N'ouvre à personne

-

Livres
20 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

En vingt ans de carrière, le commissaire Calderon n’avait jamais vécu pareil stress, pareille souffrance. Bien sûr, il avait connu la douleur physique. Celle des balles plantées dans le corps, de leurs séquelles éternelles. Bien sûr, il s’était retrouvé dans des situations dangereuses dans lesquelles sa vie ne tenait plus qu’à un fil. Mais là, ce n’était pas de lui dont il était question. C’était l’amour de sa vie, son île, que ce psychopathe menaçait. Et Alessandro connaissait l’issue de cette confrontation par webcam interposée. Fatale. Horrible. Le dénouement était inévitable. Lui, ou bien son épouse, Mallory, n’en sortirait pas en vie.
Passionné de littérature policière, Frédéric Coudron ébauche ses premiers textes après la lecture de la Ligne noire et du Serment des Limbes de Jean-Christophe Grangé. Il est l‘auteur de la série à succès : Les Chroniques de l’inspecteur Calderon (L’affaire du Croisé-Laroche, Stabat Mater, Requiems, R.I.P, 616, Le Masque de Janus, Cavale, Le crime est servi).
Son style unique, à la croisée du roman et du scénario, transforme chacun de ses romans en véritable clip « coup de poing ».

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 septembre 2015
Nombre de visites sur la page 36
EAN13 9782359627580
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,005 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème

 

En vingt ans de carrière, le commissaire Calderon n’avait jamais vécu pareil stress, pareille souffrance. Bien sûr, il avait connu la douleur physique. Celle des balles plantées dans le corps, de leurs séquelles éternelles. Bien sûr, il s’était retrouvé dans des situations dangereuses dans lesquelles sa vie ne tenait plus qu’à un fil. Mais là, ce n’était pas de lui dont il était question. C’était l’amour de sa vie, son île, que ce psychopathe menaçait. Et Alessandro connaissait l’issue de cette confrontation par webcam interposée. Fatale. Horrible. Le dénouement était inévitable. Lui, ou bien son épouse, Mallory, n’en sortirait pas en vie.

 

 

 

Passionné de littérature policière, Frédéric Coudron ébauche ses premiers textes après la lecture de la Ligne noire et du Serment des Limbes de Jean-Christophe Grangé. Il est l‘auteur de la série à succès : Les Chroniques de l’inspecteur Calderon (L’affaire du Croisé-Laroche, Stabat Mater, Requiems, R.I.P, 616, Le Masque de Janus, Cavale, Le crime est servi).

Son style unique, à la croisée du roman et du scénario, transforme chacun de ses romans en véritable clip « coup de poing ».

 

 

 

 

 

 

 

Frédéric Coudron

 

N’ouvre à personne !

 

Thriller

 

 

ISBN : 978-2-35962-758-9

 

Collection Rouge

ISSN : 2108-6273

 

 

Dépôt légal septembre 2015

 

©ex aequo

©2015 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle, réservés pour tous pays.

Toute modification interdite.

 

 

Éditions Ex Aequo

6 rue des Sybilles

88370 Plombières les bains

 

www.editions-exaequo.fr

 

 

 

 

1

 

 

Les yeux d’Alessandro Calderon commençaient à piquer sérieusement. Les paupières lourdes, il avait du mal à les garder ouverts. Il alluma une Marlboro, puisqu’on l’avait autorisé à fumer. À fumer, mais pas à bouger de son siège. Il ne restait plus que quatre cigarettes dans son paquet. Positionné devant son ordinateur. Face à sa webcam, depuis 28 heures, il rêvait de dormir. De se laisser enfin sombrer. Mais le pire et le plus réel des cauchemars le maintenait en éveil. Sur l’écran, son épouse, assise sur une chaise en bois, bâillonnée, le visage tuméfié. À côté d’elle, debout, se tenait un homme vêtu d’une tenue de camouflage noire, une cagoule vissée sur la tête. Il ressemblait à ces terroristes qui avaient pris pour habitude de décapiter des innocents devant les caméras. Il ne leur ressemblait pas seulement ; il portait en lui la même haine, la même cruauté. La même détermination, aussi. Sa rage s’exprimait, parfois, au détour d’une phrase qu’il hurlait, s’amusant de l’épuisement de sa proie.

— Ne vous endormez pas, Commissaire ! Sinon, je la massacre !

En vingt ans de carrière, le commissaire Calderon n’avait jamais vécu pareil stress, pareille souffrance. Bien sûr, il avait connu la douleur physique. Celle des balles plantées dans le corps, de leurs séquelles éternelles. Bien sûr, il s’était retrouvé dans des situations dangereuses dans lesquelles sa vie ne tenait plus qu’à un fil. Mais là, ce n’était pas de lui qu’il était question. C’était l’amour de sa vie, son île que ce psychopathe menaçait. Et Alessandro connaissait l’issue de cette confrontation par webcam interposée. Fatale. Horrible. Le dénouement était inévitable. Lui ou son épouse, Mallory ne s’en sortirait pas en vie.

 

 

 

 

2

 

 

10 jours plus tôt, à Paris, dans le onzième arrondissement. Le corps sans vie d’Ines Delaby venait d’être découvert, dans une grande cave d’immeuble. Sur place, les équipes du 36 s’affairaient. La scientifique, également. Le corps était pratiquement méconnaissable. La gorge avait été profondément entaillée, d’une oreille à l’autre. Un rideau de sang partiellement séché formait comme un bavoir sur le torse. Partout, des blessures profondes. Des coups de couteau. Par dizaine. Sur le haut du tronc, le visage où un œil avait été crevé, les bras, les jambes. La concentration des impacts était encore plus forte au niveau du ventre. Tellement que les organes, en charpie, pendaient à l’extérieur. Une véritable boucherie. L’assassin s’était acharné ; cela ne faisait aucun doute. Un jeune flic fut obligé de sortir de la pièce pour vomir. Le commissaire Calderon et son ami, le lieutenant Marbaix, dit Milou, avaient, eux, l’habitude de ce type de vision d’horreur. Froidement, ils essayaient d’analyser la scène de crime. L’arme avait disparu. Sur place, pas de papiers d’identité, aucun courrier.