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Escapade cauchemardesque

De
140 pages

Ancienne égyptologue reconvertie, la reporter-photographe Angie Beckett embarque son mari, l'inspecteur Jack Watts, à bord d'une croisière sur le Nil pour leur voyage de noces. Mais une fois sur place, leur séjour idyllique se transforme en cauchemar lorsqu'une série d'accidents apparemment sans lien force les touristes de leur groupe à garder leur chambre les uns après les autres, ou pire, à se faire rapatrier...

Est-ce une malédiction ? C'est ce qu'Angie et Jack tenteront de découvrir au milieu de ce décor paradisiaque. Mais dans l'ombre des temples, qui sait ce qui peut advenir ?


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Couverture
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Cet ouvrage a été composér Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-334-02382-5
© Edilivre, 2015
Prologue
Dans le contre-jour d’une fenêtre illuminée par le soleil, la silhouette élancée d’un homme contemple le paysage qui s’offre à lui d’un air absent, alors qu’il est en pleine conversation téléphonique. A l’autre bout du fil, une voix féminine pleine d’assurance lui répond : – L’avance servira à couvrir vos frais. Vous aurez le reste lorsque vous aurez accompli la tâche que j’attends de vous. Vous m’avez bien comprise ? L’homme prit un air désinvolte pour répondre : – Ne vous inquiétez pas, ma petite dame ! Tout sera fait selon vos désirs. – Ne prenez pas ce ton là avec moi, jeune homme. Vous ignorez à qui vous avez affaire ? La silhouette se raidit légèrement, comme si une goutte de sueur froide coulait le long de son dos. Oh si, il savait à qui il avait affaire, et mieux valait ne pas la mettre en colère. – Excusez-moi, Madame ! Je ne voulais pas vous manquer de respect… – Je préfère cela. Et n’oubliez pas, cette conversation n’a jamais eu lieu et je nierai farouchement toute implication. Vous êtes suffisamment intelligent, je pense, pour savoir ce qui vous attend si vous me décevez d’une manière ou d’une autre… Il n’eut pas le temps de lui répondre « Oui Madame ! », elle avait raccroché. Il prit une grande inspiration et souffla. La partie risquait d’être serrée mais le challenge s’annonçait passionnant.
* * *
1 Louxor
Le soleil peinait à se lever à travers l’épaisse couche de brouillard matinal. La lumière était allumée dans une petite chaumière à la sortie de Glenwood, dans le Dorset. Un homme grand, brun, d’une trentaine d’années, à l’allure athlétique, portant un jean, un pull à col roulé et un blouson de cuir, rangeait des bagages dans le coffre de sa Rover 25. Une femme sortit de la maison. Elle était vêtue d’un jean de couleur foncée recouvert d’un manteau en tweed violet, cintré, qui mettait sa silhouette en valeur. En fermant la porte derrière elle, elle s’adressa à un chartreux grassouillet allongé sur le canapé : – On revient très vite Foggy, ne t’inquiète pas ! Et puis Cathy va venir prendre soin de toi ! – Allez Angie, monte dans la voiture, on va finir par manquer notre avion ! – Oui chef ! Le ton jovial de la jeune femme fit sourire Jack. Cela faisait maintenant trois ans et demi qu’il l’avait rencontrée. Il avait eu le coup de foudre dès le premier regard, quand il s’était arrêté près d’elle et l’avait accompagnée jusqu’au garage du village pour faire réparer sa voiture. Une femme époustouflante ! Pleine d’entrain, et à l’imagination débordante ! Elle l’avait entraîné dans une histoire rocambolesque qui lui avait finalement permis de résoudre un meurtre vieux de plus de trente ans ! Et, pour ne rien cacher, elle était également très séduisante, blonde aux yeux vert émeraude, 1,70 m, mince, sportive… Il en était tombé amoureux presque immédiatement. Une semaine avait suffi à les rapprocher. Et voici qu’ils partaient en lune de miel faire une croisière en Egypte ! Bon, d’accord, il s’agissait pour sa femme, devenue reporter-photographe, d’écrire un article sur les agences de voyage et leur fonctionnement, mais cela leur permettait tout de même de s’envoler pour Louxor… Oui, l’inspecteur Watts se considérait comme un homme chanceux. Il mit en route le moteur et la voiture démarra. – Tu as donné les clés à Cathy ? – Oui, et je lui ai dit tout ce qu’il y avait à savoir à propos de Wanda. Quant à Mr Fog, elle le connaît déjà ! Wanda était le poisson rouge de Jack. La jeune femme sourit et reprit : – C’est drôle, tout de même, ce que la vie peut nous réserver ! – Que veux-tu dire, Angie chérie ? – Rien, je pensais simplement à Cathy, à nous, au fait que nous soyons tous réunis ici, à Glenwood… – Oui, le doc a de la chance ! – Hey ! Angie venait d’administrer une petite tape sur la cuisse de son mari. Il est vrai que l’amie de sa femme avait du charme, était cultivée, douce et gentille, mais sans aucune comparaison avec Angie. C’était une femme posée, réfléchie, la compagne idéale pour le vétérinaire du village. – Ne sois pas jalouse, je te taquinais… Tu sais bien ce que j’éprouve pour toi. En disant cela, il effleura du doigt la joue de la jeune femme. Celle-ci continua : – Ceci dit, j’étais sûre qu’ils étaient faits l’un pour l’autre ! – C’est la raison pour laquelle tu les as fait se rencontrer… Mais il faut parfois laisser les choses se faire toutes seules. De toute façon, ce qui doit arriver arrivera ! – Que de philosophie inspecteur ! En tout cas, je suis bien contente pour eux ! Ils ont vraiment l’air heureux ensemble ! Cathy et John s’étaient rencontrés à l’occasion du mariage intimiste d’Angie et Jack : La famille proche, les témoins, quelques amis et la chapelle de Glenwood. Le vétérinaire était l’un des témoins de l’inspecteur, Cathy l’une des demoiselles d’honneur d’Angie, l’autre étant bien évidemment sa sœur Sarah. Jack reprit la parole :
– Dis-moi, as-tu téléphoné à ta sœur pour la prévenir que nous partions ? – Non, pas encore. – Tu devrais peut-être y songer, je suis sûr qu’elle attend ton coup de fil ! – Oui, tu as raison. Tu connais Sarah… A mon avis, elle a la main sur le combiné, prête à décrocher ! – Angie, ne te moque pas… Tu sais combien elle s’inquiète facilement dès qu’il s’agit de toi ! – D’accord, je l’appelle ! La jeune femme prit son téléphone portable et composa le numéro : – Allô, Sarah ? Oui, c’est Angie. Nous venons de partir ! Nous devrions arriver à Heathrow vers 10 h 30. Mais encore une fois, tu n’es pas obligée de nous y rejoindre… Bon d’accord, très bien, à tout à l’heure !
* * *
Lady Abelsforth se tenait debout dans le grand hall de l’aéroport. Elle portait une jupe longue en velours marron avec une veste de tailleur assortie par-dessus un petit pull en cachemire écru et un manteau en fausse fourrure tombant sur ses mollets. Elle regardait régulièrement sa montre d’un air inquiet. A côté d’elle, une petite fille d’environ trois ans, aux yeux bleus comme la mer limpide des caraïbes, emmitouflée dans une doudoune beige qui laissait entrevoir une jolie robe en tweed carmin et des collants blancs, regardait les vitrines des magasins avec un air admiratif. Elle lâcha soudain la main de sa mère en courant vers les portes d’entrée : – Tata, tata ! La petite fille sauta dans les bras d’Angie. – Vicky, comme tu as grandi ! Elle reposa la fillette par terre et fit un grand signe à sa sœur. Lady Abelsforth les salua après un soupir de soulagement. Il était 10 h 45. – J’ai cru que vous aviez eu un accident ! – Sarah, nous n’avons que quinze minutes de retard… – Justement, je commençais à m’inquiéter ! Tu aurais pu me prévenir… Mais passons. Allons vite faire enregistrer vos bagages ! – Nous avons tout le temps, notre avion ne part qu’à 13 h 55 ! – Oui, mais plus tôt vous vous serez enregistrés, mieux cela vaudra ! Regarde la file d’attente ! Angie obtempéra et ils se dirigèrent vers les guichets. Quarante cinq minutes plus tard, ils étaient enfin libres pour déjeuner. Lady Abelsforth les mena jusqu’à un petit restaurant français de style vintage. – Sarah, ce restaurant est superbe ! – Je savais qu’il te plairait, Angie ! Tu as toujours eu une passion pour la France ! Ils s’installèrent sur des banquettes en cuir rouge foncé, les deux sœurs l’une à côté de l’autre, et Jack en face d’elles, avec la petite Victoria. Bien que Sarah soit l’aînée de six ans, elles se ressemblaient beaucoup, physiquement, les yeux de Sarah tirant légèrement sur le bleu et ses cheveux étant un peu plus foncés, mais leur lien de parenté ne faisait aucun doute. Le serveur vint prendre leur commande. Lady Abelsforth et Jack se laissèrent tenter par la bouillabaisse, Angie prit des moules marinières et la petite Vicky eut droit à un bon steak avec des frites. Quand Jack voulut lui prendre ses couverts pour lui couper sa viande en morceaux, elle refusa énergiquement, affirmant qu’elle était capable de le faire toute seule. Un regard interrogateur à sa mère le lui confirma. Pendant le repas, Angie détailla la croisière à sa sœur : Louxor, Karnak, Esna, Edfou, Assouan… autant de temples somptueux et différents à visiter ! Alors que celle-ci énumérait les différentes excursions prévues, Sarah l’interrompit :
– Angie, tu as peut-être un diplôme d’égyptologie, mais pour moi, là, tu parles chinois ! Ils rirent tous de bon cœur. Angie promit à lady Abelsforth de lui montrer toutes les photos qu’elle ne manquerait pas de prendre pendant leur séjour. – Comme cela, tu deviendras incollable sur l’Egypte, toi aussi ! – Sur la Haute Egypte tout du moins, rectifia Jack avec un sourire. Angie lui fit une grimace. Pour une fois qu’il pouvait corriger sa femme sur un de ses sujets de prédilection, il n’allait pas s’en priver ! D’autant plus que depuis qu’ils avaient décidé de la destination de leur voyage de noces, elle était intarissable… Il avait presque eu droit à des cours magistraux entiers. Mais elle ne prit pas ombrage de cette petite boutade et se contenta de lui tirer la langue, ce qui fit rire Victoria. Le repas terminé, ils se dirigèrent vers la salle d’embarquement. Angie embrassa sa sœur après lui avoir promis de lui envoyer un petit message dès qu’ils seraient arrivés à Louxor.
* * *
La salle d’embarquement n’était pas bondée, mais les voyageurs affluaient. Angie et Jack trouvèrent deux sièges libres côte à côte et s’assirent. La jeune femme feuilleta la brochure de leur croisière pour la millième fois et l’inspecteur, quant à lui, balaya le hall du regard. Il aimait bien essayer de deviner la vie des personnes qu’il voyait, par exemple cet homme d’une cinquantaine d’années, roux au regard bleuté plein de malice, athlétique, très bien habillé dans un costume taillé sur mesure, en train de lire le Times. Un homme fortuné, de toute évidence… dans les affaires ? Non, pas d’attaché-case autour de lui, pas pressé non plus, ni en train de consulter son smartphone… Un homme lisant simplement son journal en attendant son avion. Mais apparemment un homme seul. Allait-il rejoindre sa famille ? Avait-il une femme aimante qui l’attendait à la maison ? Pas d’alliance… Peut-être attendait-il des amis ? Un peu plus loin, un groupe de jeunes gens, sans doute des étudiants, buvaient un verre à la table d’une terrasse. Ils devaient tous avoir entre vingt-deux et vingt-quatre ans : une jolie blonde aux cheveux longs qui parlait assez fort avec un accent américain, accompagnée d’un jeune homme à l’allure sportive, portant chaîne et gourmette en or, une brunette aux jolis yeux cannelle dissimulés derrière de petites lunettes rectangulaires, beaucoup plus en retrait que sa copine, et un jeune homme brun, plutôt mince, scotché à son ordinateur portable. Jack était en train de se demander quelles matières ils pouvaient bien étudier lorsqu’il entendit un couple se disputer. Il reporta alors son attention sur eux, comme la plupart des voyageurs, d’ailleurs. L’homme, qui devait avoir cinquante ans, n’était pas très grand, quelques centimètres de plus qu’Angie, brun aux yeux marrons, en costume chic, peut-être un homme d’affaires ? Il reprochait à sa femme de ne lui servir que de bagagiste. C’était elle qui avait décidé de la destination, de la date, de la compagnie, qui avait pris trente six bagages à main alors que la plupart aurait pu voyager dans la soute, et maintenant, elle lui faisait une scène parce qu’il avait refusé qu’elle aille faire les magasins duty free ! Quant à elle, fausse blonde aux cheveux raides tombant sur les épaules, en tailleur haute couture et talons aiguilles, un peu plus petite que son mari, elle hurlait que de toute manière, tout ce qu’elle faisait ne lui convenait jamais, qu’il n’était jamais d’accord avec elle, qu’ils n’auraient jamais dû partir ensemble… L’homme essaya de calmer sa femme, visiblement gêné de laver son linge sale en public, et lui promit de s’arrêter dans les-dits magasins si elle ne trouvait pas ce qu’elle désirait en Egypte. En Egypte ? Jack se demanda s’ils faisaient partie du même voyage organisé… Un tintement retentit et l’on pria les passagers du vol à destination du Caire de se diriger vers la porte d’embarquement. Une correspondance pour Louxor était prévue avec un délai d’attente de deux heures. Angie et Jack se levèrent, de même que le groupe de jeunes et l’homme mystérieux. Tous se dirigèrent vers ladite porte, précédés par le couple bourgeois.
*
* *
La classe économique n’était certes pas spacieuse, mais il suffisait juste d’un peu d’organisation : Angie avait rangé dans le filet devant elle sa brochure, son guide et un calepin, son lecteur MP3 dans une poche, son paquet de chewing-gum dans une autre, ainsi que de quoi se couvrir si elle avait froid durant le vol. Elle était parée pour le décollage. Jack quant à lui avait conservé son manteau et commençait à lire le roman qu’il avait emporté : Mort sur le Nil, d’Agatha Christie. Il trouvait amusant de partir sur les traces du célèbre détective belge. Devant eux, une jeune femme d’à peu près le même âge qu’Angie, sensiblement de la même taille, Angie avait pu en juger avant de s’asseoir, cheveux mi-longs, châtain clair, relevés en queue de cheval, d’allure athlétique et avec des épaules carrées, voyageait apparemment avec sa mère, plus petite qu’elle, et plus fine, blonde aux cheveux assez courts et aux yeux verts clairs tirant sur le jaune. Elle était d’ailleurs en train de réprimander sa fille, avec un fort accent gallois, sur ses choix amoureux : – Je t’avais prévenue, Deryn, il n’était pas fait pour toi… Mais tu ne veux jamais m’écouter ! – Maman, s’il te plaît, arrête ! Je ne suis pas venue avec toi pour entendre tes sermons, d’accord ? J’ai besoin de me changer les idées, de prendre l’air… – Oui, et tu as bien fait. Tu vas voir, l’Egypte est un pays magnifique, tu ne regretteras pas de m’avoir accompagnée ! La jeune femme marmonna une réponse incompréhensible tout en regardant distraitement au bout du couloir, par le rideau ouvert, les sièges de la classe affaire. Son regard se posa sur l’homme qui s’était disputé avec sa femme, dans la salle d’embarquement. Pas mal, pour un quinquagénaire ! Il a l’air en forme… Dommage qu’il ne soit pas tout seul. Angie suivit son regard et se demanda à quoi pensait la jeune femme. La voix du commandant de bord s’éleva alors dans les airs, se présentant et souhaitant un agréable vol aux passagers. Les derniers s’assirent rapidement et l’hôtesse de l’air entama son discours sur les gilets de sauvetage et autres sorties de secours. Jack se pencha pour vérifier que son gilet était bien sous son siège, ce qui fit sourire Angie. Elle lui caressa la cuisse pour le rassurer : – Ne t’inquiète pas, tu n’en auras pas besoin ! Mais l’inspecteur n’était pas rassuré pour autant. Si sa femme avait l’habitude de voyager, lui n’était jamais sorti du Royaume-Uni, en dehors de quelques vacances en Bretagne et en Normandie, où il avait pris le ferry. C’était donc la première fois qu’il montait dans un avion. Celui-ci démarra, prit de la vitesse, et Jack se cramponna à l’accoudoir de son siège quand il décolla. La tête tournée vers le hublot, il voyait le sol s’éloigner et les bâtiments rapetisser à grande vitesse, puis l’avion survola la campagne, avec les champs, les bois… et enfin la mer. Jack se décontracta un peu et reprit sa lecture, pour penser à autre chose. Angie quant à elle avait sorti son calepin et commencé à griffonner quelques notes pour son article. Ils avaient décidé de voyager avec l’agence low cost « Cheap To Go ! », pour évaluer ses services et son rapport qualité-prix. Ils avaient trouvé la croisière facilement sur leur site internet, qui détaillait jour par jour les excursions et villes visitées. Ils avaient pris le forfait « tout compris », incluant le vol, le transfert jusqu’au bateau, les repas, l’hébergement et un certain nombre d’excursions. Bref, un séjour prometteur ! Mais ce n’était pas le premier pour Angie, qui vouait une passion pour l’Egypte et son histoire depuis des années, passion qui l’avait conduite du British Museum au Louvre, en passant par de nombreux autres musées ainsi qu’un précédent séjour sur les traces de Ramsès II, l’année passée. Et les nombreux autres voyages qu’elle avait effectués à travers l’Europe pour ses articles lui permettraient de dessiner une belle comparaison entre les agences actuelles qui proposent de multiples séjours à bas prix et celles plus « traditionnelles », légèrement plus coûteuses, comme la fameuse Lord Nelson Company, dont on pouvait voir les publicités un peu partout. Alors qu’elle couchait ses idées sur le papier, Jack lui demanda : – Ils ne passent pas de film dans les avions, d’habitude ? – Pas dans ce genre d’avion, ni sur de courtes distances…
– cinq heures, tu appelles cela « court » ? Angie se mit à rire : – La prochaine fois, nous irons en Thaïlande… tu verras ce que « long courrier » veut dire ! – En tout cas, tu peux le rajouter sur ton calepin, cela fait un mauvais point pour les agences low cost ! Angie se leva pour prendre quelque chose dans son sac à dos. Jack avait recommencé à lire. Elle sortit son notebook et le tendit à son mari, dont le visage s’illumina : – Décidément, tu me surprendras toujours, chérie. Je t’aime ! Il embrassa sa femme et alluma l’ordinateur.
* * *
L’avion atterrit au Caire à l’heure indiquée. L’inspecteur Watts prit une grande...