Péril électoral

Péril électoral

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150 pages
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Michael Hoyle est l'un des hommes les plus in?uents au monde. Riche, beau et célèbre, le golden boy est au sommet de sa gloire lorsqu'il décide de relever le plus grand challenge de sa carrière. Démocrate convaincu, il brigue désormais la présidence des États-Unis. Une ambition rapidement mise à mal par l'assassinat de son rival républicain. Principal suspect du meurtre, son directeur de campagne lui conseille alors de faire appel au tonitruant syndicaliste Ray Sunshine pour sauver sa réputation. Côté républicain, McKenzie Garver, la nouvelle rivale désignée de Hoyle dans la course à la Maison Blanche, se montre impitoyable avec le candidat démocrate. Chaque faux pas adverse est une nouvelle occasion pour Garver de mettre de l'huile sur le feu. Tandis que les coups bas pleuvent au coeur d'une campagne électorale endiablée, Sanguina, un ex-agent de renseignement, décide d'y mettre son grain de sel... Qui pense encore que la vie politique est ron?ante et monotone? Certainement pas D. Noga qui signe avec Péril électoral un thriller haletant et trépidant, où celle-ci apparaît sous un jour carnassier, terrible, violent et périlleux. Récit où s'entrecroisent suspicions, scandales, manipulations mais aussi intelligentes références à la réalité, ce texte nous happe immédiatement, avec vivacité, pour ne nous relâcher qu'à ses derniers mots.

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Ajouté le 29 janvier 2015
Nombre de lectures 26
EAN13 9782342034165
Langue Français
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Péril électoral
Du même auteur
Opération Business, Roman, Éditions Publibook, 2007 La Course aux sources, Roman policier, Éditions Publibook, 2009 Prisonnier dehors, Roman, Éditions Publibook, 2012 Au nom du pire, Roman policier, Éditions Publibook, 2013
David Noga Péril électoral
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0120073.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2015
« Le but du grand mensonge n’est pas la persuasion. Il vise, et c’est ce qui fait sa force, à installer la terreur au plus profond de l’âme. »
1 Philippe Grangereau
« Il n’est meilleure politique pour un grand État que celle de bouger en dernier, ce qui lui donne prétexte de n’agir qu’en considération de la justice et de ne faire cam-pagne que pour restaurer l’ordre menacé. »
2 Sun Tzu
1 Auteur deAu pays du Grand Mensonge,P75, Éditions Payot & Ri-vages, 2003 2 Stratège militaire et philosophe chinois, auteur deL’Art de la guerre, traduit du chinois et commenté par Jean Levi, P135, Hachette Littéra-tures, 2000.
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D’un pas nonchalant, la star entra dans les coulisses, accueillie par une salve d’applaudissements. Face à lui, une haie d’honneur digne des vainqueurs de la Ligue des champions de football. En réalité, une bande d’hypocrites qui ne voyaient en lui qu’une formidable opportunité de se faire une place au soleil. Pas le temps de gamberger. Mille deux cents spectateurs attendaient avec impatience. Déjà quinze minutes de retard. Lizao, alias Sunset, fit enfin son apparition sur la scène. Les fans se mirent à hurler. Sur les écrans géants le visage radieux de la star s’afficha triple XL. Un délire inouï s’empara alors du public. La main levée à la manière d’un empereur romain, le roi du stand-up adressa un « Bonsoir ! » énergique à ses fans. Pourtant les apparences étaient trompeuses. Sunset était mort de peur. Histoire de se mettre rapidement le public dans la poche, le showman passa à l’attaque. D’entrée, il vannait un pauvre spectateur qui avait eu le malheur d’avoir les moyens de se payer un billet au premier rang. Bing ! Ju-lien allait souffrir. Quelque part dans les entrailles de la salle, un autre spectateur riait plus fort que tous les autres. On l’entendait à des kilomètres. Zoumana était franche-ment heureux d’être là. Surtout content de se marrer sur le dos du pauvre Julien qui se faisait torturer au premier rang. Mais ce qu’ignorait ce cher Zoumana, c’est qu’il était le prochain sur la liste. Bing ! Cette fois ça faisait mal. Quand Sunset lui balança une vanne sur sa mère, Zoumana n’eut qu’une seule envie : lui casser les dents. Mais il ne pouvait pas, contraint d’afficher un sourire niais
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pendant que le public se foutait copieusement de sa gueule. Le spectacle était lancé. Dans la salle, Pete, Ray, Chelsea et Marvin s’en don-naient à cœur joie. Les amis de l’artiste riaient, gloussaient, mimaient. Bref, dans ce temple du music-hall parisien, ils oubliaient la pression écrasante d’une campa-gne électorale américaine où pleuvaient les coups bas. Tous sauf un. Michael Hoyle, aux termes d’uncaucusavait effréné, obtenu l’investiture du parti démocrate. À trois mois de l’élection du 4 novembre, il caracolait toujours en tête des sondages. Il faut dire que son ticket avec Chelsea Moore avait fait sensation. Le golden boy de Wall Street et la juriste la plus médiatique du pays. Une affiche de rêve. De là à dire que leur slogan de campagne avait des airs de carte postale, il n’y avait qu’un pas : « Ensemble pour une Amérique meil-leure ». Quarante-huit heures après l’annonce officielle de leur candidature, soixante et onze pour cent des décideurs côtés à Wall Street se prononçaient en faveur de Hoyle. Le monde syndical et juridique se rangeait aussi aux côtés de la femme du plus grand syndicaliste de l’histoire des États-Unis : Ray Sunshine. Pas un jour sans qu’un quoti-dien national ne presse un article enflammé sur un « couple » qui avait fait manger le métier pendant des an-nées. De mémoire de journaliste, jamais Chelsea ni Michael n’avaient refusé une interview ou planté un con-frère lors d’un reportage. Le « Brooklin Enquire » certifiait qu’à eux deux les candidats démocrates avaient fait plus de couvertures de journaux que n’importe quelle pop star au cours des dix dernières années. Étant tous deux liés au show-business, Chelsea Moore et Michael Hoyle se virent transformer en quelques clics en véritables icônes du Web 3.0. Des forums de discussion se formaient par
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