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Mister Julien

De
133 pages

Cette aventure policière va vous mener hors du traditionnel polar. Toujours avec cette pointe d'humour. Entrez dans ce monde à vous couper le souffle. Malgré toute leur dextérité, nos personnages auront-ils le mot de la fin ?

Publié par :
Ajouté le : 01 juillet 2004
Lecture(s) : 285
EAN13 : 9782748132564
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MISTER JULIEN
Claude Fischer
MISTER JULIEN


















Le Manuscrit
www.manuscrit.com
ISBN : 2-7481-3257-2 (fichier numérique)
ISBN : 2-7481-3256-4 (livre imprimé)












Le Manuscrit.com
5bis, rue de l’Asile Popincourt
75011 Paris
Téléphone : 01 48 07 50 00
Télécopie : 01 48 07 50 10
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contact@manuscrit.com
Claude Fischer









HO Cette aventure là ! Est-ce bien réaliste ?
A priori OUI ! Cependant.


Toute ressemblance avec d’autres personnes ne
Peut qu’être fortuite.




















7MISTER JULIEN




































8 Claude Fischer

1


Deux heures trente du matin, un vent pénétrant a
envahi la ville
Les rues sont totalement désertes à cette heure de la
nuit.
Soudain au détour d’une rue apparaît un homme
fuyant à toute allure suivi par le strident sifflement d’une
sirène juchée sur le toit d’un véhicule de police qui le
poursuivant toutes lumières dehors, les clignotements du
gyrophare qui éclairent les murs sur son passage font
penser à des rayons laser.

L’homme, d’apparence jeune de taille moyenne tout
haletant commence à perdre du terrain, le souffle lui
manque.
Depuis combien de temps cour t’il ainsi ? Qu’a t’il
bien pu faire pour se retrouver dans cette situation ?
Mais la voiture de police conduite par Bernard
Planchon avec comme passager son collègue Gérard
Loqueteau se rapproche de plus en plus près du
poursuivant.
Il a d’ailleurs sa porte ente ouverte prêt à sauter, dès
qu’un rapprochement propice lui permettrait de lui mettre
la main au collet.
Maintenant la distance qui sépare l’homme des
poursuivants n’est qu’à une quinzaine de mètres, Gérard
lui crie.
--ARRETE JULIEN TU NE T’EN SORTIRAS
PAS.
Mais notre bonhomme n’entend rien il court
toujours.
Tout à coup il voit sur sa droite (PASSAGE DU
CROYANT) il se dit c’est bien le moment dit croire, sans
9MISTER JULIEN

se poser plus de question il s’engouffre dedans, le passage
sous les immeubles reliant les deux rues parallèles, tourne
à gauche puis à droite en son milieu pour déboucher dans
la rue opposée, ce petit décalage lui permet de disparaître
quelques instants des yeux de son poursuivant, qui
descendu du véhicule lui court aux fesses mais à pied cette
fois-ci, tandis que l’autre fait le tour des immeubles avec
la voiture, afin de rejoindre le plus vite possible l’autre
sortie du passage.
Mais grâce à ce petit décalage, Julien trouve in
extremis la porte d’une entrée d’immeuble, il s’engouffre
dedans se cache dans une embrasure, ne respire plus, le
temps de laisser passer son poursuivant.
Qui lui court vite, bien sur il est en pleine forme,
arriver à l’autre extrémité il regarde à droite puis à gauche
et s’exclame.
--C’EST PAS VRAI BON SANG OU EST IL
PASSE ?
Le temps de sa réflexion le collègue arrive à toute
allure et pile net devant le passage, descend en trombe et
crie.
--TU L’AS EU ?
--même pas il a disparu
--QUOI ! Disparu ce n’est pas possible il n’y a
qu’une sortie.
--HO ! Mais c’est vrai ça ! Alors il est toujours
dedans.
Et tous deux partent à l’intérieur du passage.
--regarde bien il ne peut pas s’être envolé.
Ils avancent prudemment, la mi-clarté les font se
méfier, maintenant ils arrivent au milieu du passage là où
se trouve le décalage.
--fait gaffe c’est ici que cela change, l’on passe à
droite puis à gauche.

10 Claude Fischer

Prévient le collègue, qui vient d’y passer.
--Dit moi il n’y a aucune possibilité de sortir au
milieu de ce passage.
--justement non ! mais tient c’est à cet endroit que je
l’ai perdu de vue
Et une fois arrivé au bout du passage il n’y avait
personne.
--Ouais ! En fait avec le décalage du passage tu l ‘as
perdu de vue par ici.
--C’EST CA ! Il doit s’être caché dans le coin.
--Tu parles ! Tu connais le Julien Malo ce n’est pas
la première fois qu’on lui court après, sans résultat
d’ailleurs.
--D’accord mais là il ne peut pas être loin.
--Par ce que tu crois que pendant que tu courrais
jusqu’au bout du passage il est resté là à attendre ton
retour.
--Je te dis qu’il est dans le coin.
--Bon ça va laisse tomber, il nous a eu encore une
fois.
--Quoi ! Il nous a eu, il ne peut pas disparaître
comme ça.
--Ho ! Je n’en sais rien, allez vient on se rentre.
Soudain Gérard voit la porte d’un immeuble dans
la pénombre.
--ATTENDS ! Je crois que j’ai trouvé où il se
cache.

Bernard regarde dans la direction du signe de tête
de Gérard sans dire un mot, tous deux se postent de
chaque côté de la porte, l’un la pousse lentement tandis
que l’autre l’arme au point est prêt à mettre en joue.
Une fois celle-ci ouverte entièrement, ils écarquillent
les yeux afin de voir dans le noir, mais ne distinguant
personne ils avancent l’un derrière l’autre dans un petit
11MISTER JULIEN

couloir étroit, cinq à six mètres plus loin ils arrivent dans
une petite cour au milieu des immeubles, dans les
ténèbres de la nuit ils distinguent une montée.
--Hé ! Ou veux tu qu’il aille ailleurs la cour est
vide, regarde c’est sombre mais on le verrait il n’y a pas
de porte, pas de sortie il ne peut pas se sauver.
--On le tient alors.
--Ouais ! allons-y

Pendant qu’ils commencent à monter doucement en
inspectant les étages.
Julien qui était resté derrière la porte, avait bien
tenté de ressortir, mais les entendant revenir a préféré
partir se réfugier sous les marches de l’escalier dans le
noir profond tout recroquevillé, il attend encore quelques
instants pour se sauver, les membres deviennent
douloureux dans cette position, il se déplie fait vite deux
trois mouvements pour s’essuyer de toile d’araignée, se
secoue de la poussière, faut dire que la place sous les
marches étant très réduite mais surtout jamais nettoyée,
renferme des trésors de saleté.
Doucement il sort dans la petite cour, tout en
avançant lentement surtout en silence, il regarde en arrière
ces poursuivants monter doucement
les escaliers, sans se rendre compte qu’il va droit sur
une poubelle, au moment où il se retourne c’est pour la
télescoper pas très violemment mais hélas c’est une
ancienne toute en fer.







12 Claude Fischer

Bzin boum zinn fait cette dernière, aussitôt il l’a
saisie afin de faire silence, ne bougeant plus il écoute dans
les escaliers, il entend.
--HO ! Tu as entendu.
--Ouais ! Je dirais qu’il est en bas notre bonhomme.
Et tous deux descendent à toute allure les escaliers,
tandis que Julien ne perd pas de temps, lui aussi détalle en
direction du passage, prend sur sa gauche la sortie en sens
inverse.
Arrivé dans le passage à leur tour mais avec un peu
de retard, les deux inspecteurs se regardent.
< en fait ce sont deux inspecteurs, et pas de simples
policiers >
--Où va t’on à droite à gauche ?
--fonce à gauche moi je vais par-là reprendre la
voiture
Et la course reprend.
L’inspecteur arrive à son véhicule, il se dit.
--Personne en vue donc il n’est pas de ce côté.
Monte, met en marche fait demi-tour et refait le
tour des immeubles afin de récupérer son collègue qui
commence à s’essouffler de l’autre côté.
Pourtant il voit bien le gaillard courir devant lui,
maintenant mais il a bien trois cent mètres d’avance sur
lui.
La voiture le rejoint, le dépasse puis s’arrête. La
porte s’ouvre une voix crie.
--MONTE VITE.
Il s’exécute ferme la porte et dans un crissement de
pneus elle redémarre
Maintenant le fuyard commence a haleter
sérieusement, pas moyen de s’en tirer pense t’il, ne voyant
pas d’issue possible.
Les inspecteurs qui se rapprochent fanfaronnent.
--C’est bon nous le tenons.
13