Marius Pégomas - Un vol de trois millions

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Au bureau de poste n° 157 de la rue Vaugirard à Paris, à l’ouverture d’un sac provenant du Central-Bourse, l’employé découvre des vieux journaux et des détritus de ferrailles en lieu et place des trois millions de francs devant s’y trouver.


L’enquête piétinant, le ministre fait appel directement au célèbre détective marseillais, Marius PÉGOMAS.


Sur place, alors que le juge d’instruction veut incarcérer toutes les personnes ayant eu le sac en main depuis le Central-Bourse jusqu’au bureau de poste, Marius PÉGOMAS exige qu’il n’y ait pas d’arrestations.


À l’aide de ses habituels partenaires, Marius PÉGOMAS va alors suivre tous les protagonistes de l’histoire et constater que chacun dépense à tout va...


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EAN13 9782373472967
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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AU LECTEUR
***
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, se présente :
Simple citoyen de Marseille devenu, par la force de s choses, le détective français le plus réputé, il va raconter ses merveil leuses aventures dans des livres numériques.
Chacun d'eux contiendra un romancomplet et absolumentinédit, de 3.000 lignes que, grâce aux progrès des moyens tech niques,OXYMORON Éditionspeut offrir au prix de moins deUNeuro.
En lisant, à chaque parution, ces romans stupéfiants plus saisissants encore parce qu'ils sont vrais, le lecteur ne pourra manqu er d'éprouver une émotion intense, et quand il en aura parcouru un, il voudra les connaître tous, car ils sont dus à la plume dePierre YRONDY, l'auteur deThérèse Arnaud, Espionne française.
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, est un type véritablement extraordinaire, qui, au milieu des situations les p lus tragiques, conserve sa bonne humeur, son ironie mordante et cette blague i nimitable chère aux enfants de la Canebière.
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, n'a pas son pareil pour ré soudre les énigmes les plus obscures. Et bien souvent, la police doit faire appel à sa collaboration.
Les romans de cette série pourront être mis entre t outes les mains. Ils sont le type parfait du roman familial.
Petits et grands se passionneront, et attendront av ec impatience la prochaine parution qui leur apportera trois heures de lecture saine et captivante.
***
EN VENTE PARTOUT SUR INTERNET.
Marius PÉGOMAS
DÉTECTIVE MARSEILLAIS *
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***
UN VOL DE TROIS MILLIONS
De
Pierre YRONDY
***
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*
CHAPITR EPREMIER
AU BUREAU DE POSTE N°157
Ce jour-là, le bureau de poste N° 157, situé au coi n de la rue de Vaugirard et de la rue Armand-Moisant, dans le quinzième arro ndissement, à Paris, présentait son animation habituelle.
C'était, à chaque guichet, le défilé de clients qui venaient apporter des plis recommandés ou chargés, se livrer à des opérations à l'aide de mandats ou de chèques postaux.
Les employés accomplissaient méthodiquement leur be sogne avec la nonchalance dont ils sont coutumiers.
Dans le bureau du receveur, un commis était en conv ersation avec son chef hiérarchique.
Soudain, la conversation des deux hommes fut brusqu ement interrompue.
Un agent, appartenant au personnel du bureau, le br igadier Martaniche, venait d'entrer en trombe dans le cabinet du chef.
Martaniche était sous le coup d'une émotion intense . Ses yeux effarés roulaient dans les orbites. Une légère sueur froide coulait sur ses tempes.
De sa gorge serrée, des sons inarticulés sortaient...
Avant que M. Varlet, le receveur, eût pu savoir ce qui motivait l'intrusion de son subordonné, un second employé, Sabin Hénautot, donnant les marques d'un émoi non moins intense, entra à son tour.
— Monsieur le receveur, monsieur le receveur, artic ula-t-il...
— Qu'est-ce que c'est ? s'enquit M. Varlet.
— Le sac... le sac...
— Quel sac ?...
— Le sac du Trésor, envoyé par le Central...
— Oui... alors ? s'enquit le receveur.
— Vo...lé... bégaya Martaniche.
M. Varlet s'était dressé d'un bond.
Une pâleur de cire avait envahi son visage.
Il voulait douter de la vérité.
— Que dites-vous ? Le sac envoyé par le Trésor a ét é volé ? C'est impossible, absolument impossible...
Cependant, il fallut bien se rendre à l'évidence.
Le sac envoyé au bureau 157 par le Central-Bourse v enait d'être ouvert par le caissier Joseph Merlin.
Il ne contenait que des vieux journaux et des détri tus de ferrailles.
Cependant, les circonstances qui avaient présidé à l'arrivée du sac au bureau 157 étaient absolument normales.
Il avait été convoyé par deux hommes, qui en avaien t pris livraison au Central.
Toutes les précautions d'usage avaient été respecté es.
Durant le trajet, les convoyeurs n'avaient signalé aucun fait anormal.
À l'arrivée au bureau 157, le sac portait encore le s scellés de plomb qui y avaient été apposés au Central-Bourse.
Le colis était passé directement des mains des conv oyeurs dans celles du caissier.
Ce dernier avait, lui-même, fait sauter les plombs qui fermaient l'enveloppe.
Alors, au lieu des trois millions qu'elle contenait , on n'avait trouvé que des vieux journaux !...
En proie au plus grand affolement, M. Varlet avait aussitôt téléphoné au commissaire de police.
Ce dernier était immédiatement arrivé sur les lieux où, bientôt, il avait été rejoint par M. Fillette, juge d'instruction.
Sans perdre un instant, les magistrats avaient comm encé leur enquête.
Enquête dont les premiers résultats, hâtivement rec ueillis, ne faisaient qu'épaissir le mystère qui entourait ce vol.
Méthodiquement, le commissaire de police, M. Jenavi n, retraça le chemin parcouru par le sac, depuis l'instant où il avait é té chargé de son précieux chargement jusqu'à son arrivée au bureau 157.
Une enquête, menée parallèlement avec le Central-Bo urse, montra que, avant le départ du colis remis aux deux convoyeurs, les opérations avaient été conduites selon les méthodes habituelles et que les précautions prises rendaient le vol absolument impossible.
Ces indications enquêteurs.
augmentèrent
encore
la
perplexité
d es
magistrats
M. Fillette résuma la situation :
— Il est impossible que le vol ait eu lieu au Centr al-Bourse. Les deux convoyeurs ont bien pris possession d'un sac conten ant trois millions. Le vol n'a pas pu se produire en cours de route, car, dans ce cas, on aurait remarqué, sur les scellés quelque trace. Donc, lorsque le sac est arrivé au bureau 157, il contenait encore les trois millions...
Tranquillement, le commissaire de police continua :
— Et... au bureau 157, le sac passe directement des mains des convoyeurs dans celles du caissier... On ouvre... Et on trouve de vieux journaux...
Les deux magistrats se regardèrent.
Ils s'interrogèrent du regard.
Ils eurent un soupir d'inquiétude.
Puis, yeux au loin, ils cherchèrent quelque indicat ion qui pût les mettre sur les traces de la vérité.
M. Jenavin envisagea le problème sous un autre angl e.
— Prenons la marche inverse des événements. Lorsque l'on ouvre le sac, on trouve de vieux journaux. Ils ne sont donc pas v enus là tout seuls. On les y a mis. À quel moment ?
Il était évident que le caissier Joseph Merlin n'av ait pas pu, au bureau 157, se risquer à une substitution.
D'ailleurs, une somme de trois millions en billets de banque représente un volume suffisant, qui ne se dissimule pas facilemen t.
On pouvait donc conclure que ce n'était pas au bure au 157 que le vol avait eu lieu.
D'ailleurs, y avait-il eu vol ?
Ou y avait-il substitution de sacs ?
Les magistrats penchaient pour cette dernière hypothèse.
On avait profité d'un instant de défiance dans la s urveillance pour s'emparer du sac qui contenait effectivement les trois millio ns envoyés par le Central-Bourse... et on l'avait remplacé par un sac tout se mblable – préparé à l'avance – contenant les vieux journaux.
Dès lors, on pouvait considérer comme certain que l e vol avait été commis par une personne parfaitement au courant des usages , et qui connaissait strictement l'importance du contenu du sac ainsi qu e l'itinéraire suivi.
Or, dans ces conditions, les deux convoyeurs devena ient suspects.
N'était-ce pas eux qui avaient les plus grandes fac ilités pour opérer la substitution ?
Car, en admettant qu'ils n'aient pas opéré eux-même s, ils avaient toutes facilités pour permettre à un complice de se livrer à son trafic...
Les renseignements qui parvenaient aux enquêteurs, d'heure en heure, étaient de plus en plus précis.
L'un murmura :
— Le sac contenant les trois millions a été sorti, au Central-Bourse, de la chambre forte.
Son contenu avait été vérifié par le brigadier Martaniche.
L'opération s'était effectuée en présence du contrô leur Valérien.
Aussitôt après, et sans que le sac passât en d'autr es mains, le contrôleur Valérien avait plombé le sac.
Le brigadier Martaniche s'en était emparé et l'avai t lui-même placé dans le fourgon où il l'avait repris, à l'arrivée, pour le remettre au caissier Joseph Merlet.
Fallait-il envisager une complicité Valérien-Martan iche ?
L'un d'eux, par contre, avait-il réussi à opérer un e substitution à l'insu de l'autre ?
Durant toute la journée, l'enquête piétina.
Les enquêteurs ne pouvaient pas sortir de ce dilemm e.
Tous les contrôles avaient été effectués normalemen t.
À aucune étape, on ne constatait ni une négligence ni une faute de service.
Toutes les surveillances s'étaient exercées.
Il n'y avait aucune solution de continuité.
Aucun inconnu, aucun suspect, n'avait touché au sac .
Et, cependant, parti de la Bourse en contenant troi s millions, il était arrivé au bureau 157 ne recelant plus que de vieux journaux.
Où s'était produit le vol ou la substitution ?
Qui était le coupable ?
Nul ne pouvait répondre à ces deux questions.
Les trois millions n'en avaient pas moins disparu.
Le Ministre des P. T. T., prévenu, manifestait quelque impatience.
Il fallait, à tout prix, découvrir le coupable.
M. Fillette et M. Jenavin demeuraient perplexes.
Au cours d'un conciliabule, M. Fillette confia au C ommissaire de Police :
— Vous êtes d'accord avec moi : le vol n'a pu être commis que par une personne parfaitement initiée aux différents détail s de ce transfert.
— Parfaitement !
— Seuls des...