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L'Histoire d'une énigme

De
126 pages

Selon Irène Hegly, la Provence où elle vit depuis une vingtaine d'années n'est pas seulement le pays de la lavande et des cigales... Les petites villes de cette région pittoresque cachent dans l'âtre de ses ruelles des histoires savoureuses entourées de mystère. L’Histoire d’une énigme fait partie de l'une d'entre elles.

« Le commissaire Vincent se gratta la joue, l’air perplexe. Il ne comprenait toujours pas comment ces activités délictueuses avaient pu se perpétrer dans cette petite ville de Provence si calme. Il regretta de ne pas s’être montré plus perspicace dans cette affaire. Tout le monde croyait que sa ville naviguait sur un lac et ignorait la tempête sous-jacente... »

Cette histoire palpitante à lire et à relire est écrite pour tous ceux qui aiment les histoires d'aventures, d’enquêtes policières, et même de fantômes énigmatiques.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-03700-1
© Edilivre, 2017
Du même auteur :
L’île de Claire, Grégoria Alexandra (Jeunesse) La maison du fantôme, chez Clef et Manuscrit (Jeunesse policier) Un milieu incertain, chez Clef et Manuscrit (Policier) Voyages et L’énigme du fantôme, chez Edilivre
J’ai longtemps attendu avant de vous raconter cette histoire étrange qui m’est arrivée lors d’une journée d’été. L’auteur
1
Après avoir quitté mon travail je continuais à me lever tôt le matin. Une fois l’aube arrivée je sautais de mon lit, frissonnant et plein d’entrain. Sans ce départ matinal, les flots lumineux du soleil qui envahissaient ma chambre au lever du jour m’aurait rendu paresseux pour toute la journée. Je me précipitais vite dans la cuisine pour préparer mon café. De caractère optimiste je pensais qu’en quittant ma chambre de bonne heure, il m’arriverait des événements heureux comme par exemple, rencontrer un ami qui m’inviterait à une surprise-partie ; ou par exemple me faire accoster par des jeunes sympas qui me demanderaient de partir avec eux en voyage, ou pourquoi pas trouver un billet de loterie. Si par contre je sortais de chez moi quand la journée battait son plein, j’avais l’impression, que les gens intéressants s’étaient déjà rencontrés, le billet de loterie avait été gagné par un autre et que ma chance avait disparue à jamais. Ce qui m’arriva par contre ce jour-là dépassa toute mon imagination et fit basculer mon avenir pour toujours. Mais commençons par le commencement. Mon père, petit horticulteur, aurait voulu me voir suivre sa carrière. Seule ma mère me soutenait dans mes ambitions de devenir ingénieur. A sa mort, mon père voulut m’imposer son point de vue. Selon lui, je devais me mettre au boulot et cela tout de suite. Très vite, je partis à Nice, où je trouvai un emploi d’apprenti garagiste.Devenu mécanicien, je me levais à six heures du matin et je me rendais ensuite au garage à pied. A sept heures, je me trouvais déjà sous le châssis de la grosse machine en manipulant ses pièces avec le sentiment, que cette bête vibrante m’appartenait et qu’il n’y avait que moi, qui pouvait lui redonner vie. J’aimais ce que je faisais, je ne peux pas dire le contraire. Ce que j’appréciais le plus, c’était l’odeur de l’essence qui, dès l’arrivée dans le garage, envahissait mes narines. Il y avait quand même un problème. Dès que mon patron pointait le bout de son nez, vers dix heures du matin, mes malheurs commençaient. Il n’arrêtait pas de me soûler. Pourquoi n’avais-je pas nettoyé la voiture d’un tel ? Je n’aurais pas dû commencer par celle-ci, mais par cette autre. Ses propos me désespéraient. Puis, j’appris la mort de mon père. Par le notaire. Je dus me déplacer pour prendre connaissance de son testament. Je fus éberlué de voir l’importance de mon héritage. Je savais le vieil ivrogne particulièrement avare – ma mère en avait assez souffert – mais je l’ignorais aussi riche. Je ne modifiai pas pour autant ma manière de vivre. Jusqu’au jour, où j’en ai eu assez et je suis parti en quittant mon travail de garagiste. Pour échapper à cette vie de contraintes quotidiennes, j’ai décidé de m’installer à la campagne, dans une maison située à une dizaine de kilomètres de la petite ville de Peyron. Avec l’argent que mon père m’avait légué, j’acquis une fermette peu coûteuse. Le notaire chez qui j’avais laissé ma fortune, me conseilla un domaine bon marché – sans me donner la raison de son faible prix. J’ai donc pu acheter la bâtisse, où je vis actuellement. Elle était en ruines et les travaux à faire, considérables, mais je disposais de tout mon temps. Je voulais reconstruire l’ensemble petit à petit et le rendre tel, qu’il avait dû être au début du siècle, une belle bâtisse. Ce jour, je me suis réveillé comme d’habitude, en pleine forme. Je suis allé couper du bois dans la petite forêt, non loin de chez moi. Je devais en tirer des poutres que je comptais aménager dans la cuisine pour soutenir le plafond, qui s’apprêtait à tomber. En entrant dans le couloir avec le bois sur les bras, j’entendis un léger bruit. Il était à peine perceptible. Comme si une souris grattait le sol. Je ne lui prêtai aucune attention. Le bruit persista. M’approchant de l’endroit, d’où il provenait, je ne vis rien de suspect. Je fis cela plusieurs fois. Chaque fois le bruit recommençait. Je me suis décidé d’ouvrir la porte du cagibi et là, dans la pénombre, j’aperçus les contours d’une forme bizarre. Un être terrifiant d’une couleur blanchâtre entourait l’apparition. Sans aucun doute, c’était un fantôme. Je lâchai tout ce que je portais sur moi et je me suis précipité dehors. Je me suis assis sur une borne au bord du chemin en espérant croiser quelqu’un. Peu fréquentée par les gens de la ville la route restait déserte. Je me suis mis à réfléchir. La première chose à faire, c’était d’aller me confier à un copain, ou peut-être
alerter la police en lui racontant mon histoire. Au fond de moi-même, je doutais d’être pris au sérieux par tout le monde. Une heure s’était écoulée et je restais toujours là planté au bord du chemin, sans savoir quoi faire. Il n’était plus question de revenir en arrière. Tout en réfléchissant sur ma future destinée à partir de ce jour, une idée me vint à l’esprit. Il me fallait trouver quelqu’un qui accepterait de me loger chez lui pendant un certain temps. J’avais peu de famille en ville et je ne connaissais presque personne à Peyron. La meilleure solution, c’était de demander conseil à tante Ginette. Depuis mon retour dans la région, j’avais perdu tout contact avec les autres membres de ma famille, persuadé que tout le monde avait adopté l’avis de mon père, qui me prenait pour un bon à rien. Voilà pourquoi je ne voulais plus voir personne mais les événements en cours avaient décidés autrement. Il me fallut plus d’une heure, pour me rendre jusqu’à la maison de Ginette qui habitait non loin de Peyron. Quand je frappai à sa porte, les cloches du midi venaient de sonner. – Qui est-ce ? S’enquit une voix, perdue dans le bruit de vaisselle et les cris des enfants. – C’est moi, Pietro. Je me nomme Pierre mais dans la branche italienne de ma famille, on continuait à m’appeler Pietro. Tante Ginette apparut sur le seuil de la porte, le visage souriant et un tablier bleu sur les épaules, telle que je la connaissais depuis toujours. Ses cinq enfants se tenaient déjà à table. J’avalai ma salive. L’odeur du pistou qui se propageait dans la cuisine me rappela, que ma longue marche m’avait donné une faim de loup. – Tu arrives à temps, Pietro. Tu pourras déjeuner avec nous. On ne t’a pas vu depuis longtemps. Surpris par cet accueil aussi immédiatement aimable, je me suis mis à raconter mon histoire. – Il m’arrive quelque chose d’incroyable, tante Ginette. J’ai vu un fantôme ce matin chez moi et j’ai peur d’y retourner. – Je savais que cela se terminerait ainsi ! Tu ne nous as jamais demandé conseil, quand tu as acheté cette baraque. Je te le dis maintenant : Elle est habitée par des fantômes et ceci depuis belle lurette. Toi, avec ta grosse tête, tu te mets toujours dans des histoires impossibles. – Je ne crois pas aux fantômes ! s’écria Jacques, son grand fils, qui était juste un peu plus jeune que moi. – Moi non plus, mais c’est un fait. Je l’ai vu de mes propres yeux. – Que comptes-tu faire ? demanda ma tante, visiblement bouleversée encore plus que moi. – Je ne sais pas. Revendre la maison et retourner vivre à nouveau en ville, franchement ça m’ennuie. Je voulais pourtant tant la refaire, la rendre telle qu’elle a dû être jadis… – Avec quoi vas-tu vivre ? Moi, je peux te trouver du travail. Ce n’est pas ce qui manque par ici, pour des gaillards comme toi. – Je me plais là-bas, tante Ginette. Je comptais installer un potager et faire pousser des légumes. – Cette maison est maudite, je te le dis, une fois de plus. Une histoire étrange s’y est passée il y a cinq ans. Depuis, plus personne ne veut y rester. A part, toi, avec ton caractère de cochon. – Dis, maman, l’interrompit Jacques, si je m’installe moi aussi chez Pietro ? – Tu es fou, non ? Personne ne peut y habiter là-bas. Deux frères y ont vécu. On pense qu’ils sont morts par la suite. On n’en est même pas sûr. Brusquement, on ne les a plus vus. Avant eux, c’étaient deux personnes âgées. Elles ne sortaient presque jamais de chez eux. Un jour, on les a retrouvées mortes dans le jardin, toutes les deux en même temps. C’est quand même bizarre, non ? Avant cela encore, un homme seul l’avait acheté. C’était un étranger. Il a disparu dans des circonstances plutôt mystérieuses. Je ne t’expliquerai pas lesquelles. – Pietro, je veux venir avec toi voir moi aussi le fantôme, insista Jacques, à qui le récit de sa mère lui avait probablement plu, car ses yeux noirs s’étaient mis à briller. Tante Ginette se mit
en colère. – Tu as le diable en toi, mon fils. Je t’interdis d’y aller ! Pendant tout ce temps, je regardai fixement devant moi. Soudain, je déclarai : – Je te prends avec moi, Jacques. Nous allons découvrir le secret de cette maison. La petite Clotilde, assise à côté de moi, me tira par la main. – Moi aussi, je veux venir avec vous, s’écria-t-elle. La porte s’ouvrit et oncle Georges pénétra dans la cuisine. Malgré les dires que ce quadragénaire de corpulence robuste...