Massacre Artistique

Massacre Artistique

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140 pages

Description

Sulpice est un critique réputé dans les milieux parisiens, invité presque malgré lui à la dernière exposition de Karl Hübeurt, un artiste vulgaire et qu’il méprise.
Alors qu’il s’attendait simplement à devoir supporter d’arrogants notables de la capitale, comme il est de coutume dans ce genre de soirées, Sulpice découvre que Hübeurt a d’autres projets pour ses invités. Drogués à leur insu, les convives deviennent fous et s'entre-tuent.
Commence une nuit sanglante et éprouvante pour le critique d’art…

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Date de parution 16 octobre 2013
Nombre de visites sur la page 270
Langue Français

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Avertissement ......................................................................................................................................... 3
Prologue : 20h50 ..................................................................................................................................... 4
Chapitre premier : 21h00 ........................................................................................................................ 5
Chapitre 2 : 22h00 ................................................................................................................................. 14
Chapitre 3 : 23h00 ................................................................................................................................. 24
Chapitre 4 : Minuit ................................................................................................................................ 35
Chapitre 5 : 01h00 ................................................................................................................................. 45
Chapitre 6 : 02h00 ................................................................................................................................. 58
Chapitre 7 : 03h00 ................................................................................................................................. 76
Chapitre 8 : 04h00 ................................................................................................................................. 94
Chapitre 9 : 5h00 ................................................................................................................................. 108
Chapitre 10 : 06h00 ............................................................................................................................. 123
Epilogue:07h00..................................................................................................................................136
Note aux lecteurs ................................................................................................................................ 138
Crédits et remerciements.................................................................................................................... 139
Du même auteur ................................................................................................................................. 140
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Avertissement
Cher lecteur, le roman que tu t'apprêtes à lire est d'une violence inutile et grotesque. Il met en scène différents personnages, parfois vulgaires ou orduriers, amenés à tuer ou à être tués. Certaines scènes que tu pourrais lire dans ce roman sont aussi violentes et sanguinolentes que l'étal d'un boucher un jour de marché.
Si tu es trop jeune ou trop sensible pour ce genre de textes, ou si tu pensais sincèrement entamer un traité sur l'art, je te conseille de ne pas aller plus loin dans ta lecture. Naturellement, libre à toi de te faire ton propre avis, mais je reste persuadé que les amateurs de ce texte feraient bien de consulter un psychologue.
Comme un roman ne devrait pas se contenter d'un étalage de violence mais apporter un minimum de culture à son lecteur, j'ai décidé de débuter chacun des chapitres de celui-ci par une rubrique "Le saviez-vous ?". Ces rubriques, qui te livreront de cocasses anecdotes sur certaines uvres d'art et autres expositions relles, te permettront certainement de briller en société. J'espère que cette petite attention me réconciliera avec tous ceux qui étaient davantage attirés par le mot "artistique" que par le mot "massacre" lors de l'achat de ce livre numérique.
Hormis cette rubrique "Le saviez-vous ?", tout le contenu de ce texte n'est que pure fiction. Toute ressemblance avec des faits réels ou des personnes existantes ne serait être que fortuite, et ma foi tristement dérangeante.
Bonne lecture à tous ceux que ce petit message n'aura pas refroidis, sans mauvais jeu de mots !
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Prologue : 20h50
Métro Voltaire. Je quittais rapidement les entrailles de Paris, aussi heureux de retrouver l'air libre que de quitter la populace des transports en commun. La station de métro vomissait régulièrement des flots de voyageurs dont je faisais partie. Le 11e arrondissement n'était clairement pas le plus chic de la capitale, mais il gardait un certain charme.
Je ne m'arrêtais pas au milieu des gens qui erraient devant l'arrêt ou traînaient dans les bars alentours. Cela faisait des années que j'avais adopté cette démarche propre aux parisiens, pressé et décidé. Rien ne pouvait m'arrêter, ni un touriste étranger à la recherche de son hôtel ou d'une quelconque autre destination, ni l'imbécile du coin qui accostait chaque passant en quête d'une cigarette. J'essayais d'arrêter de fumer depuis un bon moment.
Un coup d'il sur ma montre me fit raliser que je n'tais pas en avance. Il faut dire que c'tait avec une certaine mauvaise volonté que j'avais quitté mon appartement douillet. Je fouillais frénétiquement les poches de mon manteau à la recherche de l'objet tant convoité. Ce n'était plus le paquet de cigarettes que j'avais tant dégainé par le passé, mais un simple morceau de carton. Je me sentis soulagé de ne pas l'avoir oublié.
La Galerie du Charme a le plaisir de vous convier
Au dernier vernissage de l'artiste Karl Hübeurt.
Réservez votre nuit pour cet évènement exceptionnel.
Sur invitation uniquement.
Je vérifiai négligemment l'adresse et l'heure, imprimées à l'arrière de la carte. C'était inutile : je connaissais le quartier et la galerie par cur. Le galeriste Friedrich Ducharme avait disparu de la circulation depuis un bon moment. Cet "évènement exceptionnel" faisait revenir son nom sur toutes les lèvres.
Nouveau coup d'il nerveux à ma montre. Le rythme de vie parisien était tel qu'il aurait fallu interdire ces horloges de malheur, pour la santé de tous ! Je n'étais pas particulièrement ravi de venir, et je savais que cette soirée serait longue, mais j'étais pourtant presque terrifié de rater l'ouverture. Je pressais le pas.
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Chapitre premier : 21h00
Le saviez-vous ?
Le peintre néerlandais Jérôme Bosch a puisé son inspiration sur une vision sacrilège de la religion, en peignant des scènes religieuses marquées par le pêché et la damnation. Il peignait souvent une vision très négative de l'Homme et de ses nombreux vices. L'une de sesuvresles plus connues est un triptyque intitulé "Le jardin des délices". Très énigmatique, il s'inspire avant tout du pêché originel, en présentant respectivement sur chacun de ses tableaux le paradis terrestre, le péché originel et enfin l'enfer.
Ce dernier panneau met en scène une multitude d'hommes et de chimères, et présente de multiples tortures, des membres découpés, des hommes dévorés, avec en arrière-plan des villes détruites et des armées à la charge. Nous y retrouvons les multiples vices de l'homme : le jeu, la boisson, la luxure. Le tout vient contraster avec les délices terrestres et autres plaisirs présentés dans les deux autres panneaux.
La prégnance de la violence dans cette représentation de l'Enfer pourrait montrer qu'elle est peut-être le seul destin des Hommes, trop préoccupés par leurs petits plaisirs pour admirer la pureté terrestre.
J'examinais longuement le buffet, placé là comme un défi. Je n'étais pas le seul à observer la table ornée de plats débordant de viandes, déclinées ici en des dizaines et des dizaines de spécialités plus ou moins appétissantes et accompagnées de tout un arsenal de sauces multicolores. J'étais certainement le seul à réprimer mon envie de vomir, car l'unique végétarien de cette armée de bourgeois complètement "out". Les multiples gargouillements d'estomac trahissaient leur faim dévorante. Il était 21 heures passées, et nous nous attendions à recevoir des gâteaux apéritifs plus traditionnels, ainsi qu'à admirer une véritable exposition. La déception semblait de mise, malgré l'amusement de certains convives.
Comment aurait-il pu en être autrement avec cette petite raclure de Karl Hübeurt ? L'art contemporain primitif n'était qu'une invention stupide censée faire jaser les intellectuels parisiens dans le vent : tous ces imbéciles de hipster, de bohèmes, de "créatifs" ! Ils prétendaient faire l'art et la mode mais suivaient comme des moutons les courants les plus idiots ! Il y a encore quelques mois, ils me traitaient d'ancêtre primitif à cause de ma barbe de l'époque. À présent que les poils redevenaient à la mode et que les nantis se devaient de ressembler à des SDF, ils portaient tous une parure hirsute avec fierté. J'avais bien fait de raser la mienne !
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Aujourd'hui, ces chiens sans cervelle venaient regarder les inepties artistiques que pouvait leur servir Hübeurt, le soi-disant génial inventeur de l'art contemporain primitif.
que ceci est le buffet ou l'exposition ? s'inquiétaDites-moi mon cher Sulpice, pensez-vous un crétin maigrelet à la voix efféminée, juste à côté de moi.
Jejetais vaguement un il versStefan Toupet, que j'avais jusque-là totalement ignoré, comme il est de mise dans les soirées mondaines. Se qualifiant de photographe, Toupet était plus connu pour ses frasques dans les boîtes de nuit gay parisiennes plutôt que pour la qualité de sesuvres. Un gamin armé d'un polaroïd aurait pu faire mieux que lui et son Pentax hors de prix ! Je ne m'abaissai pas à répondre à cet artiste raté, doublé d'un pervers narcissique. Il avait essayé plusieurs fois de me sauter dessus au cours de soirée huppées, mais je soignais mes fréquentations. Je n'étais pas Sulpice de Bettancourt pour rien ! Je ne couchais qu'avec les notables de Paris, ceux qui dirigeaient et faisaient vraiment cette ville ! Autant dire que j'avais de plus en plus de mal à trouver des partenaires à ma mesure ces derniers temps.
À examiner les quelques dizaines d'invités de cette petite sauterie, censés être "triés sur le volet", je réalisais à quel point le gratin parisien commençait à moisir. À croire qu'il me faudrait bientôt repartir à San Francisco ou à L.A pour retrouver des personnes intéressantes. Ceux-là prétendaient être l'élite de la ville lumière mais n'avaient d'autre mérite que la fortune de leurs parents ou de leur famille. Il suffisait de voir parader ce Benjamin Rosnay : à peine vingt ans et déjà complètement has-been avec son costume Ermengildo Zegna et ses breloques en or blanc. Ou encore cette Betty Carlton qui lui tenait le bras : armée de sa mini-jupe aguicheuse, tout juste bonne à sucer des joueurs de foot et autres "célébrités" que notre époque sait si bien inventer. Son père devrait avoir honte !
Nostalgique d'une époque meilleure, je continuais à observer les jeunes loups que laissait passer le gorille à l'entrée. Seuls les invités avaient envie de pénétrer ici, mais la présence d'un videur laissait croire à tous ces idiots qu'ils étaient privilégiés !
Si j'avais pris la peine de me déplacer jusqu'ici, dans cette imposante galerie du 11e arrondissement que je connaissais bien, c'était pour m'assurer que tous ces rustres n'encenseraient pas le travail d'Hübeurt. Moi : Sulpice de Bettancourt, critique devant l'éternel, qui faisait et défaisait les carrières des moindres artistes de la capitale, me devait de ne pas laisser le courant contemporain primitif devenir tendance. C'était comme un devoir de bon goût et de culture ! La galerie du Charme, qui accueillait cette exposition vide, serait la dernière à promouvoir cet imbécile d'Hübeurt, je m'en faisais un devoir !
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La précédente exposition de cet imbécile, qu'il avait baptisée avec son légendaire bon goût "Cadavres", avait dépassé les limites de la consternation. Le pédant artiste y avait exposé, entre autres horreurs, des carcasses d'animaux et des ossements humains. Le clou du spectacle était sa propre"essence", comme il avait intitulé la dernière section de la galerie. On y retrouvait ses propres matières fécales, présentées sous une cloche de verre, l'un de ses doigts, coupé net et présenté sanguinolent, ou encore un morceau de sa propre chair, qu'il avait lui-même sectionné au scalpel en tranchant dans son ventre gras. Le tout avait fait grand effet dans les cercles parisiens, malgré quelques protestations d'associations bien pensantes qui avaient aidé malgré elle à promouvoir l'exposition.
En dépit de son manque total d'ambition artistique, il fallait reconnaître que Karl Hübeurt était un bon marketeur, lui qui avait compris l'intérêt de la violence et du sexe pour faire parler de lui. Il était l'un de ces types capables de promouvoir une expo de photos pédophiles, pour peu que ça lui apporte un gramme de notoriété ! Les bourgeois de la capitale étaient devenus tellement écervelés qu'ils avaient embrassé presque fanatiquement son "art contemporain primitif", comme la ménagère adopte une nouvelle marque d'adoucissant après avoir vu la pub à la télé !
 Cette pièce est complètement vide ! couina Betty avec une vivacité d'esprit que je ne soupçonnais même pas. Et il n'y a même pas de Champagne ! Où est donc Karl ?
Comme pour lui répondre, plusieurs hommes déguisés en tenue de boucher firent irruption dans le grand hall où nous attendions tous. Ils portaient des plateaux chargés de coupes de Champagne, remplies d'un liquide rouge et pétillant. Quelques invités applaudirent cette grotesque mise en scène. Les serveurs avaient poussé le vice jusqu'à aborder de larges couteaux à viande à la ceinture. Ils ne pipaient mot, n'accordant pas une réponse aux idiots qui les bombardaient de questions.
La soirée avait le mérite d'être originale, et pour le moins inattendue pour les quelques convives. La galerie du Charme, habituellement emplie de breloques en tous genres, de sculptures et de tableaux, avait été complètement vidée. Tous avaient conscience que Hübeurt avait dû être persuasif pour inciter Friedrich Ducharme à déménager le contenu de son imposante galerie. Autre détail de mise en scène : les larges baie-vitrées donnant sur la rue avaient été obstruées par de grands panneaux opaques, vissés à même les murs, comme pour insister sur le vide complet des différentes pièces.
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Mis à part le gorille placé à l'entrée, qui contrôlait les invitations ô combien prisées, personne : ni Ducharme, ni Hübeurt, n'avait accueilli les convives. Nous nous étions contentés de laisser nos manteaux au groom du vestiaire, un homme étrange à l'uniforme rouge, puis de pénétrer dans le hall principal où nous attendait le fameux buffet. Le vaste escalier de marbre qui conduisait aux étages laissait croire que les pièces supérieures avaient elles-aussi t dbarrasses de leurs uvres. Jusqu'ici, l'amoncellement de viandes froides n'était guère que l'unique contenu visible de l'exposition, si bien que personne n'avait osé y toucher.
Face au vide évident de la pièce, certains de ces bourgeois en costume s'étaient mis à glousser, faisant mine de comprendre le "génie artistique" de Karl, ou sa "fabuleuse inspiration", tout en fumant cigarettes ou cigares. Des fumeurs : tellement 2012 ! Ces nobliaux dépendants prétendaient suivre le courant écologiste, mais continuaient de polluer Paris de leurs mégots. Je riais intérieurement de leur bêtise. Combien de ces imbéciles se prétendaient "écolo" tout en conduisant encore de polluantes voitures ?
Ce Champagne est dé-li-cieux ! gloussa Betty. Je reconnais bien là ce cher Friedrich !
Je ne l'avais pas vue s'approcher. Cette pétasse avait besoin de sa dose d'alcool. Vingt-cinq ans et déjà plus ivrogne qu'un ouvrier dans un bar PMU, sans parler de son addiction à la cocaïne. J'examinais vaguement le fessier plutôt avantageux de cette petite conne. Elle ne savait même pas s'en servir ! Je l'avais honorée dans un club, un soir où elle était complètement raide, comme souvent. La différence d'âge ne me dérange pas. Quant à elle ? J'ignore même si elle s'en souvient ! En tout cas, je pense qu'elle avait bien besoin d'un homme plus mûr pour lui apprendre le plaisir.
L'un des bouchers de cérémonie apporta un chariot couvert d'assiettes en porcelaine, et le laissa à proximité du buffet. Il se posa ensuite juste à côté, les mains derrière le dos, visiblement à attendre la réaction des invités. Ce fut un quinquagénaire en costume trois pièces qui réagit le premier, prenant une assiette en riant :
Très amusant ! J'étais persuadé que ce buffet tait l'uvre d'art!
Le dévoreur se nommait Dominique Sokav. Directeur de l'un des plus grands journaux français, l'homme avait l'égo aussi démesuré que son estomac. Il avait beau gagner des millions, il ne savait toujours pas s'habiller correctement, avec son costume horriblement taillé et ses chaussures de cuir. S'il se sentait obligé de tuer un animal pour avoir l'impression d'être élégant, il aurait tout aussi bien pu porter une tête de porc sur le crâne !
fesses.
C'est peut-tre une uvre d'art qui se mange! s'amusa Stefan Toupet en dandinant des
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Cette caricature sur pattes alla elle-aussi se servir. Stefan faisait partie de ces gays trop féminins pour mériter le détour. Quitte à baiser un homme, autant qu'il soit un tant soit peu viril et excitant ! Certains dans la salle s'amusèrent pourtant de sa plaisanterie, autant de mouches prêtes à tout pour s'accrocher au crottin qu'il était. D'autres invités dissertaient avec pédanterie sur l'intérêt de l'exposition, et j'entendais leur bêtise s'étaler de long en large à travers la pièce.
Finalement, fit l'un,devrait tre le fondement de l'art contemporainl'absence d'uvres primitif. Ce que je veux dire, c'est qu'avant même que nos ancêtres ne s'amusent à peindre les grottes de Lascaux, l'art n'était qu'une caverne vide.
Tout à fait ! C'est très platonique comme expression, d'ailleurs ! Mieux encore, ces murs blancs sont là pour nous rappeler l'essence même du Néant. C'est en étant confronté à ton propre Toi que tu réalises tout l'intérêt de l'art.
 Et le buffet finalise la conception même du besoin primaire, ajouta un troisième. Sans esprit, l'art n'est rien. En revanche le corps reste, avec ses bas besoins. La viande crue est la base de notre nourriture en tant qu'hommes. Avant même de savoir cultiver ou cuisiner, nous savions chasser et mangions la viande froide. Ceci est délectable d'intelligence !
D'autres trouvèrent de nouvelles explications délirantes pour justifier l'absence de talent d'Hübeurt. Je ruminais de mon côté en écoutant leurs inepties. À croire qu'ils le faisaient exprès ! Comble du comble, je vis une foule se former autour de Felicia Quinta, disciple de notre ami Karl, dont la présence devait certainement justifier l'absence du maître. Je ne comprenais même pas que l'on puisse se prétendre élève d'un artiste déjà raté ! Peintre de son état, Quinta en portait déjà le costume avec son débardeur blanc et sa salopette tâchée de peinture. Elle ne s'habillait guère mieux qu'un peintre en bâtiment, et cela correspondait exactement à son talent.
Je reconnus en cette simple soirée tous les vices de notre société parisienne et l'inculture de ces nouveaux amateurs d'art.Combien d'uvres contemporaines taient cres pour satisfaire la stupidité de leurs riches acquéreurs ? Il suffisait de faire quelques traits de peinture sur une toile blanche, et ces hommes qui se faisaient passer pour savants lui trouvaient un sens profond, trop lâches pour avouer qu'ils n'y comprenaient rien. Avouer ne pas comprendre tient pourtant du bon sens, car bien souvent il n'y a rien à y comprendre !
Je me désintéressais complètement du buffet, tandis que les autres s'alignaient pour venir prendre leur assiette comme autant de miséreuxaux restos du cur.
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