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Les Pendules de Monsieur

De
26 pages

Lorsque la police découvre le corps d’un jeune homme dont l’autopsie révèle, à la place des organes, des mécanismes d’horlogerie, les soupçons se portent sur un personnage digne d’un conte d’Hoffmann. Celui-ci règne sur un univers d’étranges pendules, qu’il n’est pas bon de laisser entre toutes les mains.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-76875-9

 

© Edilivre, 2014

Les Pendules de Monsieur

 

 

– « C’est vraiment une drôle d’histoire » marmonne le commissaire Vautrin en astiquant pour la nième fois son 9 millimètres,

– « On peut rien prouver. C’est pire que l’histoire de la bonne femme de la secte Nichiren Shoshu, qui a provoqué la mort de sa patronne en bourrant son bureau de téléphones portables foireux qui ont fini par dérégler son pacemaker », renchérit le Lieutenant Charlus, en ramassant un rapport d’autopsie tombé par terre,

– « Oui, je me rappelle, elle s’était aussi démerdée pour creuser dans la cave et faire arriver une rivière qui a fait rouiller les prothèses de la vieille ! Elle a dû être réopérée trois fois de suite, faire tout un tas de scanners qui ont achevé de bousiller son pacemaker, mais on n’a jamais rien pu retenir contre l’employée ! »

– « Dans le cas présent, c’est encore plus hallucinant… le légiste ne comprend pas ce qui est arrivé aux organes de la victime : à la place du cœur et du cerveau, il y avait des rouages, comme des mécanismes d’horlogerie… et pas trace d’intervention humaine ou de chirurgie, c’est comme s’ils faisaient partie intégrante du corps… »

– « Et puis l’endroit où on l’a retrouvé… devant le cadran solaire de l’Institut de France, les bras écartés comme les aiguilles d’une montre, correspondant exactement à l’ombre portée sur le sol par le cadran solaire… »

– « Mais… le mouvement des bras indiquaient une heure précise ? »

– « J’y ai réfléchi comme toi… Oui, effectivement, ils indiquaient 0 Min 9 S… Mais comment savoir à quoi ça correspond ? Il s’agit d’un cadran solaire, ça ne nous donne aucune indication quant à l’heure du crime… »

Vautrin réfléchit un moment, pose son 9 millimètres, prend une clope, en dépit du panneau « Interdiction de fumer » qu’il a lui-même collé au mur, trifouille un instant dans ses papiers, sort une liasse de son rapport et la tend à son collègue :

– « Tiens, tu liras ça, c’est ce que j’ai pu collecter sur le suspect… Tu parlais de secte bizarre tout à l’heure, mais à côté de lui, je te jure que c’est rien ! Un vrai personnage de roman ce mec ! Et...