Les Vendanges du Mal

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196 pages
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Alors qu’elle s’était éloignée du vignoble familial pour mener sa vie comme elle l’entendait, Andréa Devigne est aujourd’hui de retour parmi les siens et prend une place de plus en plus importante dans la gestion de la propriété. Tant et si bien qu’elle se voit proposer par son père de prendre sa relève sous peu. Aussi semble-t-il que la jeune femme ne puisse se détacher de ces terres aimées, mais à l’histoire lourde de non-dits… En effet, depuis des générations, couve un conflit latent entre les Devigne et les Detracy, propriétaires voisins, qu’Andréa a essayé de déjouer durant son adolescence en fréquentant le fils ennemi, Adrien… Et maintenant que ce dernier réapparaît dans sa vie avec l’intention de la séduire de nouveau, maintenant qu’elle se rend compte que le temps n’a rien détruit de sa fascination pour lui, les nœuds du passé vont se resserrer sur elle, mais aussi sur ses proches… au point de les tuer… En s’appropriant toujours un peu plus ses vignes, Andréa déterre en même temps des secrets de famille qui lui attirent les foudres d’un individu prêt à tout pour maintenir le silence et exercer sa vengeance. Sous le ciel du Médoc se tisse ainsi une intrigue jalonnée de passion, de tentatives de meurtre et de révélations qui font le succès de ce roman captivant. "Les Vendanges du mal" ou un thriller capiteux, qui agit comme ces grands crus qui dévoilent leurs arômes jusqu’au dernier moment de la dégustation.

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EAN13 9782748366983
Langue Français

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Les Vendanges du mal
Yolande Vignolles Les Vendanges du mal
Publibook
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Chapitre 1 J’aime me promener au milieu des vignes de mes ancê-tres, par des journées d’été chaudes et lumineuses où l’on se dit que tout va bien. Depuis plus d’un siècle, notre vi-gnoble se transmet de génération en génération, et mon père l’avait repris à son tour, comme le veut la tradition. Notre exploitation s’étend sur deux hectares et demi, donc deux hectares de vignes, et je pense réellement que c’est un endroit merveilleux, où quiconque peut se sentir chez lui. Tout a l’air parfait ici, mais pourtant, quelque chose cloche. D’une certaine façon, nous Cohabitions avec les Detracy, une riche famille qui, selon mon grand-père, a fait fortune Pendant la Deuxième guerre mondiale. En réalité, nous ne cohabitions pas vraiment avec eux, nous ne sommes même pas voisins. Leur château est situé de l’autre côté de la vallée. Les seuls habitants sur un rayon de quatre kilomètres peuplés de toutes sortes de végétaux : Des pinèdes, des champs de blé et d’oliviers, et des vi-gnes à perte de vue. Ils sont donc nos seuls voisins. Il y a bien longtemps déjà, un conflit est né entre nos deux familles, au sujet d’un petit Ruisseau qui traverse nos propriétés respectives en amont de la vallée, et qui a été asséché depuis déjà bien longtemps. Dans la région, ce conflit de voisinage est devenu si populaire qu’on l’a ap-pelé « la guerre des terres ». Mais contrairement à ce que l’on pouvait en entendre en ville, il ne s’agit pas d’un sim-ple conflit de voisinage. Non.
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C’est bien plus grave. Les rivalités avaient été telles depuis un siècle qu’elles avaient causé des morts, d’étranges accidents, et même un suicide. Pourtant, ni mes parents ni moi ne savions quelle en était précisément l’origine, et personnellement, mon ignorance me pertur-bait. Malheureusement, mon grand-père, décédé quinze années plus tôt alors que j’étais encore enfant, avait em-porté ses secrets dans sa tombe, et sans doute que jamais je ne saurai. La réussite actuelle de l’exploitation suscite les convoi-tises, mais elle ne s’est pas faite en un jour, loin de là. Depuis plusieurs siècles, la branche mâle de la famille de mon père vit dans la région. En 1830, son arrière, arrière, arrière grand-père s’est lancé, d’abord, dans l’élevage de volailles. Cela peut sembler une idée stupide aujourd’hui, mais à l’époque, c’est un moyen judicieux de gagner cor-rectement sa vie. Il prospéra pendant des années mais en 1843, une étrange fièvre terrassa jusqu’à la dernière de ses bêtes. Ne souhaitant pas revivre un tel cauchemar, il décida d’investir ses ultimes économies dans l’achat de pied de vigne. Son exploitation grandissait, mais en 1858, un nouveau malheur le frappa : une nuit, un Incendie meurtrier ravagea un hectare et demi, de ses trois hectares exploités. Mais la terre était si fertile ici que six ans plus tard, sa petite ex-ploitation était devenue si grande qu’il commerçait avec tous les nouveaux riches de la région. Poursuivi par la malchance, il mourut peu après l’épidémie de phylloxéra qui ravagea son vignoble en 1868. L’exploitation passa ainsi de père en fils pendant des générations et, après la seconde révolution industrielle, le chiffre d’affaires du vignoble avait littéralement explosé. De nos jours, notre Bordeaux grand cru se vend sur tous les continents. Le raisin est si goûteux ici qu’il vous anes-thésie les papilles, jusqu’à ce que vous ne perceviez plus que son arôme. Et, mis à part l’utilisation d’un pressoir
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