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Chacun son chemin

De
140 pages

C'est un dimanche ordinaire, Vous vous rendez chez vos parents. Sauf qu'aujourd'hui Vous craquez.
Pourquoi ? Que se passe-t-il ?
Sachez que la Vie peut laisser sur votre route des signes, que Vous acceptez ou non. Après tout, il est vrai que chacun choisit son chemin.
Et Vous, qu'allez-Vous faire à la place du héros ?


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Couverture

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-83325-9

 

© Edilivre, 2014

Prologue

Rien ne prédisposait à ce que ce dimanche soit régi par une crise familiale. Comme chaque semaine, Vous allez dîner chez vos parents. Tout se passe normalement. Mais qu’est-ce que « normal » ? Vous écoutez vos parents vous raconter leurs activités de la semaine quand arrive la question redoutée : « Et toi, ça va toujours ton boulot ? », de la part de votre père. S’intéresse-t-il vraiment à Vous ? Pouvez-Vous lui répondre franchement ? Lui, manager dans une société renommée, qui met un point d’honneur à sa réussite professionnelle, acceptera-t-il que sa fille unique déprime ?

Vous répondez un « ça va » rapide en espérant passer à autre chose. C’est dimanche, soyons de bonne humeur. Le boulot, ce sera pour demain… Mais c’est sans compter sur l’intuition de votre mère qui n’a pas été convaincue par cette réponse évasive.

– Tu es certaine que cela va ? Insiste-t-elle.

– Oui, ne t’en fais pas. Juste quelques petits problèmes relationnels passagers.

– Ah ! L’amour et les relations humaines ! déclare votre mère un peu dépitée. Elle espère toujours que vous lui annonciez un fiancé.

Et votre père, plus pragmatique, d’aller de sa théorie :

– Oh ! On ne peut pas plaire à tout le monde. Quand on réussit, on est toujours jalousé. Tu travailles dans un secteur en pleine mutation où il faut se battre. Je suis fier de toi, ma fille ! C’est normal d’avoir des hauts et des bas. Le manque de luminosité durant ces journées d’hiver n’aide pas beaucoup non plus, paraît-il. Il faut tenir bon.

– C’est vrai, mais j’en ai marre de me battre pour perdre…

A ce moment, vous sentez vos yeux s’humidifier. Vous craquez !

– La fatalité du destin, je n’y crois pas, bien au contraire, je suis même persuadée que chacun est maître de sa vie. Vous m’avez éduquée dans ce sens : si l’on veut réussir, il faut se battre, et les efforts sont forcément récompensés. Mais, plus le temps passe, plus je constate que j’ai beau lutter : il n’y a pas de justice dans la vie !

Vous étouffez un sanglot avant de poursuivre. Votre mère s’est assise auprès de vous, vous enlaçant.

– Je ne parle pas des autres personnes que j’ai vues échouer malgré leurs efforts, mais j’ai fait l’expérience, dans mon travail, de cette injustice. Par exemple, ce n’est pas moi qui aie obtenu la prime de « meilleur vendeur » mais un collègue, qui avait des résultats moins positifs que les miens !

Votre père ne tint plus en place. Sa fille ne réussissait pas comme il espérait. Il allait intervenir quand votre mère lui fit signe de vous laissez vous exprimer. Vous qui êtes de nature discrète à propos de votre vie privée, si vous vous mettez dans un état pareil, c’est que la situation est grave. Vous continuez donc…

– Je n’ai, non plus, pas été élue au comité d’entreprise. Pourtant, mes collègues m’avaient encouragée à poser ma candidature, mais malgré leurs promesses ils ont voté pour une fille qui reste toujours en retrait ! Je comprends pas ce genre de situation que rien ne permet de prévoir.

Après un instant de silence que seuls brisaient vos sanglots, votre mère vous conseille de vous faire aider psychologiquement. Une de ses amies consulte une formidable thérapeute, paraît-il.

– Ma fille chez un psy ! Eclate votre père. Jamais ! Elle n’est pas folle.

– Il ne faut pas être folle pour consulter un psychothérapeute. Mais elle risque de le devenir à se poser autant de questions sans trouver de réponses, s’exclame votre mère, qui s’étonne elle-même d’avoir tenu tête à son mari.

– Les psychothérapeutes, ce sont les fondateurs de sectes !

– Ah ! Voici la réponse typique de ceux qui ne veulent rien entendre ! s’enflamme votre mère.

Pour ne pas transformer la situation en crise de couple, votre père reprend son calme.

– Tu es sûre que tu as été lésée pour la prime ? Vous demande votre père. Je suis régulièrement en contact avec ton directeur de marketing, je peux lui en toucher deux mots, si tu veux…

– C’est gentil papa, mais je ne voudrais pas avoir l’air d’être pistonnée ou être injuste.

– Tu viens de dire que celui qui a reçu la prime avait des résultats moins satisfaisants. Il faudrait savoir ce que tu veux ! Vous répond-t-il un peu exaspéré.

– Oui, mais peut-être que je me suis trompée. Mon ambition m’a peut-être rendue aveugle.

– Je crois surtout que tu n’es plus aussi combative que je ne croyais. Réfléchis-y.

– C’est ça ! Et en attendant, venez reprendre des forces avec un morceau de gâteau, annonce votre mère afin de vous extirper de l’emprise paternelle.

Alors, quel chemin prenez-vous ?

Si vous choisissez de rencontrer la psychothérapeute,allez en5.

Si vous acceptez que votre père appuie votre candidature à un poste plus élevé,allez en 4.

2

Vous mettez à profit un de vos week-ends pour vous inscrire à un séminaire sur l’image de soi. Eh, oui ! Notre entourage ne nous perçoit pas toujours comme nous voudrions et, surtout, comme nous sommes véritablement.

Le séminaire se déroule dans une maison de campagne en province. Le cadre naturel vous déstresse déjà. Il se compose de dix participants dont la moyenne d’âge tourne autour de la cinquantaine. Qu’allez-Vous faire dans cette galère ? A l’exception d’une ou deux personnes qui se connaissent, tous restent quelque peu isolés.

Lors de la première séance, l’animatrice – diplômée en communication avec une spécialisation dans les techniques d’expression corporelle – vous place en cercle afin de se présenter et exprimer chacun le pourquoi de son inscription.

Vous constatez alors que malgré la différence d’âge, vous avez des points communs avec les participants. Qu’ils viennent pour avoir une meilleure confiance en eux dans leur travail, leur couple ou pour développer une part de leur personnalité.

Avant de commencer la première activité, l’animatrice présente ce qu’est l’image de soi et les problèmes que cela peut engendrer lorsque l’on se méconnaît.

En effet, cette lutte pour ne rien laisser transparaître de notre monde intérieur peut nous donner finalement la douloureuse sensation de ne pas exister : « Je fais sans arrêts des efforts pour qu’on ne puisse rien me reprocher ; j’ai toujours peur d’être pris en défaut, de ne pas être assez cultivé… Je lutte sans arrêt pour donner une image acceptable de moi-même ; et à force de travailler mon apparence, je ne sais plus qui je suis. »

Attention ! Parfois, nous voyons des attitudes de rejet ou d’humiliation là où elles ne sont pas. Nous vivons comme une agression des situations qui ne présentent rien de menaçant. Le danger possible n’est que le produit de nos expériences passées et/ou de notre imagination. Nous prêtons à l’autre une pensée qu’il n’a pas et nous la nions finalement à notre tour en lui faisant jouer un rôle qui n’est pas le sien.

Vous pouvez avoir l’idée que vous êtes malchanceux, mais c’est là...