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Les amours perdues

De
96 pages
Ce roman représente le troisième cycle abitibien de Pierre Yergeau, ouvert avec « L'écrivain public » et « La désertion ». On y retrouve le Grand Cirque offert cette fois par les yeux de Georges, l'aîné des trois enfants Hanse, le plus impétueux, celui qui grimpe aux arbres et voltige par-delà la rivière, celui qui semble promis à un destin glorieux selon son frère Jérémie, l'écrivain public.
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LES AMOURS PERDUES
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Du même auteur : Tu attends la neige, Léonard ?, nouvelles, 1996 [1992] (prix du Signet d’or). La complainte d’Alexisletrotteur, roman, 1993. 1999, roman, 1995. L’écrivain public, roman, 1996 (réédition en poche 1999). Ballade sous la pluie, roman, 1997. La recherche de l’histoire, essai, 1998. Du virtuel à la romance, nouvelles, 1999. La désertion, roman, 2001. Banlieue, roman, 2002.
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PIERRE YERGEAU
Les amours perdues
roman
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Maquette de la couverture : AnneMarie Guérineau Illustration de la couverture : Frank Charles Hennessey,La Rivière Gatineau en mars(détail), 1940 ?, pastel sur papier (69,3 × 90,1 cm), coll. Musée national des beauxarts du Québec (47.03) Photographe : JeanGuy Kérouac Photocomposition : CompoMagny enr. Distribution pour le Québec : Diffusion Dimedia 539, boulevard Lebeau Montréal (Québec) H4N 1S2 Distribution pour la France : Distribution du Nouveau Monde © Les éditions de L’instant même 2004 L’instant même 865, avenue Moncton Québec (Québec) G1S 2Y4 info@instantmeme.com www.instantmeme.com Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec, 2004
L’instant même remercie le Conseil des Arts du Canada, le gouvernement du Canada (Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition), le gouvernement du Québec (Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC) et la Société de développement des entreprises culturelles du Québec. L’auteur remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien financier lors de la rédaction de ce roman.
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la soif
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ENFANTsemblait parler une langue toute neuve : cheLval harnaché passa près de lui. La bête tirait quatre billots. – Devousse que tu t’en vas, le passant ? T’as soif ? Jérémie Hanse avait bu. Au milieu de la rue. Un Un homme le guidait par la bride. Jérémie but en regardant cet homme, avec l’odeur du cheval et de l’écorce dans les narines. Devousse qu’ils s’en allaient, le cheval, l’homme, l’enfant et Jérémie ? Il esquissa un sourire. Ces questions avaient trouvé leurs réponses. Il allait tout brûler ! Avec bonheur ! Les champs où glissaient au loin les astres ronds et les sou rires des enfants. Le monde souterrain où il dormait, le front contre un rocher suintant. Les grandes blancheurs aquatiques de la source et l’odeur des pinèdes sur ses mains lorsqu’il revenait avec Georges au campement de bûcherons. Encore ! Cela ne suffisait pas ? À qui s’adressaient ces cantilènes, le tourbillon des aurores boréales, le mausolée de Georges vainqueur à Chicago, Mie découvrant dans le visage de l’ours l’image – inusitée et comique – de la renaissance ?
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Ses mains tremblaient. Jérémie Hanse, l’écrivain public qui s’était nourri des accidents d’autrui, allait jeter dans le brasier le spectacle de la vie. S’il prenait un petit verre de caribou, ce serait encore plus amusant ! Comme la vieillesse lui allait bien ! Elle avait fait de lui, enfin, un étranger à ses propres yeux. Il avait cru avoir assez de temps. C’était peine perdue. Il y avait trop de choses à la traînaille. Trop d’événements qu’il avait mal compris, trop de racon tars, d’heures à rechercher la musique ancienne, à trier les mots qui auraient dépeint ce que des inconnus avaient appelé la réalité. La réalité ! Quelle farce. Celle que l’on voyait la nuit errer dans les rues de Rouyn, ou celle qu’il avait évoquée dansLa Cité des Vents? Celle que l’on voyait affichée sur les placards publicitaires le long de la 117, ou qui consistait en des balbu tiements dans une salle d’attente ? Jérémie ramassa des liasses de papiers qu’il fourra dans un sac. – Ceux qui ont oublié la pluie qui chante sur le schlamm, qu’ils s’avancent ! disait une voix. Jérémie avait fait parler tant de gens ! Il avait l’impression, certains jours, d’avoir connu tous ceux qui avaient existé à une certaine époque en Abitibi. À qui voulait les entendre, il aurait à offrir une matière si riche qu’elle entrerait à peine dans une encyclopédie.
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