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Le Fantôme du passé

De
194 pages

Tome 5


Alors que la fin de l'année approche et que l'heure est aux grandes décisions, Sarah et Austin mènent leur enquête bien décidés à éclaircir les zones d'ombre qui entourent l'affaire du meurtre de Liz Powners. Que s'est-il réellement passé deux ans plus tôt ? Et si cette histoire avait commencé bien avant leur naissance et qu'il n'avait été question que de mensonges et de complots ? Une chose est sûre, plus rien ne sera comme avant.


Tome 6


Retrouvez tous vos héros quatre ans après la fin du lycée. Que s'est-il passé ? Que sont-ils devenus ? Toutes les réponses à vos questions se trouvent dans ce sixième tome placé sous les thèmes du rire et de l'émotion.


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Couverture

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-80336-8

 

© Edilivre, 2014

 

Le Fantôme du passé

Tome V

Chapitre 1
Souvenirs du passé

Aux yeux de Sarah, il s’était passé une éternité depuis qu’Austin était entré dans ce bureau. Cela lui paraissait interminable.

– Austin, je ne saurai jamais faire ça, haleta-t-elle, médusée.

– Bien sûr que si. Personne ne pensait que tu puisses découvrir ce qui s’était passé dans cette remise, mais tu l’as fait. Je ne vois pas pourquoi cette fois-ci les choses seraient différentes.

– Ce n’est pas pareil Austin. Ce n’est pas une simple histoire de lycéen. Ça relève du criminel.

– C’est vrai, mais vu que la police a abandonné l’affaire, on n’a pas vraiment le choix.

– Pourquoi ne crois-tu pas ce qu’ils ont découvert ?

– Parce que ces bons à rien ont conclu l’affaire beaucoup trop rapidement. Tu ne trouves pas ça bizarre toi que ce soit disant cambrioleur soit venu pile le jour où ma mère était là ? Ça faisait des années qu’elle n’avait pas été voir son amie. Et pourquoi autant d’acharnement sur son corps ? Lucia s’est prie une balle dans le torse, ma mère deux dans la tête. Dans la tête Sarah. Pas besoin de faire bac plus cinq pour savoir que lorsqu’on tire dans la tête et deux fois, c’est pour achever sa victime. On pourra me dire tout ce qu’on veut, pour moi c’est clair. La personne qui est venue ce soir là en avait après elle.

– Comment peux-tu en être aussi sûr ?

– Je te l’ai déjà dit. Depuis le premier jour, je ne sais pas qui, je ne sais pas pourquoi mais je sais que quelqu’un nous ment.

– Es-tu vraiment sûr de toi ?

– Sarah, je n’ai jamais été aussi sûr de quelque chose de toute ma vie.

– Très bien, soupira-t-elle, haletante. Je vais essayer de t’aider mais avant ça j’ai besoin que tu me racontes la vérité et toute la vérité.

– D’accord, souffla Austin, tendu.

Il était temps de dire adieu à tous ses vieux secrets.

Flashback 10 ans plus tôt

L’allée Strand forte Street était une petite rue paisible et spacieuse. Malheureusement, dans chacune de ces maisons se trouvait une famille qui derrière sa pseudo perfection sombrait. La famille Powners en était l’exemple parfait. Natanaél Powners était un puissant avocat Californien quant à sa femme Liz Powners, elle était le prototype de la femme idéale. Belle, douce, journaliste, tout leur réussissait. Ensemble ils avaient eu deux enfants. Austin l’aîné et Lily tout juste âgée de cinq ans. Un âge où tous les problèmes échappent aux enfants, Enfin… à presque tous les enfants car Austin Powners, lui, savait très bien ce qui se passait chez lui.

– Lily ! Retourne te coucher ! murmura Austin en voyant sa petite sœur le rejoindre en haut des escaliers.

– Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi maman crie si fort ?

– Pour rien. Retourne dans ton lit, j’irai te lire une histoire.

– Tu promets ?

– Je te promets. Maintenant vas-y.

Quelques minutes plus tard, Austin vit sa mère quitter la maison et son père prendre de mystérieux médicaments dans son bureau. A quoi servaient-ils ? Austin ne l’avait jamais découvert.

Fin du Flashback

– Tu n’as jamais su pourquoi ton père prenait ces médicaments ?

– Non et ce n’est pas tout. Je me souviens de leur dernière dispute. Mon père n’arrêtait pas de parler d’un certain Kenni.

Flashback : Deux ans et demi plus tôt

– Nate, je t’ai déjà dit que ça ne voulait rien dire.

– Un baiser veut toujours dire quelque chose.

– Il s’est tout de suite excusé.

– Je m’en fiche royalement. Kenni a toujours été comme ça. Depuis le lycée, il fait tout pour te reconquérir. Déjà à l’époque les choses étaient ainsi. Je n’aurai jamais…

– Jamais dû quoi ? Sortir avec moi ? Et bien tu as raison : sans toi, j’aurais eu une vie bien meilleure, crois-moi. Tu passes plus de temps au travail qu’avec ta propre famille.

– Je travaille pour subvenir à nos besoins.

– L’argent ne fait pas tout Natanaél.

– Tu veux me faire croire que tout ce luxe ne te plait pas ? Bien sûr que si. Et c’est bien pour ça que tu restes avec moi d’ailleurs.

– C’est faux, je reste pour nos enfants mais quand je vois comment tu te comportes avec Austin, je me demande pourquoi. On serait tous bien mieux sans toi. Moi la première.

– C’est un feignant. Il sèche les cours et passe son temps à jouer au foot avec ce stupide Tommy Fox. Il a seize ans et tu te comportes avec lui comme s’il en avait six.

– Ce n’est qu’un gamin. Tu lui en demandes trop. Il n’est pas toi. Tout le monde ne veut pas forcement finir sa vie dans un bureau.

– Non ! Toi tu préfères les hommes qui travaillent au grand air, comme Kenni.

– Arrête avec ça, s’écria-t-elle à bout de nerf. Tu es complètement parano.

– C’est trop facile de me balancer ce genre de chose.

– Pourtant c’est la vérité.

– Tu parles ! La seule vérité qui me saute aux yeux, c’est que tu n’attends qu’une chose et c’est de lui tomber dans les bras.

– C’est sûr que lui saurait prendre soin de moi, au moins.

– Pas comme moi c’est ça ?

– Oui, en effet, soupira-t-elle. J’en ai marre de me battre en permanence avec toi. Je pars ce week-end et estime-toi heureux si je reviens.

Fin du Flashback

– Tu n’as jamais su qui était ce Kenni ?

– Non, mais il y a encore quelque chose.

– Je t’écoute.

– Quelques jours après la mort de ma mère, mon père a reçu un fax. Il provenait d’un certain Max Lemarque. Un de ses amis de France.

– Et que disait-il ?

– Qu’il était content d’avoir partagé ce dîner avec mon père et qu’il espérait que les choses s’étaient arrangées avec ma mère.

– Et où est le problème ?

– A cette époque mon père n’était pas parti en France depuis plus de deux ans.

– Et alors ?

– Comment auraient-ils pu manger ensemble ?

– Peut-être que son ami est venu en Californie.

– Non, je me suis renseigné, Max Lemarque est certes très doué mais pas très courageux. Il a une peur bleue de l’avion.

– Ce qui voudrait dire…

– Que mon père était en France le week-end où ma mère a été tuée, conclut Austin. Et le truc, c’est qu’il nous l’a caché à tous.

Mercredi 26 Mai

Depuis avant hier, j’ai l’impression de réagir au ralenti. Peut-être parce que mon petit copain m’a demandé d’enquêter sur le meurtre de sa mère. C’est officiel, il n’y aqu’à moi que ce genre de choses arrive. Appelez-moi Veronica Mars. A la différence que je ne pense pas avoir autant d’ennemies qu’elle… Enfin j’espère. Pour ce qui est de Lily, j’ai dorénavant du mal à la regarder dans les yeux. Encore une fois je ne dois rien lui dire…

Chapitre 2
Un anniversaire chaotique

Jeudi 27 Mai

Sarah se trouvait avec sa meilleure amie.

– Pourquoi fais-tu cette tête ?

– Mon père ne veut pas acheter un gâteau pour ce soir.

– Et pourquoi veux-tu soudainement manger un gâteau ?

– Bah pour l’anniversaire d’Austin !

– POUR QUOI ?

Lily fronça les sourcils, septique.

– Tu n’étais pas au courant ?

– Non, figure-toi que ton frère évite toujours ce genre de sujet.

– Ne sois pas fâchée.

– Un peu que je le suis. Je n’ai même pas pu lui acheter de cadeau.

Lily soupira.

– Tu ne sais pas quel jour nous sommes, pas vrai ?

– Si c’est le jour de la fête des…

Sarah se figea sur place. Elle venait de comprendre. Elle avait offert un parfum à sa mère le matin même. (« Mes anniversaires sont toujours un peu chaotiques » lui avait-il dit quelques mois plus tôt) Sarah soupira et comprit enfin où il avait voulu en venir à l’époque. Aujourd’hui était le jour de la fête des mères.

13H15

Cela faisait plus de dix minutes que Sarah attendait devant chez Austin. Qu’allait-elle bien pouvoir lui dire ?

– Sarah, s’esclaffa-t-il en remarquant sa présence devant la fenêtre.

– Ah… salut.

– Pourquoi n’as-tu pas sonné à la place de rester plantée ici ?

– J’avais peur que ton père soit chez toi, marmonna-t-elle d’une moue gênée qui le fit rire.

– Allez ! viens ! Je vais te faire entrer. Et vu que je suis généreux, je vais même te laisser passer par la porte.

– Non, en fait j’aimerai qu’on aille faire un tour. Enfin si tu veux bien ?

– D’accord, pas de problème, répondit-il en prenant sa veste.

13H25

– Alors où veux-tu aller ?

– Nulle part. Je veux juste faire un petit tour tous les deux, mentit-elle en lui prenant la main. Bien entendu, elle savait ce qu’elle allait faire, elle avait déjà tout prévu avec Lily.

13H33

Sarah et Austin marchaient en silence lorsqu’ils virent un gigantesque portail noir devant eux. C’était le cimetière de la ville.

– Avant que tu t’énerves ou que tu décides de partir, laisse-moi me défendre, contra Sarah en voyant ce dernier ouvrir la bouche. Lily m’a avoué que depuis la mort de votre mère, tu n’étais jamais venu ici. Aujourd’hui, elle est venue avec ton père pour déposer des fleurs, et encore une fois tu n’étais pas là. Je comprends que ça soit dur. Horriblement dur même. Mais comment veux-tu aller de l’avant si tu n’es pas capable d’aller te recueillir ?

– Je n’y arriverais pas, finit-il par souffler.

– Bien sûr que si. Et tu verras que la deuxième fois sera plus facile que la première et la troisième fois aussi. Ça va prendre du temps mais tu finiras par sortir d’ici un peu plus apaisé.

– J’ai peur de me retrouver face à sa tombe et de ne rien ressentir, avoua Austin d’une voix sans timbre. Me rendre compte qu’elle n’est définitivement plus là et qu’elle n’entendra jamais ce que j’ai à lui dire.

– Je ne suis pas Dieu, je ne peux pas t’assurer à cent pour cent que tes paroles seront entendues mais s’il y a une chose dont je suis certaine, c’est que ça te fera du bien.

14H17

Sarah attendait à l’entrée du cimetière. Après être restée quelques minutes à l’intérieure, elle avait laissé Austin seul à seul avec sa mère ou du moins une infime partie d’elle.

– Pourquoi ne m’as-tu pas dit que c’était ton anniversaire aujourd’hui ? Finit-elle par demander en le voyant revenir.

– Je t’avais dit que mes derniers anniversaires étaient assez chaotiques…

22H44

Coucou.

Je viens de finir de réviser et depuis je n’arrête pas de repenser à cette journée des plus étranges. Sur le chemin du retour Austin m’a avoué qu’en effet cela lui avait fait dubien d’aller se recueillir mais que tant qu’il ne saurait pas la vérité sur la mort de sa mère, jamais il n’arriverait à aller de l’avant. Et il a raison. La vie est ainsi faite. Nous perdons des gens qui nous sont proches et nous trouvons toujours un moyen pour reculer le moment où nous devrions les laisser partir… définitivement.

Lundi 2 Juin

Sarah venait tout juste de sortir de la salle d’examen. (« Je hais les maths ! »)

– Alors ça été ? demanda-t-elle en voyant sa meilleure amie sortir cinq minutes plus tard.

– Fastoche… mais bon, ça ne veut rien dire.

– Lily Powners ne pas avoir tout bon ? C’est scientifiquement impossible, s’esclaffa Alice en sortant à son tour.

– Très drôle. Et vous ? Ça s’est bien passé ?

– Tu parles !

– Horrible !

– C’est drôle, j’ai l’impression d’entendre mon frère.

– Il a tord, je suis sûre que ça a été. Il pense même avoir réussi l’anglais.

– Je l’espère sinon ça risque d’être la seconde guerre mondiale à la maison.

– Ton père reste combien de temps ? demanda Alice.

– Quelques semaines seulement.

Sarah écouta avec attention la conversation des filles et repensa aussitôt à l’idée qui lui était venue la veille. Il ne restait plus qu’à trouver Austin.

23H02

Les exams sont enfin finis ! J’ai fêté ça dignement avec Austin, il m’a emmené à L’amnésia. Là-bas je lui ai parlé de mon plan et, à ma grande satisfaction, il a accepté. Il a même trouvé l’idée géniale. Pour résumer : Austin va devoirentrer dans le bureau de son père et trouver ces fameux médicaments. Sans ça, je ne pourrais jamais savoir de quelle maladie son père est atteint.

Jeudi 5 juin

Sarah se trouvait au journal et finissait de boucler le dernier article de l’année. Le lycée allait fermer ses portes dans une semaine et l’euphorie de fin d’année se faisait ressentir dans les couloirs, surtout chez les dernières années qui s’apprêtaient à partir pour toujours. (« L’année est passée tellement vite, songea Sarah, maussade. ») L’an prochain Austin ne serait plus là. Certes ils leur restaient le bal de promo ainsi que la remise des diplômes et la finale de championnat d’état mais les jours passaient néanmoins beaucoup trop vite à son goût.

– Coucou, marmonna Austin en arrivant, je te dérange ?

– Toi ? Jamais !

– Que faisais-tu ?

– Je commençais à écrire le dernier article de l’année.

– Et de quoi parlera t-il ?

– De votre victoire en championnat.

– Rien n’est encore joué tu sais. L’équipe de San Diego est très forte.

– Oui mais pas autant que la notre.

– Je l’espère, soupira Austin.

– Et toi ? Que me voulais-tu ?

– J’ai une bonne nouvelle à te transmettre.

– Ça concerne ce que je t’ai demandé de faire ?

– Oui.

– Génial ! Et alors tu as réussi ?

– Oui, cela dit, j’ai été à deux doigts de mettre le feu à la maison.

– Tu as presque que mis quoi ?

– Le feu à la maison, répéta-t-il avec le même petit sourire qu’affichait un enfant de cinq ans après avoir fait une grosse bêtise. En fait, mon père ferme son bureau à clé alors le seul moyen que j’ai trouvé c’est de laisser quelque chose sur le feu pour que l’alarme anti incendie de la cuisine se déclenche. Et vu que mon père était dans son bureau il s’est dépêché de descendre et m’a laissé la voie libre.

– Intelligent.

– Je sais.

– Et alors les as-tu trouvés ?

– Oui, ils étaient dans le deuxième tiroir. Sur le flacon il est marqué « Pondstéroy ». Tu connais ?

– Non, mais grâce à la magie d’Internet nous le saurons bientôt, déclara Sarah avec un petit sourire victorieux.

21H23

Cela faisait maintenant deux bonnes heures que Sarah était dans sa chambre en train de faire des recherches sur Internet. Ce n’est qu’un quart d’heure plus tard, qu’elle trouva enfin quelque chose d’intéressant.

Pondstéroy : Ce médicament est donné aux personnes touchées par la Pondésteryne. Cette maladie est très rare et attaque le système nerveux. Généralement héréditaire, cette maladie peut révéler des troubles du comportement tel que la violence, la paranoïa, des céphalées etc…

Sarah n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps à ce qu’elle venait de découvrir, qu’elle entendit quelqu’un toquer à sa porte.

– Entrez !

– Ce n’est que moi, lança Eric. Je voulais te parler.

– Je t’écoute.

– Voilà… vu que ta mère et moi ne sommes pas partis en voyage de noce, cet été j’aimerai lui faire une surprise. Le problème c’est que je ne sais pas où l’emmener. Tu as une idée ?

– La Colombie. Elle a toujours rêvé d’y aller.

– Bon et bien, c’est parti pour la Colombie alors.

– Elle va adorer.

– Je l’espère, merci de ton aide, répondit-il avant de porter attention sur l’écharpe Right School que Sarah avait accroché au dessus de son lit. Si j’en crois ce que tout le monde dit, c’est demain la finale ?

– Oui.

– Austin doit être angoissé.

– Bah… En fait, pas vraiment.

– Moi en tout cas je le serais, s’esclaffa-t-il.

Sarah le regarda partir et eut une idée de génie. Après tout n’était-ce pas grâce aux contacts d’Eric qu’elle avait réussi à retrouver la trace de cette femme de ménage ?

– Eric je peux te demander un service ?

– Tes services sont toujours assez périlleux Sarah mais j’accepte.

– C’est gentil, merci.

– De rien. Je dois sans doute être maso.

– Ça expliquerait le mariage avec maman.

– J’imagine, s’esclaffa-t-il. Alors qui y a-t-il cette fois ? Une nouvelle femme de ménage à retrouver ?

– Non, en fait j’ai bien peur que ça soit encore pire.

– J’avais raison. Je suis vraiment maso.

– Et c’est très sérieux aussi, ajouta-t-elle d’une voix lugubre.

– Je t’écoute.

– Je vais te confier une chose dont personne n’est au courant mais pour ça j’ai besoin que tu me promettes de ne rien dire à personne ?

– Promis.

– La mère de Lily et Austin s’est faite tuer il y a de deux ans en France. Bien entendu, là-bas l’histoire a fait scandale mais ici on n’en a à peine entendu parler.

– Personne n’a jamais retrouvé l’assassin ?

– Non, la police pense que c’est un cambriolage qui a mal tourné et a classé le dossier.

– J’imagine que tu n’es de cet avis ?

– En effet.

– Et qu’est-ce qui te fais croire ça ?

– Premièrement, les parents d’Austin se disputaient toujours. C’était très explosif. Une fois Austin a même vu son père prendre des médicaments. Je me suis renseigné et ces médicaments sont donnés aux personnes atteintes d’une maladie qui touche le système nerveux et qui rend agressif et paranoïaque, chose qui était justement source de conflits entre eux. De plus le père d’Austin était absent le week-end où sa mère s’est faite tuée mais, bien entendu, la police n’a pas pris la peine de prendre en compte ce détail.

– D’accord, souffla Eric, mais en quoi pourrais-je t’aider ?

– J’ai besoin d’avoir des infos sur cet avocat, Max Lemarque. Je veux tout savoir : sur lui, sa vie, sa famille, ses dernières affaires, comment il a connu le père d’Austin, son adresse (…) Si possible, j’aimerais aussi des informations concernant Lucia, l’amie de la mère d’Austin. Et pour terminer, j’aimerais avoir le relever d’achats de Monsieur Powners lors des deux derniers mois avant la mort de sa femme. Je sais que c’est vraiment beaucoup te demander mais sans ça, on ne pourra pas avancer dans nos recherches.

– C’est vraiment important pour toi ?

– Enormément.

– Dans ce cas là, je vais faire mon maximum.

– T’es génial, s’exclama Sarah tellement soulagée qu’elle en avait presque perdu ses bonnes habitudes. Enfin, génial… on se comprend hein.

– Ça ne sert à rien Sarah. J’ai bien entendu et tu as dit que j’étais génial, ricana Eric avant de quitter la pièce.

Chapitre 3
La finale de foot

Vendredi 6 Juin

Sarah se trouvait sur les gradins, prête à assister au dernier match de la saison, le plus important de tous. La foule était venue par milliers des quatre coins de la Californie. Au loin, Sarah vit le père d’Austin en pleine conversation avec son professeur d’anglais, Madame Bakster. Apparemment, tout deux semblaient bien s’entendre. Puis son regard se tourna vers le club des maths athlétique. Après le départ de Chris, l’équipe avait perdu le tournoi des lycées. Sa mère et Eric étaient également de la partie. (« Il faut bien que je vienne encourager mon futur beau fils pas vrai ? s’était exclamée Ellie quelques minutes plus tôt »).

– Ils arrivent, s’exclama Lily en montrant du doigt les deux équipes entrer sur le terrain.

15H28

Il ne restait plus qu’une quinzaine de minutes et le score était de un partout. (« Pas les prolongations, pas les prolongations, Allez rien qu’un dernier petit but ! »)

17H43

C’est qui les gagnants du championnat d’état ? C’est NOUS !

Je ne tiens pas en place tellement je suis excitée. Cinq minutes avant les prolongations, Austin a marqué un corner du tonnerre. (« Si après ça, il n’a pas sa bourse, c’est que je ne m’appelle pas Sarah Lawoen ! »). Je vais vous laisser. On fête tous cette victoire dans le nouvel appartement de Tommy.

Sarah sortit de la salle de bain et rejoignit les autres en bas. Alice, Saeron et Lily étaient partis chercher à manger. Seul Tommy et Austin étaient présents sur le balcon.

– Alors ça fait quoi d’être champion d’état ? demanda Tommy.

– C’est incroyable même si je t’avoue que j’aurais préféré qu’on le soit ensemble, comme à l’époque où cette équipe n’était pas mon équipe mais la notre. Il y a deux ans, si tu n’avais pas été viré on aurait gagné ce tournoi tous les deux.

– Je croyais que tu ne croyais plus en cette époque ?

– Il n’y a que les abrutis qui...