Le corbeau de Zurich

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Description

À la fin des années 1980, en pleine affaire Kopp et dans le contexte d’un probable trafic d’or entre la Turquie et la Suisse, le détective natif de Kinshasa débarqua dans la capitale du canton de Zurich. Ainsi devait-il assurer l’intérim de la direction de l’entreprise familiale AD Finanzen und Treuhänd à la suite de l’hospitalisation de son frère qui, après avoir été empoisonné, luttait entre la vie et la mort dans l’un des services du Kantonsspital à Winterthur.
Mais le ressortissant zaïrois se rendrait compte, très vite, que les montagnes suisses cachaient des bunkers bourrés d’armes de guerre. Des voyous en costard et cravate, ainsi que des hommes d’affaires en col blanc mais mafieux, agissaient en toute impunité. Les banques helvétiques n’étaient pas aussi respectueuses de la législation internationale que dans certains pays en voie d’industrialisation. Dans ce pays d’Europe centrale, le chocolat ne contiendrait pas que du lait. Quant aux lacs, ils seraient pleins de cadavres humains. Pis encore, ils serviraient de bases, d’immersion et d’émersion, pour des créatures venues d’autres univers. Vortex vers des mondes parallèles ?
La neutralité de la Confédération helvétique arrangerait-elle quelques puissances, aussi bien terrestres qu’extra­terrestres ? Mystère absolu !

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EAN13 9791091580335
Langue Français

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Titre : Le corbeau de Zurich Auteur :Gaspard-Hubert Lonsi Koko Éditeur: L’Atelier de l’Égrégore Genre :Policier Collection :Crime & Suspense Formats :- PapierISBN :979-10-91580-32-8 – EAN : 9791091580328;Dimension : 13,3 x 20,3 cm Pagination : 348 pages Prix : 18,50 € - NumériqueISBN : 979-10-91580-33-5 –EAN :9791091580335 ; Prix : 8,49 € Sortie: 12 novembre 2018 Site : https://atelieregregore.selz.comE-mail : atelieregregore@gmail.com
Synopsis
À la fin des années 1980, en pleine affaire Kopp et dans le contexte d’un probable trafic d’or entre la Turquie et la Suisse, le détective natif de Kinshasa débarqua dans la capitale du canton de Zurich. Ainsi devait-il assurer l’intérim de la direction de l’entreprise familialeAD Finanzen und Treuhändà la suite de l’hospitalisation de son frère qui, après avoir été empoisonné, luttait entre la vie et la mort dans l’un des services du Kantonsspital à Winterthur. Mais le ressortissant zaïrois se rendrait compte, très vite, que les montagnes suisses cachaient des bunkers bourrés d’armes de guerre. Des voyous en costard et cravate, ainsi que des hommes d’affaires en col blanc mais mafieux, agissaient en toute impunité. Les banques helvétiques n’étaient pas aussi respectueuses de la législation internationale que dans certains pays en voie d’industrialisation. Dans ce pays d’Europe centrale, le chocolat ne contiendrait pas que du lait. Quant aux lacs, ils seraient pleins de cadavres humains. Pis encore, ils serviraient de bases, d’immersion et d’émersion, pour des créatures venues d’autres univers. Vortex vers des mondes parallèles ? La neutralité de la Confédération helvétique arrangerait-elle quelques puissances, aussi bien terrestres qu’extra-terrestres ? Mystère absolu !
Quelques extraits
«Le ressortissant zaïrois devait à tout prix se protéger du prédateur qui l’avait pris, par négligence fatale, pour un individu inoffen-sif. Dans l’intention de survivre face à cette menace imminente, le descendant des Bantous devait obligatoirement développer le mimétisme batésien. Il était donc contraint de constituer un gang pouvant s’en prendre, de manière efficace, à la horde nocive. Il était question de vie ou de mort. En conséquence, il fallait exceller dans l’art de la survie» «Cet homme n’était respectable qu’en apparence. La secrétaire de direction avait des relations douteusement recommandables, mais qu’il faudrait utiliser pour une cause qui en valait la peine.» «Le détective comprit que, à travers cette mise en scène, il était en train de vivre le début du processus classique d’un enlèvement. Il recula le siège du passager, et parvint avec difficulté à s’installer derrière le volant, ses jambes étant trop longues. Toute cette manœuvre se déroula en plein air, en moins de deux minutes, sans pour autant attirer l’attention des passants honnêtes, aurait expliqué le chanteur français Georges Brassens, qui étaient très pressés de réintégrer respectivement le bercail» «L’artiste lui donna la folle envie d’éprouver la même sensation, mais préféra la laisser dans le besoin. Ainsi le trouva-t-elle à la fois sadique et cynique. Voulait-il démontrer que, désormais, la mise en scène du ballet libidineux lui revenait de plein droit? Venait-il plutôt de définir, sans pour autant s’imposer, la règle du jeu ? En ne réagissant pas, avait-elle accepté tacitement ce principe ? Devait-elle prendre une quelconque initiative, à la suite de cet acte suggestif ? Devait-elle accepter de rester longtemps en manque pour mieux assouvir ses phantasmes, lors de la prochaine rencontre ? La récompense serait, espéra-t-elle, à la hauteur de l’attente. ☞☞☞Suite
Si elle avait lu Maximes et réflexions de l’Allemand Johann Wolfgang von Goethe, l’esthétique subliminale aurait réalisé que, dans le geste et l’attitude de l’Africain, l’audace relevait du génie, du pouvoir et de la magie.» «À sa descente du bus, la jeune femme constata la surprise dans l’attitude d’un homme qui était assis sur la banquette arrière. Le gars plia son journal, l’objet de sa lecture durant tout le parcours. Ce monsieur d’une quarantaine d’années déserta le car avec précipitation. Comme l’esthétique subliminale, il monta à bord de l’autre autocar en direction de la Buccheggplatz. Avant le démarrage de la patache, à la suite d’un arrêt à Kalkbreite dans le quatrième arrondissement, l’hôtesse d’accueil bloqua la portière à l’aide de ses bras. Elle descendit en catastrophe, sous le regard médusé des passagers et de quelques piétons ayant assisté à la scène.» «En référence à ce que racontaient les grandes personnes, elle se dit que le prince charmant n’était pas une création idyllique propre à une histoire de petites filles imaginées par des adultes n’ayant pas grandi, ni évolué dans leur esprit. Elle venait de le ren-contrer. Il avait la peau joliment bronzée. Il était intrépide et très riche. Le prince charmant était de passage, pour peu de temps, dans le canton de Zurich et l’emmènerait très bientôt à Paris.» «Le ressortissant zaïrois devait à tout prix se protéger du prédateur qui l’avait pris, par négligence fatale, pour un individu inoffen-sif. Dans l’intention de survivre face à cette menace imminente, le descendant des Bantous devait obligatoirement développer le mimétisme batésien. Il était donc contraint de constituer un gang pouvant s’en prendre, de manière efficace, à la horde nocive. Il était question de vie ou de mort. En conséquence, il fallait exceller dans l’art de la survie.» «À cet instant précis, le navigateur eut l’impression que le monde se figea soudain. Était-ce une manifestation, en guise de remer-ciement, des dieux affamés ou omnivores ? Plus aucun bruit ne fut perceptible par l’ouïe. Une violente secousse se fit sentir, faisant tanguer le voilier qui n’était pourtant pas rimbaldesquement ivre. À quelques mètres, phénomène invraisemblable, un gigantesque appareil en forme de losange apparut à la surface.» «L’évocation du mot “drogué”, que venait d’évoquer la petite amie d’Arthur dès qu’elle vit le corps de la victime, généra chez Roger Dercky une impression très négative. Il s’imagina que son jeune frère détenait, dans son coffre-fort, le dossier d’un dealer, voire un document en rapport avec une filière ayant été mise en place, entre l’Europe centrale et certains pays d’Asie ou d’Amérique du Sud, par un gros bonnet du milieu narcotique. Était-il question du trafic de drogue, ou du blanchiment d’argent sale ?» «Le photographe spécialisé dans l’érotisme brûlant passa en toute instantanéité du paradis à l’enfer, sans aucune halte au purga-toire. Un vol direct. Sans escale touristique. Son regard, lequel était devenu naturellement froid, se détourna du spectacle licencieux pour se poser sur une représentation presque démoniaque. Un grand Noir aux yeux sans expression braqua un revolver sur lui. Nemrod en personne !» «Herr Jürgen Briegel émit enfin un long soupir de soulagement, donnant ainsi l’impression qu’il allait s’assoupir dans quelques secondes. L’émotion était d’une intensité bienfaisante. Il n’avait jamais cru parvenir, un jour, à une semblable béatitude. Se trou-vait-il dans un monde parallèle, ou alors paradisiaque, en présence de la Vierge Marie mère de Dieu aux mœurs libertines ?» «Roger Dercky emboîta le pas à sa complice au poil blond, à la grande stupéfaction de Herr Rudolf Zemp. Ce dernier réagit, comme s’il s’était retrouvé au mieux en présence du pasteur célébrant de temps à autre la messe à la paroisse de Zurich-Altstetten de Werner Max Moser, au pire en face du démon métamorphosé en dandy africain. L’imagination du gardien hésita entre ces deux hypothèses. Mais le regard insondable de l’accompagnateur de Fräulein Cornelia Rohr poussa le bonhomme à exclure la première supposition se rapportant à la présence de l’homme de Dieu. Ainsi le Diable s’était-il transformé en sapeur zaïrois. Rudolf Zemp crut entendre son grand-père le mettre passionnément en garde, en évoquant avec exagération le passage biblique relatif au huitième verset du chapitre cinq du livre de Pierre : “Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cher-chant qui il dévorera.”» «À sa sortie du commissariat, plus d’une heure après y être entré, le patron intérimaire réfléchit pendant quelque temps sur les dires de l’inspecteur de police, à propos du soi-disant lien qui pourrait exister entre les activités du cabinet de son jeune frère et l’affaire Kopp. Quel rapport liait-il Arthur à Herr Hans W. Kopp ?» «dernier eut la certitude que certains voyous étaient plus fiables que la plupart des gens fréquentant les lambris dorés desCe palais étatiques.» «Tout d’abord, les policiers avaient privilégié la piste concernant les accointances du sieur Hans W. Kopp, avec son éventuelle ramification propre à la connexion turque, s’agissant du trafic de l’or à travers la Shakarchi Trading AG.» «Il crut voir un ange déchu – plus précisément un descendant des nephilims. Il sut que le grand Noir s’était déplacé pour traiter une affaire qui ne laisserait jamais vivant un témoin oculaire. Le gérant de l’agence de voyages n’avait pas pensé qu’il rendrait un jour l’âme à son lieu de travail.»