d’atteindre son but.

Le soleil est à peine levé que Vassili Lubienski sort de sa tente plantée en pleine forêt. Il est temps de réveiller sa femme et son fils qu’il a embarqués dans l’aventure ! En attendant, il respire à pleins poumons l’air pur soviétique debout dans la lumière du jour naissant. D’après la carte, il se trouve à une dizaine de kilomètres du lieu de naissance de son aïeule. Il pourrait presque s’y rendre à pied en coupant à travers la forêt, comme le faisaient ses ancêtres.

Mais il est fatigué, il n’a pas très bien dormi. L’excitation sans doute. Et puis il y a eu un orage cette nuit, du tonnerre sans éclairs ni pluie, qui l’a réveillé. Alors non, le rêve, le fantasme qu’il avait d’entrer dans le village à pied n’est peut-être pas réalisable. Et puis il a sa famille.

Son épouse, Christine, justement, sort une tête de la tente. Elle est si belle, même au matin, même échevelée ! « Quoi ? », demande-t-elle à son mari qui la regarde sans rien dire. « Rien. Je te trouve magnifique. » « Tu parles ! Je dois être affreuse ! » « Pas du tout ! Tu rayonnes… Tu irradies ! » « Merci… C’est gentil. »

Christine sort complètement de la tente et allume le réchaud qu’elle a pris dans le coffre de la Lada Niva orange. « Alors on y est ? On y est vraiment ? » « Je crois que oui », lui répond son mari en regardant au loin, comme s’il pouvait percer du regard les arbres étonnamment roux de la forêt. « Tout est différent ici. Et pourtant… Pourtant je sens au fond de moi, malgré la vie qui a fait comme une chape de plomb autour de mon cœur, je sens que ça bouillonne, que ça vibre, que c’est prêt à exploser ! Je suis chez moi ici. Je suis moi. »

Christine embrasse son étonnant mari, petit professeur des écoles en Touraine qui aura appris le russe par lui-même, obtenu un visa scientifique et rassemblé l’argent nécessaire à ce voyage initiatique au bout duquel « ils verront la lumière » comme Vassili Lubienski aime à rappeler, dans un élan de mysticisme pas toujours bienvenu à l’air soviétique.

Il est temps d’y aller mais l’enfant dort encore. L’enfant… Autant Vassili Lubienski est grand, fort, russe et barbu. Autant son fils est chétif, blond et pas du tout intéressé par les racines russes de son père. « Mais à sept ans, pourrait-il en être autrement ? » objecte sa maman. « Moi à son âge, je me passionnais déjà pour les campagnes napoléoniennes de Russie ! » rétorque son père.