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Au scalpel

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287 pages

Karl Kane, l'irréductible privé de Belfast, est confronté à Walter Arnold, l'homme qui a brutalement assassiné sa mère sous ses yeux, quand il était enfant, avant de le laisser pour mort à côté du cadavre. Quand une très jeune fille disparaît après l'incendie suspect de la maison familiale, Kane le soupçonne aussitôt. De fait, Arnold, inexplicablement libéré après de nombreuses années en prison, séquestre l'adolescente ainsi que Tara, une proie moins innocente qu'il y paraît : elle s'est échappée de Blackmoore, une institution pour jeunes personnes " à problèmes ", après avoir trucidé l'aumônier, un vrai porc, avec des aiguilles à tricoter (viser les yeux !). Walter Arnold travaille à la terreur, au scalpel et à la violence démente. L'ultime combat entre les deux hommes se révélera sauvage et impitoyable. Sans concession mais éclairé par un humour grinçant, Au scalpel est le plus noir et le meilleur roman de la série.


Né à Belfast en 1958, Sam Millar a fait de la prison en Irlande du Nord comme activiste politique, puis aux États-Unis comme droit-commun. Gracié par le président Clinton, il est rentré au pays et devenu écrivain. Son récit autobiographique On the Brinks a marqué les esprits. Toujours basé à Belfast, il travaille à un récit de hold-up...


Traduit de l'anglais (Irlande du Nord) par Patrick Raynal


" Sam Millar est un poète des ténèbres. " Village Voice





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SAM MILLAR
AU SCALPEL
R O M A N
TRADUIT DE L’ANGLAIS (IRLANDE DU NORD) PAR PATRICK RAYNAL
ÉDITIONS DU SEUIL e 25, bd Romain-Rolland, Paris XIV
Ce livre est édité par Marie-Caroline Aubert
Pour les citations en exergue :
Jack London,Croc-Blanc, trad. Daniel Alibert-Kouraguine, © Gallimard Jeunesse, 2013 Simple Art of Murderby Raymond Chandler© 1950. Reprinted by kind permission of the Estate of Raymond Chandler. Raymond Chandler,» incomme le crime « Simple Les Ennuis, c’est monproblème, trad. Jean Bailhache, © Omnibus, un département de Place des Éditeurs, 2009 Davis Grubb,La Nuit du chasseur, trad. Guy Le Clech, © Christian Bourgois éditeur, 1981 Alice Sebold,La Nostalgie de l’ange, trad. Edith Soonckindt, © NiL éditions, 2003 George Orwell,1984, trad. Amélie Audiberti, © Éditions Gallimard, 1976 La Bible, trad. Émile Osty, © Le Seuil, 1973 Homère,L’Odyssée, trad. Victor Bérard, © Armand Colin, 1931 Frank Herbert,Dune, trad. Michel Demuth, © Éditions Robert Laffont, 1970 Dashiel Hammett,Le Faucon maltais, trad. Natalie Beunat et Pierre Bondil,© Éditions Gallimard, 2012 T.S. Eliot,Meurtre dans la cathédrale, trad. Henri Fluchère, © Le Seuil, 1995 Mark Twain, « Carnet 1894 » inLes Pensées, choisies et présentées par Franz-Olivier Giesbert, © Le Cherche-Midi, 2016 Benjamin Mee,On a acheté un zoo, trad. Christine Barbaste, © Presses de la Cité, un département de Place des Éditeurs, 2012 Douglas Adams,Beau comme un aéroport, trad. Jean Rosenthal, © Éditions Gallimard, 2003
Citations traduites par Marie-Caroline Aubert : Alexander Pope, Forrest Bondurant, Groucho Marx, Roxanne Sarrault, Eschyle,Teddy Bear’s Lament, Henry Wadsworth Longfellow, William Bolitho, Jonathan Swift, Edmund Burke, Elizabeth Barrett Browning, Walter E. Kurtz, Dean Rusk, William Clayton, Mark Cardigan, Thomas a Kempis, Louise, Alan Alexander Milne, William Wallace.
Citations traduites par Patrick Raynal : Irving Rosenfeld, Le Bouddha, Maxwell Scott, Chuck Norris, Karl Kane, Robert Lowell.
Titre original :Past Darkness Éditeur original: Brandon, The O’Brien Press isbnoriginal: 978-1-84717-741-4 Copyright © Sam Millar 2015
First published by the O’Brien Press Ltd., Dublin, Ireland, 2015 Published in agreement with The O’Brien Press Ltd.
isbn978-2-02-131416-8
© Éditions du Seuil, avril 2017, pour la traduction française
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
www.seuil.com
Au scalpelest dédié à deux grands amis. Steve McDonagh, l’éditeur d’origine des « Karl Kane », pour m’avoir suggéré d’écrire une série sur un privé de Belfast. Et le célèbre auteur américain de romans noirs Jim Thompson, mort si tragiquement et si jeune, qui m’a toujours inspiré. Tous deux sont restés à mes côtés à travers les tempêtes, ne baissant jamais les bras alors que j’y étais prêt. Souvenir éternel.
Prologue
Avezvous déjà eu à trouver le moyen de sur vivre tout en sachant que vos choix n’étaient pas les bons ?
Irving Rosenfeld,American Bluff
De sombres nuages orageux planaient bas sur le bâtiment massif comme une forteresse à la périphérie de Belfast Sud. Saucissonnée de fil de fer barbelé et de caméras, l’austère institution d’avantguerre ressemblait plus à une prison médiévale qu’à un endroit supposé venir en aide aux enfants rebelles. L’Administration aimait proclamer que les murs sinistres étaient là pour éloigner les méchants, protéger les jeunes habitants de la demeure, et assurer que le travail de Dieu était bien fait à l’intérieur. Cette rodomontade était un éternel sujet de blague dans l’équipe… Le pasteur William Kilkee semblait essoufflé en sortant de la petite pièce au bout du couloir étroit et mal éclairé. Ses sourcils froncés étaient trempés de sueur, et sa lèvre supérieure luisait comme une trace d’escargot sur une pierre d’un jardin.
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Il parcourut le couloir du regard en ajustant nerveusement le faux col posé sur les rides de son cou maigre. Vérifia sa braguette. Passa inconsciemment ses doigts osseux dans les vagues de sa chevelure grise au sommet de son gros crâne, avant de s’avancer avec précaution. Le tictac d’une imposante horloge en bois massif, debout comme une sentinelle au milieu du grand hall, proche du bout du couloir, semblait accentuer le caractère tardif de l’heure. Tic tac, tic tac, tic tac… Il s’approcha du grand hall et le tictac se fit plus sonore, plus insistant. Ça l’énerva légèrement, bien que son trajet soit toujours le même, nuit après nuit, au cours de ses aventures de sodomie, de viol et de cruauté. Les coups de tonnerre projetaient leurs éclairs bleu argent tout au long du couloir sombre, le perturbant encore davan tage. Il détestait les nuits de tempête, le vent et la pluie, et pardessus tout le tonnerre et les éclairs. Ils lui rappelaient le Dieu qu’il avait depuis longtemps abandonné, et comment, le jour venu, il aurait à répondre de tous ses actes dépravés devant ce même Dieu oublié. Il s’arrêta. Jeta un coup d’œil derrière lui. Scruta profon dément la pénombre du couloir. Crut voir une silhouette blafarde, au loin dans une sorte de brume. Il voulut crier, qui est là ?,mais il craignait que ça ne trahisse ses transgres sions nocturnes. Tic tac, tic tac, tic tac… Juste au moment de repartir, il perçut plus nettement un bruit. Ce n’était pas celui de la grande horloge, mais quelque chose d’autre, quelque chose de plus sinistre. Pas tic tac. Mais… Clic, clic, clic, clic, clic…
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